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 L'opium dégage l'esprit, jamais il ne rend spirituel. [Ruby]

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ϟ Nationalité : Anglaise pure souche.
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MessageSujet: L'opium dégage l'esprit, jamais il ne rend spirituel. [Ruby]   Jeu 4 Avr - 14:42

L’ambiance était électrique dans le bar, depuis que Merida y était entré pour faire une visite surprise à son ancien infant. Les vampires présents n’osaient pas tourner la tête vers elle, de nombreux clients avaient pris la tangente après avoir laissé quelques pièces sur la table, et quelques mortels pointaient le doigt vers elle en murmurant doucement que ça devait être elle, la reine des vampires, et cependant leurs murmures lui parvenaient comme des hurlements, comme si on criait juste à côté de son oreille. Mais elle s’en fichait, elle se contentait de boire son simili thé sans regarder personne, constatant avec déplaisir qu’Olivier semblait mal à l’aise de la voir débarquer sans prévenir. Il allait vraiment falloir qu’elle lui parle, et vite, pour qu’il arrête ses conneries avant qu’il ne lui en arrive des énormes. Quand il s’esquiva de derrière le bar pour passer dans l’arrière-salle et aller à son bureau, elle le suivit, posant sans un bruit sa tasse vide sur la table. Puis elle croisa les bras en observant son ancien infant, appuyé à son bureau, qui regardait le mur d’un air morne.
« Ca fait cent sept ans que le V Juice est interdit à la vente. »
Olivier soupira, tirant un froncement de sourcils désapprobateur à sa créatrice qui n’aimait pas trop qu’on lui manque de respect de cette manière.
« Cela rapporte de gros bénéfices. »
« Si tu te fais attraper, ne compte pas sur moi pour te couvrir. »
Il haussa les épaules, achevant de l’énerver. Un une seconde, elle fut devant lui, ses yeux métalliques rivés dans ceux du jeune vampire, qui cilla et baissa les siens.
« Ecoute-moi bien, imbécile. Cette drogue et dangereuse et peut tuer. Si je me moque complètement de la vie de ces mortels pitoyables, il me serait en revanche fort agréable que mon propre infant ne lève pas la main contre ses frères vampires et leur tirer leur sang. Je ne t’ai pas créé pour que tu fasses éternellement des conneries, Olivier ! »
« Mais bon sang, ça nous rapporte un pognon fou, puis je ne les tue même pas ces vampires ! Ils le donnent volontairement, leur sang ! »
« Et tu fais ça comment, alors ?! Attention, mon garçon, si j’apprends que tu te sers de mon nom pour faire faire aux autres tout ce que tu décides, ça va très mal aller ! »
Olivier tourna la tête sur le côté, blessé, ce qui n’importait que peu à Merida. Elle était sérieuse. Elle avait beau lui parler comme une mère réprimande son gamin, elle était mortellement sérieuse, si elle apprenait qu’il utilisait son nom pour son trafic infâme, Olivier risquait d’être très surpris de ce qui allait lui tomber dessus. Quelque chose comme le Conseil des Vampires, par exemple. Tous les grands maîtres plus la reine, qui le jugeraient pour avoir bafoué la loi et pour avoir agressé ses semblables. L’infant ne dit plus rien. D’ailleurs, que pouvait-il dire à la reine des vampires ? Considérant le sujet comme clos, Merida quitta la pièce pour retourner dans la grande salle. Il allait falloir qu’elle se dépêche, vu qu’elle devait partir pour rejoindre le Dark Snow, où elle avait rendez-vous. Enfin disons-plutôt qu’elle devait y aller pour des raisons politiques et qu’elle en profitait pour poser un rendez-vous, histoire de passer le temps. Très vite, elle quitta le bar, au grand soulagement des vampires présents qui ne se sentaient pas très bien avec leur reine juste à côté.

En vérité, elle n’avait aucune envie d’aller au Dark Snow, mais elle le devait. Etant donné qu’eux aussi vendaient du V Juice, elle devait s’assurer qu’aucun vampire ne mourait pendant la transaction, si on peut dire ça comme ça. De l’or contre du sang, la dégénérescence du peuple. La visite fut rapide et concise, le propriétaire du bar ne se sentant pas en confiance non plus avec la reine des vampires à ses côtés. Il ne cessa pas de lui donner du vouvoiement, du votre majesté, et ce ton hypocrite goûtant le miel ne lui plaisait pas du tout. Cependant, cela ne l’empêcha pas de commander une alcôve tranquille pour deux personnes, et sans discuter, le patron en personne prit note, lui assurant que tout serait prêt, sans avoir l’indécence de lui demander qui viendrait avec elle. Etablissement de luxe, mes petits ! Il appuya sur une sonnette, et une hôtesse, une jolie rousse aux courbes avantageuses, l’amena jusqu’à une alcôve tranquille et richement meublée. Merida était décidée à ne regarder ni la décoration ni l’hôtesse, pourtant quand cette dernière s’assit à côté d’elle en dénudant son cou, la reine ne put s’empêcher de la regarder faire avec surprise. Puisqu’on lui proposait si gentiment … Activant son pouvoir, Merida mordit la gorge de la jeune mortelle, qui frissonna. Et quelques minutes plus tard, deux gouttes de sang vampirique refermaient les blessures de la demoiselle, qui s’inclina et sortit. Puis elle attendit. Cette mystérieuse demoiselle viendrait-elle ? Sûrement …





Comme les anges à l’œil fauve, Je reviendrai dans ton alcôve Et vers toi glisserai sans bruit Avec les ombres de la nuit ; Et je te donnerai, ma brune, Des baisers froids comme la lune Et des caresses de serpent Autour d’une fosse rampant. Quand viendra le matin livide, Tu trouveras ma place vide, Où jusqu’au soir il fera froid. Comme d’autres par la tendresse, Sur ta vie et sur ta jeunesse, Moi, je veux régner par l’effroi.



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ϟ Métier : Elle était membre de la garde royale irlandaise, mais depuis qu'elle a tout oublié, elle travaille comme détective privée moldue.
ϟ Capacités : Métémorphomage, tireuse d'élite (arme à feu), faire des bulles géantes, retenir sa respiration jusqu'à ce qu'on lui dise oui, pratique les arts martiaux, fait très bien les cookies
ϟ Nationalité : Française, cherche à se faire naturaliser
ϟ Race : Sorcière de sang-mêlée (née moldue officiellement), pense être une moldue actuellement
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MessageSujet: Re: L'opium dégage l'esprit, jamais il ne rend spirituel. [Ruby]   Dim 7 Avr - 11:09

Une chambre de motel froide, mais correct, pourtant elle n’a aucune chaleur humaine. Pas la moindre décoration, tout dans des tons grisâtre. A croire qu’un volcan aurait lâché un nuage de cendre sur tout l’hôtel. La moindre couleur fait mal aux yeux et apparait éclatante. Dernier jour, tu vas à ton rendez-vous et tu prends le premier train direction Londres. Même la femme à l’accueil semble grise. Les couleurs ont quitté son visage, il n’est même pas blanc, il est gris. Tout comme ses cheveux, ses yeux, ses vêtements. Un frisson parcourt tout ton corps. Il faut que tu t’en ailles et vite, plus vite que cela même. Qui sait ce qui peut arriver en ces lieux. Est-ce que tu pourrais devenir terne toi aussi ? Non. Tu ne peux pas. Tu ne dois tout simplement pas. Un frisson parcourt tout ton corne, tu repousses quelques cheveux. Celle que tu nommes la femme te prononce d’une voix amorphe le prix de la chambre. Tu tends le montant exact en liquide et petite pièce. De son visage, les émotions sont absentes. Il est vide de toute vie. Sa main est glaciale quand elle s’accroche à la tienne. A un point que tu t’attends à ce que du givre se forme sur ta main. Tu la retires, un peu trop brusquement, mais la femme ne semble pas y faire attention. Tu aurais préférée qu’elle soit choquée. Cependant non. Tu t’en vas ou plutôt tu fuis l’hôtel. Tout comme les quelques rares clients. Une voix trainante te fait te retourner.
    « Vous ne prenez pas le petit déjeuné ? Il est frais de ce matin. »

Frais de ce matin… Il a trainé toute la journée ? Tu as dû mal à étirer tes lèvres en un sourire. Pourtant t’y arrive. Enfin, tu y arrives. Tout est relatif, ton sourire est hypocrite, cela est évident. Tu vois déjà les mouches voleter paresseusement autours des toasts brulés. Une bile aigre remonte dans ta gorge.
    « Merci, j’aurais bien aimé goûter à ce délicieux petit déjeunait, mais je dois y aller. Je suis bien trop pressée

L’homme qui vient te parler te fait un signe d’adieu, lentement, on dirait un extra-terrestre qui essaie de communiquer avec toi. Tu recules presque à reculons, de peur qu’il te saute dessus dés que tu as le dos tourné, usant de toute l’énergie inutilisée depuis plusieurs années. Finalement tu arrives à sortir. Personne ne t’a sauté dessus. M’enfin, tant que tu ne seras à plusieurs kilomètres de ce fichu hôtel tu ne seras pas rassurée. Sans plus attendre tu enfourches donc ta moto et tu t’en vas, vive comme le vent tu parcours les routes torrides de l’Irlande. Ce n’est pas parce qu’il y a cette nuit éternelle que le temps n’est non pas moins chaud malheureusement. Tu étouffes sous ton casque, tu ne rêves que d’avoir les cheveux aux vents, mais tu n’as que le regarde amoindris par cette stupide visière. Tu roules, toujours plus vite, tu as dû bien dépasser plusieurs fois la vitesse autorisée, mais tu ne prêtes pas attention aux radars qui t’ont probablement flashé. Tu as un rendez-vous et tu dois y arriver. Soit disant que c’est une reine ou un truc du genre. Okay elle a de la prestance et une classe évidente, mais une reine ? Noon. Elle n’a pas cet être pompeux, ni de couronne, ni de je suis la meilleure où tu ne sais trop quoi. Elle est Merida tout simplement, un électron libre et adorable. Pas un reine qui peut avoir à ses pieds des tas de sujets. Cette idée à choquer Mary, quand tu l’as appelé elle était persuadée qu’elle allait devoir chercher une autre colocataire.

Finalement tu te gares devant ce lieu. Si ta maman t’avais vu trainer en de tels lieux elle t’aurait tiré par l’oreille. Tu te souviens de ta mère ? Clara Baudelaire. La jeune femme la plus adorable qu’il soit, le meilleure mère qui puisse exister aussi. Non. Tu l’as oubliée, comme tout le reste n’est-ce pas ? Pourtant il serait si simple de se souvenir, de se rappeler. Il suffirait que tu fouilles un peu dans ta mémoire. Si tu le voulais bien, si tu faisais un effort. Ce que tu refuses de faire là, à l’instant. Tu préfères aller dans ce lieu, vérifier que tu es bien coiffé, que tu ais l’air charmante, après tout si c’est une reine. Malgré cela, une hôtesse te regarde avec un certains mépris. Elle est bien plus belle que toi, plus sexy et vêtu plus court aussi.
    « Je viens voir Merida… »

Petit air de petite fille prétentieuse. Du genre, comment oses-tu donc appeler la reine Merida. Comment oses-tu ? Tu lui fais un grand sourire du genre, oui, j’ose et si tu n’es pas contente tant pis pour toi ! Elle accepte de t’emmener néanmoins, elle t’entraine dans des allées embrumées. Un bras sort de l’un, des petits sont poussés de l’autre. Une jeune femme un peu sonnée sort de l’un des boxes. Tu ne peux t’empêcher de déglutir à l’idée de ce qui lui est arrivée. L’hôtesse ne te dit rien, elle t’indique simplement d’un geste que c’est là que tu dois rentrer. Bien. Au revoir. Merci de votre aide.
    « Hello vampire queen ! » Tu te laisses tomber sur l’un des fauteuils qui apparait confortable. « Tu aurais pu me dire que tu étais reine. Est-ce que je dois te faire une révérence ou un truc du genre ? Je n’ai pas trop l’habitude des rois, reines et compagnie. »

On pourrait croire à de l’impertinence. Tu tire sur une mèche de cheveux et remonte tes jambes. Pourquoi devrais-tu tout changer pour elle ? Après tout si elle tenait à être considérée en tant que reine, elle devait lui dire depuis le début. Changer les habitudes c’est bien trop difficile. De toute façon elle a des taaas de gens à ses pieds qui sont prêt à tout le satisfaire. Ce n’est pas toi qui va changer la donne en refusant de te mettre à ton tour à lui donner du votre majesté à tour de bras.
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MessageSujet: Re: L'opium dégage l'esprit, jamais il ne rend spirituel. [Ruby]   Dim 14 Avr - 18:29

La décoration était splendide. Du bois, du velours, pas le moindre signe d’argent, de la lumière tamisée. Certes, ce lustre fleuri aurait plutôt eu sa place dans un boui-boui d’Hawaii que dans un salon d’opium aussi classe que le Dark Snow. C’était d’ailleurs un manque de goût évident qu’elle n’omettrait pas de rapporter au patron, un vampire qui s’escrimait à vernir la réputation de son établissement pour attirer toujours plus de clientèle. Elle l’imaginait déjà s’excuser platement, se répandre en excuses mielleuses mais sincères, et lui promettre qu’à sa prochaine visite ce lustre ignoble aurait disparu. Amusée, elle en sourit par avance, et appuie négligemment son menton sur ses mains jointes. Elle est arrivée avec beaucoup trop d’avance, Ruby n’est donc pas là, et elle ne peut le lui reprocher. Bien qu’elle élevât la ponctualité au rang d’un art, elle aurait été bien malavisée de critiquer le retard de son invitée puisque c’était elle qui avait trop d’avance. Cependant, comme si elle voulait mettre fin aux insupportables affres de l’attente de la reine des vampires, Ruby finit par entrer dans le box en souriant. Merida la détailla rapidement, la trouvant jolie comme un cœur. La jeune moldue s’était-elle mise sur son trente et un en apprenant que Merida était une reine, ce qu’elle avait volontairement omis de lui dire ? Son impression est prouvée quand Ruby s’assit en lui donnant du vampire queen. Etrangement, cette petite remarque fait sourire Merida. Ruby avait soigné son apparence en apprenant qu’elle avait rendez-vous avec une reine. Brave petite.
« Bonsoir, Ruby. Pas de protocole entre nous, je t’en prie. De toute manière tu n’es pas vraiment un de mes sujets, donc je pense qu’on peut dire que tu en es exempte. »
Merida sourit d’un air cordial. En effet, n’étant pas un de ses sujets, Ruby n’était pas vraiment obligée de lui donner du majesté à chaque phrase, ce qui n’était pas le cas des vampires. Enfin, de presque tous les vampires. Olivier s’en passait sans soucis, ce qui ne la gênait pas plus que ça. Ce qui la gênait le plus, c’était sa réputation. Il passait son temps à charmer, coucher, et cet odieux trafic de sang de vampire, il fait honte à sa propre race ! En plus, Odessa lui avait rapporté qu’il avait une fille, une sorcière d’une vingtaine d’années. S’il continuait comme ça, Olivier allait vraiment terminer castré, et elle s’en chargerait elle-même pour être bien sûre que le travail soit convenablement accompli.
« Me faire une révérence ? Et puis quoi encore, tu ne veux pas me chanter l’Ave Maria de ta jolie voix, tant qu’à y être ? »
Elle partit d’un léger rire accompagnant à la perfection la gentillesse de ses propos, et leur sous-entendu équivoque. Elle détesterait vraiment que Ruby se mette à lui faire des courbettes. En analysant un peu plus la moldue, elle la sentit mal à l’aise. Pour quelle raison ? Peut-être a-t-elle vu un gros drogué sortir d’un des box et qu’elle a peur de finir pareil ? Pas de risques. Merida sentait instinctivement que la jolie demoiselle serait bien plus sensible à son charme de vampire qu’au narguilé posé sur la table basse. Après tout, elles étaient dans un petit sanctuaire, et le lieu se prêtait bien au jeu de charme qu’imaginait la reine des vampires. Elle voulait savoir des choses. Qui était Ruby, que savait-elle vraiment, et avait-elle réellement perdu sa mémoire ? Elle aurait trouvé ça dommage que Ruby devienne son ennemie. Elle la trouvait très agréable, très sympathique. Très gentille. En fait, avec la jeune demoiselle, elle n’avait pas l’impression d’avoir une épée de Damoclès au-dessus de sa tête, et qu’elle allait lui tomber dessus à tout instant.
« Comment est-ce que tu l’as su ? Je n’en parle pas beaucoup pour éviter de voir devant moi une mer de courbettes serviles, donc ça me surprend un peu que tu l’aie appris. »
Pieux mensonge. Tout le monde connaissait le nom de la reine des vampires. On le murmurait avec une crainte teintée de respect au Croquemitaine, et avec un mépris non contenu dans les rues sinueuses du Chemin de Traverse. Il n’empêche que de savoir comment son interlocutrice avait appris son rang l’intéressait. Qui donc avait approché Ruby pour le lui dire ? L’avait-elle appris par hasard, ou un inconnu le lui avait-il susurré au creux de l’oreille ? Elle avait l’impression d’être un chat qui fait une léchouille au creux d’une main pour obtenir des caresses. Sauf qu’elle, elle feignait la surprise pour obtenir des informations. Quand on ne sait pas qui est l’ami et qui est l’ennemi, en apprendre le plus possible est toujours utile.
« J’espère que le lieu de rendez-vous te convient. J’étais de passage au Croquemitaine, je devais m’entretenir avec quelqu’un, et je me suis dit qu’il serait malavisé et dangereux de t’attirer dans un bar de vampires. Certes, un salon d’opium n’est pas non plus du meilleur effet, mais c’est déjà beaucoup moins dangereux. »
Nouveau sourire pour la mettre en confiance, et avec douceur et finesse, elle enclencha délicatement son charme vampirique pour faire parler sa camarade. Au contraire des autres vampires, elle maniait son pouvoir à des fins utiles, et surtout avec énormément de douceur. Son ancien infant, par exemple, faisait ça très mal, elle avait plus d’une fois eu l’impression que les tanks de l’armée nazie étaient de retour pour une attaque éclair quand il l’activait. Ruby avait de la chance. Elle échappait à l’armée allemande au profit de la douceur du pouvoir de la reine. Pas de la douceur cucul la praline toutefois, rien ne l’énervait plus que ces vampires tombant dans l’exagération en rajoutant des couches et des couches de guimauve à en écœurer un ourson Haribo. Sa voix se fit enjôleuse, agréable. Envoutante.
« Alors, Ruby, as-tu passé une bonne journée ? »





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Dernière édition par Merida E. Prewett le Dim 19 Mai - 20:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'opium dégage l'esprit, jamais il ne rend spirituel. [Ruby]   Mar 23 Avr - 18:04

Un léger éclat de rire s’échappe de ses fines lèvres. La jeune femme balance la tête en arrière. Ce n’est pas vraiment son genre de faire des courbettes devant les grands. Pourtant, il y a dans ces souvenirs, quelque chose, quelque chose qui lui murmure au creux de l’oreille qui lui assure que si, que dans un autrefois qui ne remonte pas à si longtemps que cela à vrai dire, elle faisait des courbettes devant des nobles et leur tirer la langue dès qu’ils avaient le dos tourner. Ce qui le faisait rire, lui, un certains Brandon, du moins elle croit. Elle n’aime pas, ce souvenir, en partie, ils ne sont jamais complets. Nerveusement elle se met donc à fouiller dans son sac.
    « - Me faire une révérence ? Et puis quoi encore, tu ne veux pas me chanter l’Ave Maria de ta jolie voix, tant qu’à y être ? »

Un nouveau rire s’échappe de ses lèvres. Nerveux cette fois-ci, non pas à cause de Merida, mais de ces souvenirs, qui remontent lentement comme des plumes emportées par le vent mais dont elle ne peut se saisir.
    « - Prie le seigneur ou je ne sais pas trop en quoi tu crois de ne jamais m’entendre chanter. » Lâcha la jeune femme sur un ton désinvolte avant de relever la tête et de croiser son regard. « La dernière fois que j’ai chanté sous la douche, le chien de Mary a sauté par la fenêtre et je te laisse deviner la suite. Pauvre bête. »

Elle replonge dans son sac. Un vrai fourre tout ! Des bonbons, une petite figure de Rarity qu’elle a récupéré dans un happy meal, son portable et des choses, dont elle ne doutait même pas de leur présence dans son sac. Comme cette brosse à dent, c’est toujours utile, il faut bien le remarquer, mais ce n’est pas pour autant qu’elle sait pourquoi elle a une brosse à dent dans son sac. Probablement quelque chose qu’elle a glissé à la va vite un jour et puis oublié. Cela lui arrive plus souvent qu’elle voudrait bien le reconnaitre. Finalement elle le trouve, son paquet de cigarette light.
    « - Comment est-ce que tu l’as su ? Je n’en parle pas beaucoup pour éviter de voir devant moi une mer de courbettes serviles, donc ça me surprend un peu que tu l’aie appris.
    - Si toi tu n’en parles pas, les journaux ne sont pas de ton avis. Tu sais que tu es à la une du dernier magazine à la mode ? » D’un geste, elle fait sauter une cigarette hors du paquet. « Tu es soit disant la jeune femme la plus ravissante qui soit, un modèle féminin qui a su faire avec force et courage à son destin et ensuite cela raconte tout ce que l’on sait déjà sur toi selon ma coloc. Elle m’a piquée en crise quand elle a vu que je te rencontrais. » Du bout des doigts elle sort une cigarette et prend une voix aigüe « OH MON DIEUUUU ! Rubyyyy tu vas aller la voir ! ELLE ! » Elle glisse une cigarette au coin de sa bouche « Après elle m’a raconté je ne sais pas combien de fois tout ce qu’elle sait sur toi. Ca ne te dérange pas que je fume ? »

Question rhétorique. Elle est déjà en train d’approcher un briquet qu’elle a piqué dans un hôtel de sa cigarette. Ruby fait partie de ce genre de personne qui ne prête pas attention aux autres quand il s’agit de cigarette. Généralement ce sont ces mêmes personnes qui fument des cigarettes light, poussé par un sursaut de conscience. Elle aspire une grande bouffée de fumée avant de renversée la tête pour cracher un nuage en l’air. Elle écoute d’une oreille distraite Merida qui lui parle du lieu. Certes, un bar vampirique ce n’est pas vraiment une bonne idée. Un salon d’opium, cela à au moins une certaine originalité, il faut bien l’avouer. Son esprit se fait de plus en plus languissant, elle sent sa langue se délier bien malgré elle. Comme si elle voulait se laisser aller à des confessions. Ce n’est pas vraiment le genre de Ruby. Elle, elle va chercher les confessions chez les autres.
    « - Alors, Ruby, as-tu passé une bonne journée ?
    - Ecoute vampire queen, je t’aime bien, mais si c’est pour me faire ton petit tour de passe passe j’m’en vais moi. Et je sais que ce ne sont pas les effluves d’opium ou de je ne sais trop quoi. »

La brune est vexée. Il faut bien l’avouer, elle pensait que Merida lui faisait confiance. Après tout n’étaient-elles pas amies ? De toute évidence elle avait tord. Elle tira un peu plus sur sa cigarette, la flamme dévora un peu plus la cigarette. Elle cracha une brume sombre dans les airs et tapota au-dessus du cendrier pour faire tomber le tabac consumé en petit bout. Cela la rend nerveuse, une boule se forme dans son ventre. S’il y a bien une chose qu’elle n’apprécie guère, c’est cela. Le lustre tombe. Elle pousse un petit cri et bondis surprise au loin. Les fleurs en plastique de mauvais goûts se mélangent aux éclats de verre. Sa cigarette traine sur le sol.
    « - Merde. »

Elle écrase le bout de son pied l’éclat rougeoyant avant qu’il ait le désir d’embraser toute la pièce. Ses yeux sont écarquillés, son cœur se met lentement à se calmer. Tout va très vite. Il y a des employés qui débarquent, on retire les éclats de verre, on la bouscule, le patron aussi arrive. Il s’excuse, dit que cela est impossible, qu’il était pourtant très bien attaché et qu’il ne comprend pas ce qu’il se passe. Elle, elle ne bouge pas, elle n’arrive pas à bouger. Comment le peut-elle ? Il y a ce lustre. Est-ce que… Non. Cela ne peut pas être de sa faute. Pourtant elle se sent étrangement coupable.
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MessageSujet: Re: L'opium dégage l'esprit, jamais il ne rend spirituel. [Ruby]   Lun 20 Mai - 21:01

L’ambiance était agréable, et avec contentement, Merida oubliait ses problèmes de début de journée. Son imbécile d’infant qui deale du sang de vampire. Et dire que ça, c’est sensé être un des shérifs d’Irlande ! Elle avait fait une grossière erreur en le nommant. Olivier n’était qu’un gamin qui commençait à peine à faire joujou avec son immortalité. Mais au moins, il lui restait fidèle, et l’avoir placé en Irlande lui évitait les perpétuelles crises de jalousie de son ancien infant à chaque fois qu’il croisait John. Par les crocs d’Arkon, déjà qu’elle devait mener les vampires et empêcher la Ligue de se déliter complètement, pourquoi fallait-elle qu’en plus elle se heurte à l’immaturité infantile d’un gamin de même pas cent ans qui la tenait pour acquise parce qu’elle l’avait mordue ? Enfin, mordre un sorcier avait été une bonne expérience. Une charmante vengeance sur son passé. Sentant qu’elle recommençait doucement à s’énerver, Merida reporta son attention sur Ruby, qui lui affirmait être une mauvaise chanteuse, et que le chien de sa colocataire s’était suicidé en se jetant par une fenêtre quand elle avait eu l’idée de chanter sous la douche. Merida esquissa un imperceptible sourire amusé. Et quand elle commença à parler de sa colocataire en farfouillant dans son sac, le sourire de Merida devint réel. Elle imaginait très bien le tableau, oui.
« Ah oui, je fais encore la Une ? Ils ne se lasseront jamais. Il faut croire que l’histoire de la pauvre cracmolle abandonnée par sa famille dans un couvent qui a presque mille ans d’existence derrière soi les fait toujours autant rêver. Pourtant, il n’y a pas de quoi. »
Merida hocha nonchalamment les épaules, comme si cela ne la touchait que peu. Mais en réalité ça l’enchantait, qu’on parle d’elle et qu’on la dépeigne ainsi. Un coup d’épée dans l’eau pour les sorciers qui tentaient de la faire passer pour un tyran sanguinaire et sans pitié ! La vampire revint vite vers son interlocutrice et se permit un petit rire alors que cette dernière décrivait sa colocataire en montant dans les aigus.
« Tu n’as qu’à nous présenter, un de ces jours, comme ça elle arrêtera de te piailler dans les oreilles à chaque fois que tu pars me rejoindre. Quoique, elle pourrait tourner notre rencontre en boucle pendant des mois, tu risques de n’en plus pouvoir ! »
Ruby mit enfin la main sur ce qu’elle cherchait, des cigarettes, et lui demanda si ça ne la dérangeait pas si elle se mettait à fumer. La vampire se contenta de hocher négativement la tête avec un sourire. De toute manière, Ruby ne l’écoutait déjà plus et avait tiré une taffe de sa cigarette en se passant complètement de son avis. Donc bon. Tout en parlant, Merida activa subtilement son pouvoir, sachant parfaitement que Ruby, en train de fumer, ne le sentirait pas. D’une voix douce, elle lui demanda comment elle allait, s’attendant à ce que la jeune femme se plie docilement à son charme. Et là, surprise ! Sans s’émouvoir, Ruby lui dit qu’elle l’aimait bien mais que si elle continuait à lui faire son petit tour de passe-passe, elle prenait ses affaires et partait. Mais comment … Alors qu’elle cherchait un moyen de se justifier, Ruby tira nerveusement sur sa clope. Le bout rougeoya, et au même instant, le lustre tomba au sol dans un grand fracas. Immédiatement, Merida, surprise, bondit en sortant ses crocs, se plaçant d’instinct devant Ruby pour la protéger d’un quelconque danger. Et le shérif vampire surgit immédiatement, crocs sortis également, avant de se rendre compte que ce n’était que le lustre. Il rétracta ses crocs, et Merida aussi. Impassible, elle le regarda ramasser les débris et tout dégager en s’excusant. Alors qu’il sortait, Merida reprit enfin la parole.
« Je reviens. »
Tendue, elle sortit de l’alcôve et rattrapa rapidement le shérif des vampires, également patron du Dark Snow, et le poussa dans une alcôve sombre et inutilisée, ce qui ne leur posait de soucis ni à l’un ni à l’autre. Si elle ne laissa pas la bride à sa fureur, Merida posa rapidement les bases, montrant très vite que la reine, ici, c’était elle.
« Je veux savoir comment ce lustre a pu tomber. »
« Je l’ignore, votre majesté, il était pourtant très bien fixé ! »
« Très bien fixé ? Il est tombé ! Il est tombé, et s’il avait été un peu plus à gauche … »
« Votre majesté, je vous assure qu’il était solidement attaché, je ne comprends pas comment cela a pu se produire. Mais il y aura une enquête, je peux vous le jurer. »
« J’espère pour vous, vous ne voudriez certainement pas que je m’énerve, je présume. »
Le shérif blêmit et se fendit d’une courbette avant de sortir de la pièce. Merida resta seule dans le noir quelques secondes, avant d’en sortir également, esquivant agilement un couple qui sortait du Dark Snow en titubant. Puis elle retourna dans sa propre alcôve, où Ruby l’attendait toujours, assise sur le canapé. Un peu calmée, Merida esquisse un sourire et retourne se rasseoir à côté de la jeune femme, qui semblait fixer l’endroit où était tombé le lustre avec effarement. L’idée que Ruby ait pu faire tomber cette horreur en plastique n’effleura même pas Merida, bien qu’elle tentât de l’interroger pour savoir si, oui ou non, elle était une sorcière.
« On m’a assuré qu’il y aurait une enquête pour comprendre comment ce lustre a pu se décrocher malgré les rivets de fer. Mais de toi à moi, il ne me manque pas trop. Je le trouvais d’un esthétisme douteux. »
Elle se permit un sourire, et se s’intéressa à nouveau au problème principal. Comment Ruby avait-elle pu sentir son pouvoir ? Aucun humain ne l’avait jamais senti, sauf quand elle le désirait. Elle n’était pas la reine des vampires pour rien, nom de nom ! Soucieuse de ne pas reconnaître le fait qu’elle ait réellement utilisé son pouvoir, mais surtout soucieuse de ne pas briser son amitié avec Ruby, Merida se permit une pirouette. Elle esquissa un sourire à la fois confus et désolé et reprit la parole.
« Au sujet de mon pouvoir … Je suis sincèrement navrée. J’ai eu à régler un problème aujourd’hui, un jeune imbécile de ma connaissance pensant que sa haute position lui permettait de faire n’importe quoi. Si tu veux tout savoir, il deale du sang de vampire et je ne peux pas laisser cela impuni, et comme je connais personnellement cette personne, je suis encore un peu … Disons, énervée. »
Elle se tut quelques secondes, cherchant ses mots à grande vitesse pour tenter d’excuser son geste. Pour mentir. Oui, elle mentait, car son pouvoir ne lui avait pas échappé. Il ne lui avait jamais échappé, et il ne lui échapperait sans doute jamais.
« Quand je discutais avec ce fameux dealer, il y avait des humains autour de nous et, hm, disons que, dans un lieu comme un bar vampirique, tous les vampires présents activent leurs charmes pour … Tu n’as pas besoin d’un dessin. Quand j’ai repensé à la conversation que j’ai eue, mon charme s’est instinctivement activé et … Enfin bref, je suis vraiment désolée, ce n’était pas mon intention. J’espère que tu me pardonnes. »





Comme les anges à l’œil fauve, Je reviendrai dans ton alcôve Et vers toi glisserai sans bruit Avec les ombres de la nuit ; Et je te donnerai, ma brune, Des baisers froids comme la lune Et des caresses de serpent Autour d’une fosse rampant. Quand viendra le matin livide, Tu trouveras ma place vide, Où jusqu’au soir il fera froid. Comme d’autres par la tendresse, Sur ta vie et sur ta jeunesse, Moi, je veux régner par l’effroi.

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MessageSujet: Re: L'opium dégage l'esprit, jamais il ne rend spirituel. [Ruby]   Lun 3 Juin - 21:28

Le lustre c’est écrasé soudainement. BOUMBADABOUM. Une horreur certes, mais il s’est écrasé et en moi la culpabilité ronge. Il n’y aucune raison. Non. Aucune. Pourtant j’ai peur. J’ai peur d’être la responsable. Quelque chose au fond de moi me le reproche et me dis que je ne suis pas totalement innocente. Je ne comprends pas. Il n’y aucune raison. Je ne suis pas un monstre. Je ne suis pas une sorcière. Je suis simplement une demoiselle, asse simple, asse banal, ma seule particularité c’est d’avoir oublié qui je suis, rien d’autre. La lueur rougeoyante au bout de ma cigarette s’éteint. Vampire Queen revient, elle m’assure qu’elle ne sait pas ce qui s’est passé, une enquête. Etrangement mon cœur s’emballe. L’impression que je suis coupable revient, j’ai peur que les preuves mènent à moi et merde ! Alors qu’il n’y aucune raison que ce soit le cas. Aucune. Je n’ai pas la moindre goutte de magie dans le sang alors bon… Je souris d’un air tranquille. Comme si je goûtais à son humour alors qu’en réalité je n’ai pas envie de rire. Il ne manquera à personne, c’est une certitude, moi non plus si je suis la responsable de cela. Merida ne me pardonnerait pas cela. Soit disant charmante avec les sorciers, je ne sais pas pourquoi, j’ai l’impression qu’elle a de la méfiance vis-à-vis de ses derniers. Des petits gestes, des petites attitudes l’air de rien, des choses auxquelles on ne fait franchement pas attention normalement. Ils sont des monstres, il faudrait tous les cramer.

Elle s’excuse pour son pouvoir. Vérité ou mensonge je ne sais pas, mais j’essaie de me complaire dans ce qu’elle me dit. J’ai envie d’y croire, c’est tellement plus simple d’y croire. Cependant voilà, je n’y arrive pas. Il y a toujours cette méfiance et ce doute qui règne en moi. Je n’arrive pas à faire confiance aux gens, même avec Mary je suis méfiante. On a tous des secrets, moi la première, je ne les connais pas, mais je sais que j’en ais. Merida en a et très probablement que vu son âge elle maîtrise parfaitement son don. Sauf qu’il est tellement plus simple de jouer les idiotes. Hop, on hoche de la tête d’un air naïf.
« - Bien entendu, comme est-ce que je pourrais t’en vouloir d’avoir les nerfs à vif je te comprends… »
J’ai besoin d’un autre clop. De sentir mes poumons se remplir de fumer, de me sentir mourir à petit feu. Peut-être que je devrais goûter à l’opium ou à autre drogue, tient du sang de vampires. Elle devrait le vendre. Du genre ceux qui la font chier, hop là, elle les saigne à blanc et ensuite vend leur sang. Cela remplit les caisses et fait une bonne punition. Sauf que je ne vais pas m’essayer à lui suggérer cette idée. Les vampires n’aiment pas trop les drogués, que voulez-vous, cela ne les dérange pas de boire le sang des moldus, mais que les moldus boivent leur sang là rien ne va plus. Du bout du pied je joue avec les quelques débris de verres qui trainent sur le sol. Je me laisse hypnotiser par les reflets sur les morceaux de verres.
« - Et si par hasard… » Je cherche mes mots. « Par le plus grand des hasard hein. Je sais très bien que tu ne contrôles pas ton don, mais si c’était disons… voulu. Qu’est-ce que tu aurais aimé savoir sur moi. » Je souris aigrement. « Même si je risque pas pouvoir vous dire grand-chose depuis ce fichu accident qui a fait que j’ai tout oublié. »
Un accident. Enfin je suppose. Je ne sais même pas ce qui m’est arrivé. J’ai un jour tout oublié, que quelques papiers et rien d’autres youpi. Je la regarde. Est-ce que cela pourrait marcher ? Qui sait. Après tout on ne sait pas trop jusqu’à quel point marche le don. Je lui jette un regard étrange. Je ne sais pas si je veux vraiment savoir mon passé. Maintenant que le lustre est tombé et bien… J’ai peur. Je culpabilise, je me sens coupable. Putin pourquoi est-ce que je me sens coupable. Pourquoi est-ce que j’ai l’impression que j’ai provoqué la chute de ce lustre. Non ce n’est pas seulement une impression, c’est une assurance.
« - Est-ce que tu pourrais me faire me remémorer ? Ton don là, tu crois que tu pourrais et bien l’utiliser sur moi et découvrir ce que j’ai oublié. »

Je lui ais demandé. Texto, comme ça. Je ne peux pas m’en empêcher, que voulez-vous. Les mots s’envolent avant que j’ai réfléchis aux conséquences. Vampire Queen, elle est franchement douée et puis elle m’aime bien je crois. Pour une fois j’ai envie de faire confiance. Enfin je ne sais pas, mon instinct est tiraillé entre le désir de tout savoir et… Rho fait chier. Voilà je lui fais un grand sourire et voilà que j’ai un pincement de cœur. Je ne sais plus ce que je veux. Mon esprit est troublé, je suis perdue. Le passé qui revient et qui s’en va, il me nargue. Je me rétracte.
« - Je ne sais pas si c’est une bonne idée… » Je m’enfonce dans le fauteuil moelleux. « Cela va te fatiguer et puis. »
Et puis je ne sais pas si je veux savoir. Si veux connaitre mon passé et j’ai peur de sa réaction, qu’elle m’aime plus. Je suis comme une gosse qui a peur de perdre l’amour de ses parents. Nan, Vampire Queen elle est comme dans les journaux. Elle est cette pauvre gosse martyrisée par les sorciers, sauvée par un vampire et qui depuis se bat pour que tous soient égaux. Elle est cette égérie de la paix, qui a su pardonner les crimes d’autrefois. Alors pourquoi est-ce que j’ai peur ?
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MessageSujet: Re: L'opium dégage l'esprit, jamais il ne rend spirituel. [Ruby]   Dim 16 Juin - 17:31

Le lustre s’écrasa soudainement, brisant la concentration de Merida. Il n’y eut heureusement pas de victimes à déplorer, mais avec un frisson, la reine des vampires s’avisa que s’il était tombé quelques centimètres de plus à gauche … Mieux vaut ne pas y penser, c’est un accident. Revenant dans la salle, Merida s’excusa platement d’avoir utilisé « par inadvertance » son pouvoir sur Ruby, et l’humaine accepta ses excuses d’un mouvement blasé de la main. Mais Merida sentait bien qu’elle ne la croyait qu’à moitié. Vu son âge, imaginer qu’elle ne puisse maîtriser son pouvoir, que ce dernier puisse décemment lui échapper, était en effet assez compliqué. Tant pis, elle n’avait pas de meilleure excuse à lui fournir. Avec un sourire, Merida se rassit et se retint de se hérisser de malaise quand Ruby lui demanda ce qu’elle aurait aimé savoir sur elle, si par le plus grand des hasards elle avait sciemment allumé son don pour la faire parler. Aïe. Ca pue. Habituée à jouer en politique, Merida ne se départit pas de son sang-froid. Elle haussa les épaules avec un léger sourire. Encore un mensonge. Ca commençait à devenir une habitude, et elle détestait mentir aux gens qu’elle estimait.
« Eh bien, rien du tout. Je n’ai pas pour habitude de passer par des méthodes aussi malhonnêtes pour parler avec les gens, et je ne vois pas en quoi tes secrets me regardent si tu n’as pas décidé de m’en parler. Que je sache, ce n’est pas comme si tu mettais les gens de mon espèce en danger par quelques manigances, hm ? »
Elle eut un petit rire léger, comme pour montrer qu’elle n’accordait aucun propos à ses paroles. Et c’était bien le cas. Elle n’accordait absolument aucun propos à ses paroles. Pourquoi Ruby aurait-elle été un danger pour les vampires ? Elle combattait les sorciers en tant que membre de la Ligue, Merida le savait, étant donné qu’en tant que meneuse elle connaissait tous les gens qui gravitaient dans cette organisation. Ruby lui lança un regard étrange. Et d’un coup, elle lui demanda sans autres détours s’il était possible que le don des vampires l’aide à retrouver son passé. De surprise, les sourcils de la reine s’élevèrent imperceptiblement. Très honnêtement, elle n’en avait aucune espèce d’idée. Peut-être que oui, car les évènements avaient été vécus bien qu’oubliés, peut-être que non, car la personne devait se souvenir des évènements ? C’était une excellente question. Et d’un coup, elle se rétracta, annonçant que finalement ce n’était peut-être pas une bonne idée, que ça risquerait de la fatiguer. Et puis, ce sous-entendu. Elle avait peut-être peur de découvrir ce qu’était sa vie passée. Peut-être qu’elle était une mauvaise personne. Avec énormément de tact, Merida reprit la parole.
« Honnêtement, je n’en ai aucune idée. J’avoue n’avoir jamais tenté l’expérience, en fait. Les rares fois où j’utilise mon pouvoir, c’est plutôt pour rassurer les gens qui sont d’accord mais qui ont peur d’avoir mal. »
Inutile de préciser de quoi elle parlait. Comme tous les vampires, Merida avait des besoins qui différaient de ceux des autres êtres humains. Se nourrir se sang, par exemple. Et si elle mettait un point d’honneur à ne mordre que les gens qui l’acceptaient de leur plein gré, elle devait tout de même se nourrir de sang humain. Etrangement, elle se rendit compte que la jeune humaine semblait boire ses paroles avec une lueur d’espoir au fond du regard. Presque comme si elle attendait que la reine lui dise qu’elle n’était pas fâchée et qu’elle ne comptait pas s’en aller. Allons, et s’en aller pour quelle raison ? Merida trouvait parfaitement légitimes les interrogations de sa jeune camarade. Même un siècle et demi plus tard, la fascination des vampires régnait toujours, et en tant qu’amnésique, il était bien normal qu’elle veuille retrouver la mémoire.
« A mon avis, il n’y a que deux solutions. Dans le pire des cas, tu te retrouves dans l’incapacité de répondre à mes questions parce que ton esprit a tout oublié de ton passé. Dans le meilleur des cas, tu peux y répondre car tu en as gardé trace dans ton esprit. De ce fait, je pense que tenter ne devrait pas s’avérer très dangereux. »
Tendant une main, elle attrapa une cigarette posée sur la table et l’alluma en surveillant la flamme avec attention. Etant donné qu’elle était déjà morte, si on peut dire, aucun risque de faire un cancer, n’est-ce pas ? Assez agilement, elle fit tourner la cigarette entre ses doigts, pensive. Puis elle reposa son regard métallique sur la jeune humaine qui la fixait toujours de son étrange espoir.
« De toute manière, quoi que je fasse, le choix est tien et je le respecterai. Si tu veux utiliser mon pouvoir pour tenter de récupérer mes souvenirs, tu as mon numéro, et tu sais où j’habite. Si ça peut t’aider, je suis à ta disposition. »





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MessageSujet: Re: L'opium dégage l'esprit, jamais il ne rend spirituel. [Ruby]   Jeu 27 Juin - 22:10

J'attrape une autre cigarette et la met au coin des lèvres. Le goût de la nicotine envahit déjà ma bouche. Cependant en rien cela ne me rassure. J'ai toujours cette boule de nervosité en moi. Je gratte plusieurs fois l'alumette contre la boîte avant qu'une flamme rougeoyante se décide enfin à apparaître. J'approche une main de la douce chaleur pour la protéger du vent. Lentement le feu embrase le bout de la cigarette et se met à dévorer papier et tabac. L'acre fumée me pique la george, mais non, rien à faire. Je n'arrive pas à me détendre. Depuis que cette idée stupide et complètement folle m'a traversée l'esprit, je ne sais plus quoi penser. Après tout, ce sorcier, Sanders, il me connaissait. Il m'a même révélée une partie de mon passé. Quelque chose que j'aurais préféré garder dans l'oubli. Pourtant il y a ce truc en moi sait quel est ce passé. Ce truc qui est un mélange informes de souvenirs, une masse gluante que je ne cesse d'éviter. Y faire face est-ce un acte de bravourd ou stupidité ? Du bout des lèvres je crache un nuage de fumée. Que faire. Aucun risque, peut-être même que je pourrais prendre ma décision plus tard. Elle est prête à me donner son numéro de téléphone. Je m'enfonce un peu plus dans le fauteuil et ferme les yeux pour réfléchir à ce que je devrais faire. Je ne sais pas. Justement. Je suis bien trop perdue. Maintenant. Je dois dire maintenant si je le fais ou non. Je sais que plus tard je n'aurais pas le courage de le faire. Plus tard je trouverai mille et une excuse pour ne pas la revoir. Pour ne pas faire face à mon passé. Quelle idée en même temps de vouloir fuir un passé et le rechercher en même temps. Comme si je refusais qui je suis vraiment au fond de moi. Entre mes doigts je fais tourner la cigarette d'un air absent. Je ne dis rien. Je cherche une réponse. Au fond de moi. Quelque chose qui pourrait m'aider. J'ai bien mille et une excuses qui font que je pourrais dire non. J'ai une raison de fuir ce passé. Elle pourrait l'utiliser pour abuser de moi et me vider de mon sang. Bien que cette excuse ne tient pas vraiment la route, car j'ai une confiance presque aveugle en elle. Je sais qu'elle n'essaierai pas de boire la moindre goutte de mon sang. Excuse bidon. Et puis un tas d'autres excuse. Ma vie actuelle est très bien. Chercher le passé c'est toujours des galères. Je peux recommencer ma vie à zéro. Je peux m'inventer une identitée. Sauf que toutes ces excuses sont oubliées dès que je trouve une raison : sans passé je ne suis rien. Nous sommes faits de nos souvenirs, de nos actes passés. Sans ce passé, je suis vide.

J'ai peur. Je sais que je vais dire oui. Je tire un peu trop sur ma cigarette et tousse un peu. Le tabac c'est pas fait pour moi. Cela vous tue lentement, on nous le dit bien trop souvent. Les médecins me le repprochent. Fumer c'est le suicide des lâches et des incapables. N'empêche qu'on vend encore des cigarettes. Tout comme on vend encore des armes à feu.
« - Okay. On le fait maintenant.  Enfin, si ce n'est pas trop demandée. »
C'est vraiment aussi simple. Quelques mots ? Okay ? Ok le fait maintenant ? Rien d'autre ? Les mots m'avaient l'air si dur à prononcer. Pourtant ils sont tout simple. Quelques mots. Et puis voilà. C'est fait. Plus de retour en arrière est possible. La boule ne fait que grandir. Je ne sais pas trop si c'est une bonne idée ou non. Nerveusement je tire sur une mèche de cheveux. Mon attitude peut laisser penser que j'ai lâché ces mots à contre cœur. Me disant que cela ne serait pas fait. Alors je m'avance doucement sur le bord de mon fauteuil. Quittant le cocon confortable. Je plonge mes yeux dans son regard. Je suis décidée. Partir à la recherche de mon passé ne mène à rien seule.
« -Est-ce que je dois faire quelque chose ? Pour t'aider. Te donner des indices. Je sais que j'étais enceinte et que j'ai perdu l'enfant. Que j'ai de la famille en France, sinon... Rien. »
L'enfant me revient à l'esprit. Si j'étais une femme comme les autres, je pourrais en ce jour serrait entre mes bras un petit nourrisson. Mon petit bébé. Sauf que je ne suis qu'une incapable, le tuant avant même qu'il puisse pousser son premier cris. Je me referme. Je sais que je vais être exposée en plein jour. Toute ma vie, jusqu'au détail le plus intime va lui être révélé. Tout comme elle va m'être révélée à moi-même. Il est très étrange d'être une inconnue pour soit-même. Cela est une sensation des plus désagréable. Non . Je ne dois pas me désister. Je dois faire face et retrouver qui je suis vraiment.
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MessageSujet: Re: L'opium dégage l'esprit, jamais il ne rend spirituel. [Ruby]   Mer 3 Juil - 15:39

Calmement, patiemment, Merida attendit que la jeune humaine pèse le pour et le contre et lui réponde en connaissance de cause, non pas contrainte et forcée. Elle n’était pas pressée. En tant qu’immortelle, son temps, tout comme sa patience, se révélait infini. Alors franchement, passer deux heures sans rien dire à attendre que la demoiselle prenne une décision, ce n’était pas super compliqué non plus ! En attendant, elle jouait avec sa cigarette, la faisant tourner entre ses doigts fins, tirant dessus de temps en temps, comme captivée par le rougeoiement de l’objet qu’elle tenait entre les mains. Bah, de toute manière elle ne risquait pas tellement un cancer du poumon vu que ces derniers ne fonctionnaient plus depuis longtemps. Un vampire ne respire pas, vous vous souvenez ? La peur de l’humaine était perceptible, et Merida la comprenait. Elle se tenait face à un vampire, il suffisait qu’elle la charme pour la vider de son sang. Mais quel intérêt ? Elle l’aimait bien, Ruby, elle ne comptait pas la saigner comme un porc pour la regarder s’abluer dans son hémoglobine. Ce n’est pas très sympathique. Merida allait lui dire de prendre tout son temps pour réfléchir et qu’elle pouvait l’appeler à n’importe quel moment quand, d’un coup, Ruby lui dit qu’elle était d’accord. Ah. Elle n’avait pas l’air contrainte et forcée mais elle avait toujours aussi peur. Alors elle se mit à parler, lui demandant si elle devait faire quelque chose pour l’aider, lui disant qu’elle savait qu’elle avait été enceinte et qu’elle avait perdu l’enfants. Merida, elle, n’en avait jamais eu, et ne comptait pas en avoir, de toute manière. Ca tombe bien, vu qu’elle ne pouvait de toute manière plus en faire. C’était quand même une délivrance, de ne plus avoir ses règles. Enfin bref. Avec un sourire, Merida écrasa sa cigarette dans le cendrier, se saisit avec douceur de celle de Ruby et en fit de même.
« C’est mieux sans. Maintenant, détends-toi, tu ne risques rien, d’accord ? »
En bien des sens, Ruby lui rappelait parfois son frère, et ses instincts protecteurs quand les autres s’en prenaient à elle à cause du fait qu’elle était une cracmolle. Résultat, ils étaient tous morts, sauf lui. Elle savait que pour oublier, il s’était engagé sur un bateau anglais après son école de maistrance, abandonnant femme et enfants derrière lui et la haïssant à tout jamais. Puis il était mort de vieillesse. Ruby semblait avoir les mêmes instincts protecteurs, et Merida savait que, même si elle découvrait un truc qui ne lui plairait pas, elle lui dirait et ne lui ferait aucun mal, parce qu’elle l’aimait bien. Aussi, avec un sourire envoûteur, elle posa deux doigts sous le menton de la jeune mortelle, et activa son charme de vampire. Le regard de la jeune fille se voila, prenant brièvement une teinte vert molequin qui disparut aussitôt. Bien. Elle était sous son emprise et semblait ne pas lutter, ayant toute confiance en elle.
« Tout va comme vous voulez, mademoiselle ? Je vous promets qu’aucun mal ne vous sera fait. Je vais juste vous poser une série de questions, et tout ira bien, d’accord ? »
Il y a longtemps, une éternité de cela, son créateur lui avait appris qu’il ne fallait jamais tutoyer les gens que l’on tenait sous son emprise. D’après lui, cela pouvait créer un sentiment diffus de stress qui parasiterait le charme vampirique. Il fallait au contraire mettre une certaine distance, et mettre la personne à l’aise, en confiance, en lui demandant assez régulièrement si tout allait bien pour lui montrer qu’on ne lui voulait aucun mal et qu’on se souciait de son bien-être. Qu’il était un ami, pas une vulgaire souris dans les pattes d’un énorme chat sadique. Merida se rappelait encore de la scène. C’était en plein jour, et ils étaient cachés dans un salorge pour échapper aux néfastes rayons du soleil. Wilfried lui manquait. Après avoir entendu Ruby dire que tout allait bien, elle lui sourit d’un air agréable et rentra dans le vif du sujet.
« Je m’appelle Merida, et je suis votre amie. Et vous, mademoiselle, comment vous appelez-vous ? »
Il lui avait aussi recommandé de ne jamais mentir à l’humain si ce dernier connaissait la réponse. Or, là, Ruby savait parfaitement comment elle s’appelait, et lui mentir aurait pu couper net le charme. C’est que c’est un truc compliqué d’envoûter les gens, et comme Merida ne s’en servait que pour se nourrir, elle évitait en général de recourir à ce genre de subterfuges pour avoir les réponses à ses questions. Doucement, Merida lâcha le menton de Ruby pour poser délicatement sa main sur celle de l’humaine. Toujours avoir un contact avec l’envoûté. Avec amusement, elle se rappela de ces moments où il lui prenait la main pour la charmer et où le rose lui montait aux joues. Tout doucement, Merida l’amenait à parler de son passé. Wilfried l’avait prévenu. Utiliser son pouvoir pour faire parler les gens était un art. C’était pour ça que Ruby l’avait senti tout à l’heure, elle l’avait un peu utilisé comme un chacal. Elle devait briller comme un soleil dans un ciel bleu dépourvu du moindre nuage, et être le vent qui chasse les nuages qui s’approchent. Bref, un art, et pour le moment elle gérait ça plutôt bien. Et il était temps de lui dire la vérité, après l’avoir doucement menée à faire des révélations sur ce qu’elle avait oublié.
« Vous vous rappelez, tout à l’heure ? Vous m’avez demandé de vous faire parler de votre passé. Vous seriez vraisemblablement amnésique et vous auriez tout oublié, alors vous m’avez demandé mon aide pour vous faire parler. Je propose que nous commencions maintenant. Qu’en pensez-vous ? »
Bien, on y était. A toute vitesse, elle réfléchit à ce qu’elle pouvait lui demander. Elle devait lui poser une question face à laquelle elle ne se braquerait pas. C’était dur, là. Elle avait presque l’impression d’être un Dieu devant faire face à de nombreuses religions et devant en choisir une en trouvant une excuse pour ne pas froisser les autres. Le catholicisme, le protestantisme, le judaïsme, l’islam ? Vite, vite, avant que le charme ne se brise. Merida se retrouvait face à un réel dilemme, parce qu’elle savait parfaitement que si elle posait mal sa question, Ruby risquait de se rétracter une fois de plus, et établir à nouveau le contact serait un peu plus compliqué, même avec son accord. Du coup, elle ne savait pas quoi dire. Raison pour laquelle elle préféra laisser à Ruby le choix de ce qu’elle voulait lui dire. Tout doucement, elle resserra ses doigts autour de la main de Ruby pour lui toucher la paume de la main et lui montrer qu’elle ne comptait pas la laisser tomber maintenant. Que tout allait bien, et qu’elles étaient toujours ensemble.
« Je vous écoute. De quoi voulez-vous me parler ? De votre enfance ? De votre famille ? De vos amours, peut-être ? Vous avez toute mon attention, je vous laisse choisir ce par quoi vous voulez commencer. »
Je suis votre amie, je vous écoute, faites-moi confiance, vous ne craignez rien, tout va bien … Avec une pensée ironique, Merida se dit qu’elle était en train de procéder à un endoctrinement complet, à répéter perpétuellement à Ruby qu’elle ne comptait pas lui faire de mal. Alors qu’elle allait reprendre la parole, elle se tut. Ruby allait parler, et comme elle lui avait dit précédemment, elle avait absolument toute son attention.





Comme les anges à l’œil fauve, Je reviendrai dans ton alcôve Et vers toi glisserai sans bruit Avec les ombres de la nuit ; Et je te donnerai, ma brune, Des baisers froids comme la lune Et des caresses de serpent Autour d’une fosse rampant. Quand viendra le matin livide, Tu trouveras ma place vide, Où jusqu’au soir il fera froid. Comme d’autres par la tendresse, Sur ta vie et sur ta jeunesse, Moi, je veux régner par l’effroi.

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ϟ Métier : Elle était membre de la garde royale irlandaise, mais depuis qu'elle a tout oublié, elle travaille comme détective privée moldue.
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MessageSujet: Re: L'opium dégage l'esprit, jamais il ne rend spirituel. [Ruby]   Ven 12 Juil - 20:33

ϟ Aigre vérité


Faire confiance. Ce n'est pas si aisé que cela, on croit qu'il suffit de croire aveuglement en l'autre. Ce qui font ça sont des porcs qui vont à l'abattoire la queue frétillante. C'est à dire ce sont des gens stupides dont l'espérence de vie est des plus limités. Je ne fais pas partie de ces personnes là, je suis plutôt de ces êtres que l'on pourrait considérer comme paranoïaque, ne faisant pas confiance aux autres, toujours sur le qui vive. Cela peut être un repproche, mais cela est ma manière de survivre. Alors sentir ce pouvoir affluer en moi. Une sensation indescriptive, comme si on venait de verser du VHV dans mon verre ou qu'on essayait de m'enfumer l'esprit avec de l'opium. Je devrais me laisser aller à cette étrange sensation. Laisser une lourde brume se soulever sur mon esprit. Pourtant je résiste. Une part de moi ne peut pas s'emêcher de résister, pour faire face à cette vague de pouvoir. Au fond de moi, un instinct de survie me dit que je ne dois pas me laisser aller totalement. Je le dois, je dois ne pas résister et plonger au cœur de cette vague tentatrice. Me laisser aller, abandonner corps et esprit, être enssevelit. Je sens mon regard partir, je pourrais baver que je ne me rendrais pas compte. Tout mon corps devient singulièrement lourd, comme s'il venait de plonger dans une beignoir de plombs. Mon esprit résiste, le vil gredin ! Il ne peut s'empêcher. Va-t-en, laisse toi aller à la langueur des paroles. La voix n'est plus qu'un murmure au creux de mon oreille. A qui elle appartient ? Je ne sais plus. Elle me demande si je suis d'accord avec tout cela. Encore et toujours ce tiraillement en moi. D'un côté il y a cet inscrit qui me gueule NON FAIT PAS DE CONNERIES et de l'autre ce pouvoir tentateur qui murmure d'une voix mélodieuse qu'il suffit de se laisser aller pour accéder à de subtils plaisir. J'essaie de parler, ma bouche est sèche, pateuse. Faute de mieux je me contente d'hôcher lourdement la tête. Plaisir et supplice ce mêlent dans une danse endiablée en mon être et moi je ne maîtrise rien. Il n'y a rien de plus terrible et de plus agréable que de savoir qu'on peut se laisser aller de cette manière. La voix se présente. Merida. Enchantée, moi c'est... Elle veut savoir qui je suis. Ruby Phoenix Baudelaire. C'est bien cela ? Non.

Les souvenirs remontent à la surface. De vieux souvenirs, tellement vieux qu'on pourrait croire que je ne me souviens pas. Ce fut le cas pendant de longues années, mais maintenant je me souviens. Le vent souffle fort sur le bord de la falaise, pourtant attirée par le vide je m'en approche toujours plus. Les bras étendus, persuadée que le vent va m'emporter que je vais m'envoler dans les airs. La tête rejettée en arrière je me glisse dans ses caresses fraiches, avançant toujours plus prés du bords. Puis une voix cris. Un mélange de fureur et de terreur. Des Mademoiselle se mêlent à un nom. Est-ce le miens ? Est-ce vraiment le mien ? D'une voix atone je lâche du bout des lèvres.

« - Je me nomme Kneazel Blue Stark. »

Oui, c'est ce nom que la femme prononçe en courant après moi. Kneazel Blue Stark, elle prononce tout pour souligner sa fureur.  Je devrais être terrifiée, mais je ne suis pas, car je sais que le vent m'emporterais.  La voix continue de parler. Je voudrais rester dans ce paysage verdoyant, me perdre avec mes amis sylvestre, mais la voix est dur. Par sa mélodie elle me ramène à une réalité entétante que je cherche à échapper. Elle me demande ce que j'en pense. De chercher ma mémoire. Une belle connerie oui. Non, je veux la chercher. Ma tête aquescie d'elle même. Ma bouche voudrait crier de cesser, de lui dire d'aller se faire foutre avec ces pouvoirs, que je ne veux pas retrouver ce passé. Car j'ai vu des choses que je n'aurais pas dû voir. Fait des choses que je n'aurais jamais dû faire. J'ai rompu les lois les plus élémentaires de la vie. Si on pense que j'ai oublié, je ne serais pas punnie. Je peux trouver ma rédemption dans l'oublie. Au lieu de dire tout cela, je continue d'aquiescer comme un stupide pentin incapable de faire ne serait-ce qu'un seul mouvement différend de celui-ci. Puis elle demande que je lui parle de ces choses. Ces choses mauvaises. De mon passé. Non. Pas de cela. Mes amours ? Hors de question, il pourrait lui arriver malheur, à lui, si elle disait quelque chose. Ah si. Une chose.

« - La confrérie voulait tuer un ambassadeur. Sont un peu couillons, donc je les ais arrêtés, mais ils n'ont pas appréciés. Alors j'ai été punnie, j'ai dû tout oublier. C'est tout. »

C'est tout. Trois petits mots qui ont un étrange pouvoir magique sur moi. Comme si je m'éveillais d'un long somme. Le pouvoir est toujours là, il me maîtrise, mais moi aussi je suis là. Consciente. Capable de lui faire face. Je n'aime pas la dualité qui y réside. Un jour un membre de la garde royal m'a dit que si on se faisait torturer il fallait se concentrer sur ce que je voulais bien dire et non sur ce que je voulais cacher. Je cligne plusieurs fois des yeux comme si cela allait m'éveiller.

« - Je ne crois pas que cela ait marché. » Je fais un petit sourire contrit. « Désolée. »

Il ne faut pas se concentrer sur ce qu'on refuse de dire, mais sur ce qu'on accepte d'avouer. Les souvenirs ont décidé qu'ils ne devaient pas se révéler, cela ne peut marcher. Ceci est la seule vérité acceptable.


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L'opium dégage l'esprit, jamais il ne rend spirituel. [Ruby]

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