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 Les mots sont des armes tranchantes. [Lily&Sanders]

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ϟ Avatar : Susan Coffey.
ϟ Crédits : C'est écrit dessus.

ϟ It's just me :

ϟ Age du personnage : 19.
ϟ Idéologie politique : Aucune. Lily aime autant les moldus que les créatures magiques, et ne deviendra violente que si on l'agresse.
ϟ Année : 5ème à Serpentard.
ϟ Capacités : Balance très bien les coups de poings.
ϟ Nationalité : Anglaise.
ϟ Race : Sorcière, animagus chien non déclaré.
ϟ Credo : On sous estime souvent les mots. On pense qu'ils sont anodins, mais c'est faux : Les mots sont des armes tranchantes. Une fois prononcés, ils restent suspendus, ils s'accrochent. Ils se collent sur une paroi invisible, pas très loin des étoiles, de telle façon que leur propriétaire ne peut plus les récupérer. Les mots sont des assassins. Les mots sont des magiciens.

ϟ Nous a rejoint le : 07/04/2013
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MessageSujet: Les mots sont des armes tranchantes. [Lily&Sanders]   Ven 12 Avr - 21:02

Lily & Sanders

Crac. Crac. Avec un grognement, Lily referma ses doigts en un poing, faisant craquer son poignet. Elle avait encore fait un faux mouvement en jouant au Quidditch avec James, et elle avait senti son poignet accuser le coup. Bon, sans grande douleur, avec tout ce qu’elle subissait en permanence elle était anesthésiée, mais maintenant, son poignet droit craquait à chaque fois qu’elle le bougeait. James s’était moqué s’elle en lui disant que c’en était fini de sa carrière de marchombre, et il avait esquivé, par la force de l’habitude, le coup de batte que Lily lui avait expédié, un poil trop haut pour ne pas le toucher quand même. Il n’empêche qu’il avait raison. Son poignet ne lui faisait absolument pas le moindre mal, mais il craquait à chaque fois qu’elle faisait mine de bouger le petit doigt. Et sa main, elle la bougeait beaucoup. Attraper un bouquin, mettre la table, distribuer des beignes à son meilleur ami qui la taquinait, tout ça tout ça, et à chaque fois, crac, crac, crac. Bref, Lily en avait marre. Du coup elle avait décidé d’aller voir le seul médecin diplômé dans ce tas de crétins, et il ne se trouvait pas à Sainte-Mangouste. Il se trouvait à Mellow Blue Castle, il se prénommait Sanders, médicomage de la cour, et accessoirement frère bâtard du roi légitimé par son royal paternel, donc engeance royale, ou pour la faire plus simplement, prince. C’est bien pour ça que ça l’embêtait d’aller le voir, car Sanders est très gentil, certes, mais il est très chiant quand il commence à lui faire la morale sur sa santé. Et comme il est un prince, même bâtard, Lily ne peut pas trop lui dire ce qu’elle pense de ses leçons de morale. C’est un prince, quand même.

Lily détestait se rendre à la cour royale. Les hypocrisies, les bassesses, les complots et les lâchetés, tout cela contribuait à la rendre complètement hargneuse et à la tenir éloignée du château. Toutes ces fausses apparences pour plaire à un homme dont l’avis change tous les matins, quelle perte de temps. Ces hommes-là, ceux qui s’inclinent servilement, ceux qui sont capables de dire avec exactitude ce que fait le roi à telle heure de la journée, ces gens-là fichent la frousse à Lily. A chaque fois qu’elle se rendait au château, elle serrait les dents pour ne pas éclater, et aujourd’hui n’échappait pas à la règle. Sa cape de sorcière posée sur les épaules, elle marchait d’un pas vif dans les couloirs du palais, ne prêtant attention ni à la nouvelle mode vestimentaire, ni aux ragots royaux. Il paraît que la princesse fait ceci, on a entendu dire que le roi a un nouveau bâtard, mademoiselle machin a fait ça, oh vous ne savez pas, messire truc a découvert que patati patata … Lily serra les poings, le poing droit craqua, lui tirant un soupir désabusé. Cependant, elle ne pouvait s’empêcher de laisser traîner ses oreilles pour si jamais elle entendait un truc croustillant qu’elle pourrait diffuser à Poudlard. Les infidélités des Black, ou d’autres choses ! Cependant, elle entendit quelque chose d’encore pire que ce qu’elle imaginait, qui la figea sur place.
« Il paraît que le bâtard pleure encore sa fiancée … »
« Encore ? Quel manque de tenue, il devrait avoir fait son deuil depuis longtemps. »
« On ne peut lui en vouloir, après tout ce n’est qu’un bâtard … »
Petits rires méprisants. Lily s’est arrêtée au milieu du couloir et les fixe avec des yeux ronds. L’un des nobles la remarque, et hausse les sourcils, en se demandant pourquoi diable d’une gamine de même pas vingt ans les regarde avec autant d’aplomb. Il ne lui vient pas une seule seconde à l’esprit que ladite gamine est Lily Potter, fille du capitaine de la garde royale, comtesse, et donc supérieure à lui dans la hiérarchie de la noblesse. Mais en fait tout ça, Lily s’en fout, elle n’a par ailleurs jamais utilisé son rang de comtesse, sinon pour tourner en ridicule la royauté quand elle la mime devant un Jameson Weasley mort de rire après avoir trop bu.
« Eh bien ? »
Lily pencha la tête. Et brusquement, elle décida d’utiliser cette carte maîtresse qu’est son titre de comtesse. Elle servit aux deux nobles un sourire carnassier, le sourire du Serpentard qui vient de trouver sa victime du moment, et prit la parole d’une voix doucereuse et dangereuse.
« Eh bien, je ne sais pas. Je pensais que messire Sanders Tudor avait été légitimé par feu son père le roi, et que c’est la raison pour laquelle il s’appelle Tudor, par ailleurs. Mais peut-être me suis-je trompée ? »
Un des deux nobles se redressa de toute sa hauteur, faisant sortir son embonpoint.
« Le fait est, demoiselle, que votre messire est un bâtard. Mais vous êtes sans doute trop jeune pour comprendre ça. »
« Sans doute, monseigneur. Je demanderai à mon père de m’expliquer tout cela en détail, je n’omettrai pas de lui donner vos noms si jamais il me les demande. »
« Et peut-on savoir qui vous êtes, demoiselle ? »
« Oh quelle sotte, j’ai omis de me présenter ? Je suis Lily Luna Potter, monseigneur. »
Lily se fendit d’une gracieuse révérence. Les deux nobles, qui lui souriaient d’un ton supérieur, perdent brusquement leurs couleurs en comprenant qu’ils viennent de décrier un prince devant la fille du capitaine de la garde royale. Les mots sont des armes, et elle les utilisait à la perfection. Avec un dernier sourire plein de promesses, Lily reprit son chemin, ouvrant ses mains, faisant craquer son poignet droit. Nouveau soupir. Rapidement, la rouquine atteignit l’aile qu’occupait Sanders, cogitant les paroles précédentes. Elle avait de la peine pour lui. Comme si on pouvait faire le deuil aussi rapidement ! Etaient-ils tous si insensibles à sa douleur ? Bande de connards. Etait-elle vraiment la seule à le respecter pour ce qu’il était, et non pas pour son nom de famille ? Un vrai respect, pas du respect d’apparence pour obtenir quelque chose en retour ? Voilà pourquoi elle détestait la cour. Elle s’engouffra dans l’infirmerie, et à pas de loup, alla s’asseoir sur une chaise en attendant qu’on la remarque. Et comme s’il n’attendait que ça, Sanders sembla se matérialiser devant elle, les sourcils à peine levés, l’air de lui demander ce qu’elle s’était encore cassé. Lily se mordit la lèvre. Par Merlin. Il a quinze ans de plus qu’elle, mais il est quand même vachement mignon.
« Bonjour, votre altesse. »
Bah ouais, votre altesse. Quoi qu’en disent ces gros lâches qui font des ronds de jambe devant le roi, Sanders restait un prince légitimé, donc votre altesse, même s'il n'aimait pas qu'on l'appelle comme ça et qu'elle le savait pertinemment, hinhinhin. Puis, vu qu’elle ne pouvait pas y couper, elle tendit le bras droit vers lui, faisant craquer son poignet au passage, et adressant une courte prière à qui voulait bien l’entendre pour qu’il ne lui fasse pas la morale pendant trois plombes. Et qu’il ne ressente pas sa colère et sa frustration avec ses supers pouvoirs qu'elle sait pas comment il fait mais que c'est super chiant, et que du coup il ne lui demande pas pourquoi. Parce que sinon, elle serait obligée de subir son sermon sans rien dire, et aussi de lui répondre s’il lui demandait qu’est-ce qui l’énervait comme ça. On ne dit pas non à un prince, surtout à un prince aussi gentil que Sanders Tudor.
« Je crois qu’il y a comme un petit problème de mécanique là-dedans. »



Show me how to lie, you're getting better all the time, and turning all against the one, is an art that's hard to teach, another clever word, sets off an unsispecting herd, and as you get back into the line, a mob jumps to their feet, now dance, fucker, dance, aan he nerver had a chance, and no one even knew; it was really only you, and now you steal away, take him out oday, nice work you did, you're gonna go far kid
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ϟ Age du personnage : 34 ans
ϟ Idéologie politique : Totalement pacifiste, anti-extrèmistes, il se battrait autant pour les sorciers, les moldus et les créatures magiques car pour lui tout le monde est sur le même monde : tous doivent apprendre à vivre ensemble
ϟ Métier : Conseiller du roi d'Irlande - Médicomage de la cour - Ecrivain
ϟ Capacités : Empathie - peut soigner n'importe qui et n'importe quoi - a une mémoire impressionnante - peut courir des heures sans se fatiguer
ϟ Nationalité : I'm Irish and proud to be !
ϟ Race : sorcier - sang mêlé - sang royal - bâtard
ϟ Credo : Ne perds pas ton temps à répéter que le monde te doit quelque chose. Le monde ne te doit rien. Il était là avant toi. Alors demande toi qui tu veux être et fait ce qu'il faut pour.

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MessageSujet: Re: Les mots sont des armes tranchantes. [Lily&Sanders]   Sam 13 Avr - 23:15



Sanders & Lily
« Une lecture amusante est aussi
utile à la santé que l’exercice du corps. »

La pièce semble enfumée. Je regarde sans rien dire les vestiges de la soirée qui s'y est sans aucun doute déroulée. On peut y trouver quelques bouteilles d'alcool. De très bonnes bouteilles soit dit en passant. Il y règne aussi un désordre assez incroyable quand on sait que la femme de ménage passe tout les jours et ne rate jamais une poussière. Un long soupire sort de ma bouche. La nouvelle femme de ménage d'ailleurs attend devant la porte, se rongeant les ongles, le coeur battant trop fort. Premier jour de travail et on lui demande ça ! A croire qu'on voulait la bizuter. La pauvre, elle est terrorisée, elle ne sait pas quoi faire. Après tout on l'a formée pour nettoyer, pas pour rattraper ce genre de bêtise. Heureusement que je passais le voir, sinon elle serait rester bloquée des heures, les larmes aux yeux, ne sachant que faire. La pièce plongée dans la pénombre me rappelle une scène que j'ai vu bien des fois. Le théâtre des aventures de Gauvain ! Je décide soudainement que c'en est assez, je suis resté assez silencieux. J'ai été patient, doux, je me suis raclé la gorge au moins trois fois mais rien n'y faisais. Je me demande comment on peut décemment oublier de fermer la porte de sa chambre dans ce genre de circonstance. Le reste de l'aile était fermée, certes, mais les femmes de chambres y ont accès, les gardes les laissent entrer. Je me racle la gorge une fois de plus. Peine perdue.

Les gémissement qui me parviennent ne me font plus rougir depuis bien longtemps. Mon frère m'a entraîné dans des situations plus impossibles les unes que les autres au fil des années, je suis maintenant totalement immunisé. Les mains dans les poches, l'air déterminé, je quitte le salon en désordre et frappe fortement sur la porte de l'une des chambres de la suite royale. Un long hurlement suraiguë me parvient et je lève les yeux au ciel. Bah voyons. J'entre alors qu'une jolie jeune femme s'enroule rapidement de la couverture, laissant mon royal abruti de frère complètement nu. Ayant ramassé les affaires de la jeune femme je les lui tend et lui indique la salle de bain sans la regarder, si bien qu'elle file sans demandé son reste, les joues aussi rouge qu'une tomate. Les mains sur les hanches, je regarde le roi s'étaler sans pudeur sur son lit. Son air faussement innocent ne me déride pas. Voyant que comme d'habitude cela ne fonctionne pas, il éclate de rire.

« T'en fait une tête ! »
« Tu viens de traumatiser une pauvre femme de chambre qui venait faire le ménage. »
« Hum, deux en fait... L'autre vient de partir en courant.»

Une fois de plus mes yeux s'élevèrent vers le plafond. Mon dieu qu'avais-je bien pu faire pour mériter cela ? J'ouvris l'immense dressing et en sorti rapidement une tenue que je lui jetais dessus. Gauvain grogna quelque peu mais l'enfila plutôt rapidement ce qui était un bon point. Si je trouvais son attitude complètement irresponsable par moment, surtout les moments qui avaient des seins et des fesses, mon frère restait un très bon roi. S'occuper des affaires du royaume comme il le faisait n'avait rien d'évident. Un homme étrange en sommes, fait de caprices et de responsabilités. Soudainement il me sauta dessus et me plaqua brutalement contre le lit. Il me maintenait fermement les poignets d'une seule main apparemment. A moitié étouffé par les draps, j'essayais de me libérer en vain. Je n'avais jamais été quelqu'un possédant beaucoup de force. De l'endurance, oui, de la force, néant ! Il me força a rester tête contre le tissus pendant des minutes qui semblèrent s'étirer longuement. Je percevais à moitié son rire joyeux. Quand enfin il me libéra et que je le regardais avec un air ulcéré, il haussa les épaules et répliqua :

« C'était pour m'avoir dérangé. »
« Quelle attitude digne d'un adulte, digne d'un roi ! Je te rappel que dans moins d'une heure tu dois rencontrer l'ambassadeur de Norvège ! »

Ais-je répondu, sarcastique. Semblant reprendre un peu de maturité, mon frère hocha la tête et s'en fut se préparer pour régler ses devoirs de roi. Je pus alors faire entrer la pauvre femme qui attendait depuis tout ce temps pour nettoyer le capharnaüm laisser par Gauvain. Je lui souhaitais bonne chance et m'éclipsais, direction l'infirmerie. Une fois arrivé, je revêtis une robe verte pâle comme il était d'usage depuis des siècles dans le corps de la médicomagie, que je ne fermais pas, laissant chaque côté battre mes flanc comme une cape et allait dans une des chambres que l'aile médicale comportait afin de vérifié l'état d'un de mes patients. Cette aile n'était pas bien grande mais équipé comme un mini hôpital selon le moindre de mes désirs. Le patient en question  était un noble, un membre de la famille Rosier : Sir (chevalier de son rang) Edward Rosier. Celui-ci présentait depuis quelques jours une peau recouverte de ce qui ressemblait à des lacérations teintées de violet. Je remarquais avec satisfaction qu'aujourd'hui elles étaient passées d'un violet vif à quelque chose de moins opaque. De plus il semblait avoir bien meilleure mine. Je pris ses constantes et une plumes à papote bricolée par mes soins pour être certain qu'elle n'écrive pas n'importe quoi, les nota pour moi. Je lui assurais que je repasserais dans quelques heures après lui avoir donner une potion et embarquait le dossier pour le consulter. Cette maladie semblait de pas avoir de précédent ou du moins en combiner plusieurs. C'est complètement perdu dans mes pensées que je me rendis dans mon bureau. Ce faisant, je passais pas la salle d'attente et eut la "surprise" d'y retrouver Lily. Tiens donc !

« Bonjour, votre altesse. »
« Ah non par pitié ! Sanders ! C'est si compliqué ? Pas de messire, pas de mylord, encore moins de votre altesse ! »

Je lui trouvais un air crispé et je n'eus pas besoin de regarder son coeur pour savoir qu'elle était en colère. Elle me tendit son bras et en tournant son poignet le fit craquer. Elle m'annonça avec un sourire qu'elle pensait qu'il y avait un petit problème. Je me retins de lever une fois de plus dans cette journée les yeux au ciel. Qu'avait les Potter avec la santé ? L'invitant à venir dans mon bureau d'un signe de main, je lui dis en m'y installant :

« Arrêtes de plisser les sourcils de cet air embêté, tu vas avoir des rides avant l'âge ! Fais voir ce poignet. »

Je pris délicatement sa main et me mis à la tourner dans tout les sens, faisant résonner mon bureau de craquement. L'articulation semblait ne pas être dans un bon axe. Sans prévenir, d'un coup, je tirais brusquement dessus et un crac bien plus fort que les précédents emplie la pièce. Sans attendre je repoussais brutalement le poignet et à nouveau le bruit résonna fortement. Je me levais, cherchais une fiole dans une armoire et revint vers Lily. Je versais une goutte d'un liquide huileux bleu foncé et entourait son poignet d'un fin bandage comme un pansement pour retenir le liquide.

« Garde ça jusqu'à ce soir et tout ira bien. Maintenant dis moi, qu'est-ce qui te tracasse, ou plutôt te met en colère ? Tu pourrais venir me voir à moitié morte que tu conserverais ton sourire. »

C'était une colère sourde, pas une grosse, mais une colère tout de même. Je n'avais pas envie de la laisser s'en tirer comme ça mais la morale attendrait un peu. Je m'assis confortablement dans mon fauteuil et attendit qu'elle veuille bien me le dire.


Save the world today !
N’oublies jamais ce que tu es, car le monde ne l’oubliera pas. Puise là ta force, ou tu t’en repentiras comme d’une faiblesse. Fais-t-en une armure, et nul ne pourras l’utiliser pour te blesser.
apache.


Dernière édition par Sanders A. Tudor le Dim 16 Juin - 21:43, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Les mots sont des armes tranchantes. [Lily&Sanders]   Dim 14 Avr - 22:24

Il ne suffit que de quelques secondes pour que le médicomage royal – dans tous les sens du terme par ailleurs – apparaisse devant elle. Il ne sembla pas surpris de la retrouver là, après tout les Potter et la santé, c’est une longue histoire qui se termine le plus souvent sur la table du médicomage. Avec forces plaintes et dérobades pour faire croire audit médicomage qu’on a des trucs important à faire, comme protéger le roi, par exemple. Mais bon, cela ne marcherait pas du tout avec Lily, vu qu’elle n’était pas garde royale, et que bon, son poignet commençait à carrément la gonfler en fait. Outre le fait qu’il gonflait, lui aussi, aha. Comment dire, il commençait à doubler de volume, et si ça ne lui faisait pas mal du tout, ça l’inquiétait quand même un peu. Ce n’est pas parce qu’elle s’estimait rodée face à la douleur qu’elle rigolait en voyant que son poignet doublait de volume. Avec une humilité feinte, Lily salua Sanders par un votre altesse on ne peut plus hypocrite. Il réagit immédiatement en grimaçant et en l’ordonnant une fois de plus de ne pas l’appeler milord, ou votre altesse, mais de l’appeler Sanders. Et une fois de plus, Lily sourit d’un air contrit, enfin, plutôt d’un air malicieux qu’elle cachait sous une façade contrite, et comme d’habitude, elle obtempéra. A sa manière.
« Oh oui bien sûr, pardon. Veuillez m’excuser. Monseigneur prince. »
Hinhinhin. Ca, c’est fait. Lily aimait bien le taquiner, ce médicomage princier. Déjà parce qu’il était gentil, et super simple en plus de ça, et comme il lui parlait comme à une égale, elle le taquinait sur son titre, et il la taquinait sur son caractère de casse-cou, tout en profitant de son rang pour lui faire la morale à chaque fois qu’elle revenait un peu trop en morceaux. Comme la fois où elle était allée le voir après s’être battue en entraînement avec son frère et que son épaule picotait. Elle avait juste réussi à la déplacer en réceptionnant très mal un coup de poing, et il lui avait fait la morale pendant au moins quinze minutes avant de la laisser partir. Parfois, elle jouait la martyr pour qu’il abrège, mais là, elle n’avait juste pas osé, parce qu’il semblait tellement sérieux qu’elle craignait qu’il ne lui assène quinze minutes de plus de sermon pour lui apprendre. Avec un sourire, elle se leva pour le suivre dans son bureau et s’asseoir à une chaise quand il la lui indiqua. Et quand il lui dit de cesser de froncer les sourcils d’un air si ennuyé, ses sourcils se froncèrent encore plus. Mince. Il avait quand même réussi à voir qu’elle avait les nerfs. Placide, elle tendit son bras au médicomage, qui palpa quelques secondes son poignet, avant de faire quelque chose qui aurait pu lui coûter la vie. Il tira sur son poignet, et un craquement sonore emplit la salle en même temps que l’instinct de conservation de Lily lui ordonnait de frapper. Elle attrapa le bas de l’accoudoir de la chaise dans laquelle elle était assise et serra de toutes ses forces. Puis il repoussa son poignet dans l’axe avec un nouveau craquement, et Lily dut se faire violence pour lâcher la chaise. Elle la serrait tellement fort qu’elle aurait sans doute pu la briser. Quand il la lâcha et se retourna, elle fit une grimace de douleur en bougeant ses doigts. Au moins, ça ne craquait plus. Revenant, il laissa tomber une goutte de quelque chose sur son poignet et entoura le tout d’un bandage fin.
« La vache, c’était quoi ça ? Fallait prévenir, j’ai failli avoir une mauvaise réaction là ! »
En gros, j’ai failli attraper un truc et te le balancer dans la gueule. Lily, tout en finesse. Le pire c’est que c’était vrai. La seule chose qui l’avait retenue, c’est que c’était elle qui lui avait demandé de lui remettre le poignet en place. Du coup ça n’aurait pas été très charitable de le frapper. Puis après coup, elle se rappela qu’il lui avait demandé ce qui la mettait en colère. Ah. Euh … Rapidement, elle chercha un moyen d’esquiver la question, mais impossible. Déjà parce qu’il était un prince, donc bon, mettre un vent à un prince, ce n’est pas très gentil. C’est même interdit, elle sentait déjà le regard lourd de colère de son père s’il apprenait qu’elle avait refusé de répondre à une question princière directe ou indirecte. En plus il la regardait en souriant, cet espèce de sourire doux de la personne en confiance qui attend une réponse. C’est déloyal, ce sourire est trop sexy, il ne manque plus que les lunettes quoi. Finalement, elle lâcha un soupir très peu protocolaire, sachant que de toute manière il s’en fichait complètement, puis elle se jeta à l’eau sans oser le regarder. Elle n’avait pas spécialement envie de lire sa peine au fond de ses yeux.
« J’ai, euh, j’ai entendu deux nobles parler de, euh, quelqu’un en des termes pas très sympathiques. Ils disaient que, que … »
Sa voix mourut, et elle se tirailla les cheveux d’un air gêné. Arf. Joker ? Non, ça ne marche pas ? Franchement, elle n’avait pas envie de lui dire qu’elle avait entendu deux connards le déprécier parce qu’il pleure toujours sa fiancée et qu’il est un bâtard. De base, ce n’était pas à elle de lui apprendre ça, quoi.
« Bon d’accord. J’ai entendu deux nobles ricaner en disant que le bâtard – toi – manquait cruellement de tenue et se savoir-vivre parce qu’il pleurait toujours sa fiancée décédée. »
Fronçant les yeux, elle regarda ailleurs. Eh, elle est une Serpentard, et le courage d’affronter les autres n’est pas une qualité inhérente aux Potter, après tout. Lily laissa planer un silence de quelques secondes, affreusement mal à l’aise. Rien que de raconter ça, elle avait envie d’attraper le premier objet contondant qu’elle trouverait sur son chemin pour aller expliquer deux-trois petits trucs à ces cons de nobliaux qui se croyaient tout permis parce qu’une gonzesse de leur famille avait tapiné avec le roi pour anoblir les siens. Encore une chose qu’elle ne dirait pas tout haut puisque la mère de Sanders avait fait exactement la même chose, en fait. Puis elle releva la tête vers lui avec un léger sourire forcé.
« Je leur ai donc expliqué que, sachant qu’il portait un nom de famille princier, son altesse le prince Sanders ne pouvait pas être considéré comme un bâtard, mais comme un membre à part entière de la famille royale. Et quand ils m’ont répliqué que je ne comprenais rien du fait de mon jeune âge, je leur ai dit que je n’omettrai pas de demander quelques éclaircissements sur la question à mon père. Le capitaine de la garde royale. Ils ont changé de tête, surtout quand je leur ai dit que je connaissais leurs noms, ce qui est complètement faux, mais comme je peux les décrire, il n’aura aucun mal à les retrouver pour leur expliquer le respect du à la famille royale. »
Elle se tut, et le silence retomba. Lily ne se sentait plus d’humeur à faire de l’esprit pour le dérider, l’ambiance était complètement plombée. Elle avait même oublié la leçon de morale dont il allait l’accabler dès qu’il aurait repris du poil de la bête. Pour le moment, il allait très mal, et c’était le seul truc qui était important. Comme quoi, elle l’avait quand même dans le sang, le fait d’être une garde royale. Après tout, elle venait de tenir tête à deux adultes dans la force de l’âge à seulement dix-neuf ans pour protéger la réputation d’un membre de la famille royale, à ses yeux le seul qui vaille la peine d’être protégé pour le moment, vu qu’elle ne se rendait pas compte qu’elle aurait fait exactement la même chose pour le roi, la reine, les enfants légitimes ou n’importe quel bâtard légitimé par le roi. Brave petite Potter. Doucement, elle posa sa main valide sur celle de Sanders, pour lui rappeler qu’il n’était pas tout seul, autant dans la pièce que mentalement.
« Ca va aller ? »



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MessageSujet: Re: Les mots sont des armes tranchantes. [Lily&Sanders]   Mar 16 Avr - 21:00



Sanders & Lily
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utile à la santé que l’exercice du corps. »

Monseigneur prince. Monseigneur et prince. Deux marques de respect insupportables qui résonnaient dans sa bouche. Ses lèvres les avaient délicatement articulées sur un ton de moquerie évident mais léger pour ne pas blesser et manquer totalement de respect. Monseigneur, titre réservé à la noblesse. Au Moyen-Âge il était d'ailleurs réservé à la famille royale. Pas de monseigneur pour les comte et les duc ! Maintenant il est courant de marquer le respect en nommant n'importe quel membre de la noblesse ainsi. Prince. Nom du titre même. Je suis prince. Je n'aime pas ça. Comme si par ma naissance je devais être supérieur à d'autre ! C'est la même chose de penser que les sorciers sont au dessus de tout ou qu'ils sont à abattre comme les démons qu'ils semblent être. Prince. C'est pourtant bien ce que je suis. Un prince d'Irlande. Je regardais Lily avec des yeux exaspérés. Mais je savais que je n'obtiendrais rien, du moins pas vraiment, et le relever encore ne lui permettrais que d'attraper le bâton que le lui tend pour me taper avec. La jeune femme était passée maître dans l'art de jouer avec les mots et bien que ce soit un de mes talents également, je préférais pour ma part les réfléchir et les mettre à l'écrit plutôt que les détourner à l'oral.

Je remis son poignet en place dans des bruits plutôt écœurant qui pouvaient rappeler pour ceux à qui cela était arrivé, le bruit d'un os qui se brise. La douleur que je sentais dans le corps de la jeune femme n'était rien comparé à la brève envie de m'en foutre une. Mais je ne pouvais pas la prévenir. Bien que brave, la plus part des gens avaient un petit mouvement de recul, infime, qui pouvait empirer les choses. Il fallait que ce soit fait par surprise et c'était ce qui avait était fait. Aussitôt elle se calma. La souffrance infligée par ce soin avait été vive mais s'en était rapidement allée. Je souri légèrement en continuant de regarder son poignet une fois le bandage mis. La potion avait directement fait effet et le gonflement précédent ainsi que celui qu'on aurait pu attendre après une telle manipulation semblait presque inexistant. C'était comme si elle était venu me voir pour une petite foulure. Ce n'aurait pas été la première fois et c'était loin d'être la dernière. Et encore, j'avais de la chance si la jeune comtesse Potter se présentait avec quelque chose d'aussi insignifiant qu'un poignet foulé car en général il y avait toujours quelque chose de bien plus complexe et complètement tordu qui mettait mon esprit à rude épreuve afin qu'elle puis retrouver un corps tout à fait normal rapidement, sans trop de souffrance, si possible sans cicatrice. Après tout, la jeune femme suivait un entraînement et devait s'y conformer le plus possible. Mais Potter et santé, ça ne faisait pas bon ménage. A croire que leur principal outil de travail : leur corps étant donné qu'il l'utilise pour défendre la famille royale, n'était justement qu'un outil qu'on pouvait toujours réparer. Mais moi je le savais, un corps, ça ne se réparait pas toujours.

« La vache, c’était quoi ça ? Fallait prévenir, j’ai failli avoir une mauvaise réaction là ! »
« Un peu de tenue mademoiselle la comtesse ! »

Et vlan ! Retour à l'envoyeur. Ce n'était qu'une petite boutade complètement puéril cela je pouvais largement vous l'accorder, mais cela faisait un bien fou. Assis le plus confortablement possible dans mon fauteuil, je la regardais, attendant qu'elle se décide à m'avouer ce qui n'allait pas. Non je n'étais pas son psychologue quoiqu'en tant que médicomage de la cours cela m'arrivait de faire office de, mais elle pouvait se confier à moi pour tout ce qu'elle avait sur le coeur. Je n'étais pas du genre à alimenter joyeusement les ragots pour le simple plaisir de détruire une réputation ou briller par ma conversation. D'autre part ma conversation brillait autrement que par les racontars. Je pouvais parler de plein de chose, mais chuchoter et dénigrer quelqu'un ou bien avouer les moindres secret que j'avais juré de taire, ce n'était pas mon genre. Alors je l'écoutais. Au début elle essaya de m'emmener ailleurs et je sentais bien que son coeur était gêné. La jeune fille tergiversait sans arrêt et puis elle finit par laisser tomber ce qu'elle avait sur le coeur.

« Je leur ai donc expliqué que, sachant qu’il portait un nom de famille princier, son altesse le prince Sanders ne pouvait pas être considéré comme un bâtard, mais comme un membre à part entière de la famille royale. Et quand ils m’ont répliqué que je ne comprenais rien du fait de mon jeune âge, je leur ai dit que je n’omettrai pas de demander quelques éclaircissements sur la question à mon père. Le capitaine de la garde royale. Ils ont changé de tête, surtout quand je leur ai dit que je connaissais leurs noms, ce qui est complètement faux, mais comme je peux les décrire, il n’aura aucun mal à les retrouver pour leur expliquer le respect du à la famille royale. »

Je hochais la tête sans répondre tout de suite. Le silence aurait pu paraître gênant, pour ma part il était nécessaire. La réponse de Lily n'était guère surprenante avec tout le tact dont elle pouvait être capable, ironie quand tu nous tiens. La fougue de la sorcière lui permettait d'affronter n'importe qui apparemment. Les deux idiots avaient dû être bien surpris. Contrairement à ce qu'ils pensaient, mon deuil de Rose, je l'avais fait. Quelqu'un m'avait dit un jour, si tu ne parviens pas à tourner la page, arrache la. C'était quelque chose que j'avais toujours refusé de faire, l'arracher, car après tout c'était pire que d'oublier, c'était comme renier cette page, renier les mots écrit, les considérer comme une erreur et Rose était loin d'être une erreur. Je m'étais alors dit qu'il fallait peut être voir un autre livre, essayer une histoire différente mais ce n'était pas la solution. Je ne pouvais pas prétendre être ce que je n'étais pas. Alors j'avait ré-ouvert ce livre qui est une partie de moi, le chemin que je trace doucement. Je m'étais demandé quel était le problème. Pas la mort de Rose car chaque problème a une solution et je n'étais pas en mesure de la ressusciter. Le problème c'était moi. Dés lors que j'ai compris que j'étais seul responsable de mes malheurs et que pour me relever cela ne tenait qu'à ma propre volonté, la page s'est délicatement tournée. Pour autant cela n'excluait pas un retour au passé et dans un flash back je regardais les mots que nous avions écris ensemble. Une fois par semaine, je vais fleurir sa tombe et il m'arrive encore de verser des larmes car je n'oublie pas et je garde encore cette tristesse, mais j'avance toujours.

« Les courtisans passent leur temps à dénigrer autrui pour leur propre bien sans même parfois se rendre compte du mal qu'ils peuvent causer. De plus certains voient d'un mauvais oeil que je sois souvent avec le Roi d'autant plus qu'ils ne comprennent pas pourquoi mon père m'a légitimé. Ces gens là ne perdent pas une occasion pour parler de moi avec mépris. Oh bien sûr ils se répandent en courbettes grotesques à mon passage et louent mes qualités devant mon frère tout autant que, quand ils ont besoin de se faire soigner ils ne rechignent pas à profiter de mes talents. L'hypocrisie est une règle qu'ils n'enfreignent jamais. »

Je souris à Lily. Le monde de la cours est un véritable bain de sang. Je ne m'y étais jamais senti à ma véritable place du moins je n'y aimais pas les chuchotements constants et ces manies qui sans cesse commandait à ceux qui jouaient au jeu dangereux de la cour de plaquer un sourire faux sur leurs lèvres. Cependant il y avait des côtés agréables comme celui de pouvoir faire énormément de choses. J'avais ainsi à ma disposition tous les équipements que je voulais ce qui me permettait de soigner un nombre considérable de gens, une bibliothèque immense pleine de recueils rares et précieux, ainsi qu'un jardin fantastique parfait pour le footing du matin. Il fallait bien trouver des points positifs ! Encore que, même ceux là pouvaient se transformer en quelque chose de mauvais. Par exemple l'infirmerie. J'avais le droit de la gérer comme je le souhaitais aussi je passais mon temps à transplaner d'un bout à l'autre du pays pour voir les personnes dans le besoin qui ne pouvaient pas toujours avoir les meilleurs soins possibles, faute d'argent. La santé pour moi, ce n'est pas une question de race, de rang ou d'argent. Mais la cours n'apprécie pas que je ne la fasse pas toujours passer en premier...

« N'y songe plus. Leur jugement fait mal, comme toujours, mais il est inévitable alors il faut le laisser de côté. Pour ton poignet tu reviendras me voir sous une semaine, visite de contrôle. Quoiqu'il est plus certain que je te revoie avant, un hématome sur le visage, une jambe en morceaux ou bien une blessure quelconque n'est-ce pas ? »

Oui, Lily passait son temps à venir me voir. C'était bien sûr pour la taquiner. J'étais d'ailleurs une de ses seules raisons de venir à la cours mise à part son rang de comtesse. Elle comme moi détestait l'ambiance qui y pesait.


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MessageSujet: Re: Les mots sont des armes tranchantes. [Lily&Sanders]   Mar 23 Avr - 15:44

PU-TAIN. Ce fut la seule insulte qui vint en pensée à Lily quand Sanders se saisit vivement de son poignet pour tirer dessus avec un craquement détestable, et le remettre dans l’axe avec un nouveau craquement, tout aussi détestable que le précédent. De sa main valide, Lily avait saisi le bas de la chaise et le serrait à s’en faire craquer les phalanges. Heureusement, de par l’entraînement familial qu’elle avait commencé à l’âge de sept ans, elle avait les phalanges solides. Mais il ne faudrait pas s’étonner s’il y avait des petits trous dans la chaise ! De toute manière, il valait mieux qu’elle détruise une chaise qu’un prince. Une chaise ça se remplace, et elle n’avait pas trop envie de partir en prison pour avoir frappé un prince. Pourtant l’envie ne lui manquait pas, raison pour laquelle la chaise avait morflé à la place du médicomage. Tout doucement, elle se détendit, disant plus ou moins poliment qu’elle avait été surprise et qu’elle avait failli lui envoyer un coup de poing brutal dans le menton pour se défendre, mais qu’elle n’en avait rien fait. La réponse de Sanders fut immédiate et imprévue. Un peu de tenue, mademoiselle la comtesse ! Lily n’allait pas le laisser s’en tirer à si bon compte. Elle lui servit un sourire contrit et complètement ironique et se fendit d’une demi-révérence, vu qu’elle était toujours assise.
« Que votre altesse daigne me pardonner. La douleur m’égare, monseigneur, cela ne se reproduira point. »
ET BAM. A pigeon, pigeon à demi ! Cependant, il eut rapidement sa vengeance quand il lui demanda pourquoi diable elle n’allait pas bien. Ah. Bon, eh bien, esquive de Serpentard ! Avec un demi-sourire, Sanders la regarda esquiver verbalement sans la lâcher des yeux, à tel point qu’elle finit par céder pour lui dire ce qu’elle avait entendu sans oser le regarder. Qu’en venant, deux nobles parlaient de lui en le traitant de bâtard et en parlant de feu sa fiancée. Qu’elle les avait remis à sa place avec son habituelle ironie grinçante. Mais surtout qu’il devrait comprendre tout seul qu’elle souffrait et qu’elle enrageait de voir qu’on pouvait traiter avec si peu de considérations la famille royale. Merde quoi, il n’est pas un bâtard, il a été légitimé, il porte le nom de famille des Tudor ! Elle garda le silence quelques minutes, enrageant intérieurement, même pas soulagée d’en avoir parlé. Elle avait surtout envie d’attraper un truc lourd et pointu pour leur planter dans la tête et jouer au Quidditch avec cette dernière. Oui, mine de rien, Lily Potter est une fille redoutablement violente et dangereuse. Tout le monde se laissait tromper par son physique avantageux et sa petite taille, que n’arrangeaient pas ses courbes engageantes et son attitude de petite poupée noble. Eh bien non. Lily se maquillait très peu, préférait les jeans amples aux robes hors de prix, disait tout haut ce que les autres pensaient tout bas, et surtout, elle avait le coup de poing facile. Plus d’une fois elle avait fini à l’infirmerie à cause d’une bagarre, non pas parce qu’elle en était l’infortunée victime, mais parce qu’elle avait frappé tellement fort qu’elle s’en était cassé les doigts. Finalement, elle releva la tête, et fut surprise de voir qu’il souriait toujours avec amusement, comme s’il n’en avait rien à faire qu’on médise de lui. Waow. Il venait de faire un bond dans son estime. Elle l’écouta répondre, puis fidèle à elle-même, répondit comme un vrai Potter l’aurait fait.
« Je me moque qu’ils ne comprennent pas. Bâtard ou pas bâtard, tu as été légitimé, et je ne vois pas qui ils sont pour oser critiquer la décision du roi comme ça. S’ils veulent te mépriser, qu’ils aient au moins la décence de le faire en silence, au lieu de le sous-entendre de cette façon dans les couloirs pour ensuite venir te voir quand ils ont un pet de travers. C’est inadmissible. C’est juste … Lâche. »
Marrant, que Lily s’indigne devant la lâcheté. Serpentard n’était-elle pas passée maîtresse dans ce domaine ? Et elle, parfaite représentante de sa maison, n’avait-elle pas ses propres moments de lâcheté ? Oui, mais elle estimait que c’était différent. Dire tout haut du mal de quelqu’un et aller le voir au moindre problème, c’est hypocrite, lâche, et mal. Sa lâcheté à elle consistait à ne jamais se mêler des affaires où elle ne ressortirait pas gagnante ou sans soucis. C’était plus de la prudence qu’autre chose. Quand elle disait du mal de quelqu’un, elle l’assumait après, et n’allait pas se pointer devant lui pour lui faire des courbettes avec un sourire mielleux. Parfois, il aurait vraiment fallu songer à nettoyer la cour royale au karcher, ça lui aurait fait un bien fou. Quand il reprit la parole, Lily releva la tête en constatant qu’il parlait de son poignet, lui demandant de repasser d’ici une semaine pour une petite visite de contrôle, tout en lui disant avec un sourire qu’il était certain de la revoir avant vu la boule de nerfs qu’elle est. Eh, ce n’est pas de sa faute quand même. Très naturelle, elle esquissa un sourire amusé. Une jambe en morceaux ? Oh, ça elle l’avait déjà fait, en tombant de balai, alors s’il pensait exagérer un peu, c’était râpé. Sa première année de Quidditch, elle s’était mangé un Cognard particulièrement vicieux de la part du batteur de Gryffondor, et s’était brisé la jambe en tombant. Elle n’avait jamais autant hurlé de sa vie. Pas des hurlements de douleur, mais plutôt de fureur. Elle avait noyé le Gryffondor d’injures bien nourries sous le coup de la douleur, et les Serpentard avaient beaucoup ri à son rétablissement, lui disant qu’ils avaient appris plein de nouvelles insultes au passage.
« A vos ordres, Docteur ! De toute manière je suis coincée ici pendant un long mois, mes parents n’ont pas voulu que je reste seule à Godric’s Hollow avec toute la famille ici. Et dire que j’avais prévu de passer mes vacances avec Luna ! Elle est orpheline, elle vit dans l’orphelinat pas loin de chez moi. Je l’aurais bien invitée ici, mais bon, inviter une moldue au palais royal des sorciers n’est pas vraiment une excellente idée je crois … Enfin bon, désolée, je t’embête avec mes histoires. »



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MessageSujet: Re: Les mots sont des armes tranchantes. [Lily&Sanders]   Jeu 30 Mai - 22:08



Sanders & Lily
« Une lecture amusante est aussi
utile à la santé que l’exercice du corps. »

Il n'y avait pas de demi mesure avec Lily Luna Potter et quand elle avait une idée en tête, quand elle devait gagner un combat, elle s'empressait de le faire. Ainsi je savais déjà que malgré toute la patience et toute la persévérance dont j'étais capable, borné comme je pouvais être, je ne gagnerai pas notre petite joute verbale. Qu'à cela ne tienne, je n'avais pas besoin de gagner, il n'y avait pas d'enjeux importants, il n'y avait pas de guerre, pas d'innocents à mourir, juste un sourire à gagner et voir le sien me suffisait amplement. Je souris à sa réplique alambiquée. Deux titres de noblesse, trois formation de mots hautaines de la cours... Je ne repartirai pas sur une réponse joueuse, pas encore, je déclarai forfait. Il fallait savoir s'amuser en perdant car la vie n'est pas une suite de succès malheureusement. La révérence à moitié exécutée me sembla ridicule mais autant ne pas le soulever sinon nous étions repartis pour de gentilles moqueries. Il faut croire que se chercher devient une seconde nature quand nous sommes ensembles et comme cela ne déplaît ni à l'un ni à l'autre car jamais nous n'avons l'affront de franchir le pas de la réelle moquerie, nous continuons.

« Je me moque qu’ils ne comprennent pas. Bâtard ou pas bâtard, tu as été légitimé, et je ne vois pas qui ils sont pour oser critiquer la décision du roi comme ça. S’ils veulent te mépriser, qu’ils aient au moins la décence de le faire en silence, au lieu de le sous-entendre de cette façon dans les couloirs pour ensuite venir te voir quand ils ont un pet de travers. C’est inadmissible. C’est juste … Lâche. »

Qu'ils ne comprennent pas ? Les nobles comprenaient parfaitement de quoi il en retournait car il était même probable qu'une femme de leur famille, la leur, une soeur, une fille, une tante, encore enfant, dans la fleur de sa jeunesse, magnifique, à couper le souffle, se soit vue poussée comme ma mère dans le lit du roi ou d'un noble plus puissant, d'un membre important de la famille royale. Une femme comme ma mère en somme. Sacrifié sur l'hôtel de leurs beautés, ces femmes ont permis à certains d'avoir des privilèges et à condamner d'autre à tomber en disgrâce. Qu'importait, le jeu en valait la chandelle et tous les sangs bleus, tous les sangs aspirant à devenir bleus se sont précipité pour offrir une jeune vierge, sans se soucier de la vie qu'ils pouvaient gâcher. Alors oui, les nobles comprenaient parfaitement que ma mère, roturière de sa condition, avait été poussée dans le lit de feu le roi précédent et que par ce geste, lors de sa mort, elle avait permis à la famille Dolohov de s'élever dans la noblesse. Par contre oui, les nobles n'avaient aucun savoir vivre parfois, eux qui pourtant prisaient une étiquette parfaite. L'honneur n'était qu'une apparence, peu l'était réellement. Le père de Lily l'était et c'était un des rares.  

« Le courage, l'honneur, ils en parlent beaucoup mais ne les appliquent que rarement. C'est comme ça. Bien sûr que ça me touche ce qu'ils disent, bien sûr que je déteste les voir venir en rampant vers moi, avec leur sourire mielleux et leur hypocrisie lorsqu'ils ont besoin de mon aide pour suivre silencieusement la grossesse de leur jeune parente qu'ils ont sacrifiée sur l'hôtel de leurs ambitions démesurées, ou quand ils veulent être soigner. Ils détruisent des vies sans scrupules. Ils parlent sur chacun qui passent sous leur nez, à haute voix, dans les couloirs, au lieu de venir le faire en face. Ils n'oseraient jamais. Bien sûr qu'ils sont lâches. Mais je dois être meilleur qu'eux et tu le dois aussi. Je te remercie d'avoir pris ma défense. »

Peu l'aurait fait. Et encore moins une jeune adolescente, noble. Habituellement, celles-ci préfèrent rire niaisement dans leurs dentelles, papotant allègrement sur les beaux partis que vont choisir leurs parents, méprisant ceux qui sont à mépriser par la mode qui passe, et regardant le monde d'en haut, comme si elles étaient montées sur un piédestal. C'était à pleurer de voir comment des parents pouvaient transformer de jeunes gens innocents et malléables en de vrais requins pour la cours. Lily me parla de ses vacances et ses projets et je souris à l'audace de l'entreprise proposée mais aussitôt rejetée. Je restais pensif. Il y avait des moldus à la cours des sorciers, des vampires, des loups-garous aussi, néanmoins, au moins en façade, il était demandé d'aimer les sorciers. L'Irlande est le pays de la magie et la race sensée l'illustrer au mieux, celle qui constitue la grande majorité de son peuple, c'est bien sûr les sorciers.

« Non, tu ne m'ennuis pas. Je pense au contraire que c'est une bonne idée, il faut choquer les mœurs trop coincées. Je ne serais pas contre de vous voir au détour d'un couloir causer quelques crises cardiaques à des nobles emprisonnés dans leurs manières. »

Je fronçai les sourcils, me souvenant de quelque chose. Luna, pas loin de chez Lily soit à Godric, dans un orphelinat, donc une orpheline...

« Hum, Luna comment ? »

Il y avait pas mal d'année, alors que j'étais encore un adolescent, j'ai forcé Gauvain à aller voir une  jeune fille répondant à ce prénom. Ce n'était pas n'importe qui cette jeune femme, c'était une de ses bâtardes. J'aime savoir que chaque enfant qu'il a jouit d'une existence plus ou moins heureuse, je tiens un registre avec des adresses et des noms, pour savoir à qui envoyer un peu d'argent de temps en temps, à qui rendre une visite, qui aider. Je refusais et je refuse toujours de laisser quelqu'un derrière, comme on a pu me laisser quand j'étais enfant. Ainsi si je ne peux forcer Gauvain à reconnaître tous ses enfants, je lui demande au moins de me laisser m'en occuper.


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Dernière édition par Sanders A. Tudor le Dim 16 Juin - 21:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les mots sont des armes tranchantes. [Lily&Sanders]   Sam 1 Juin - 17:12

A voir sa tête, Sanders venait juste de déclarer forfait, comme s’il venait de comprendre que continuer cette joute verbale avec la Serpentard lui prendrait des heures et ne servirait à rien. Trois formules alambiquées et deux marques de politesse bien senties avaient suffi à le faire abandonner. Il sourit d’un air amusé à son sourire à peine ironique, et partit sur un autre sujet, suivi par Lily qui était contente de ne plus sentir son poignet craquer pour un oui ou pour un non. Il eut même la grâce de ne pas relever sa demi-révérence complètement foireuse et carrément second degré, aussi. Parce qu’il y avait un sujet plus important que ça. Les autres nobles. En bonne fille de Potter, Lily était indignée du traitement que ces abrutis à col monté réservaient au prince médicomage. Qu’il soit bâtard ou non, il était prince et méritait autant de respect que les autres. Elle s’était soulevée devant les deux nobles qui osaient dire du mal de Sanders et leur avait plus ou moins rabattu le caquet. Sans nul doute, à son départ, ils avaient recommencé de plus belle, en incluant la rouquine à leurs médisances. Bah, ça n’en ferait que quelques-unes de plus, ça la faisait rire qu’on raconte des ragots sur elle. Elle sélectionnait les meilleurs et les racontait à Luna après, pour la faire rire un coup. Cependant, Sanders reprit la parole, lui parlant comme à une adulte, ce que Lily appréciait chez lui. Elle détestait qu’on lui parle comme à une gamine sous-douée sous prétexte qu’elle avait dix-neuf ans et qu’elle était encore à Poudlard. Assez surprise, elle leva un sourcil. Effectivement, elle savait bien que de nombreux nobles envoyaient leurs filles, voire même leurs femmes, dans le lit du roi, tout ça pour un peu de privilèges. Il ne lui apprenait rien. Ce qu’elle ne comprenait pas, c’est pourquoi il acceptait de participer à ça et de se laisser cracher à la gueule sans rien dire.
« Oui, je sais. Enfin, pour les nobles, je sais. Après tout, les bâtards royaux ne tombent pas du ciel, il faut bien que leur mère soit passée par le lit du roi – sans vouloir t’offenser bien sûr. Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi ils se permettent de jaser comme ça alors qu’eux-mêmes n’attendent que la première occasion pour envoyer leur fille ou leur femme par le même chemin. »
D’un geste négligent, elle passa ses doigts sur le pansement recouvrant son poignet. Elle aimait bien parler politique avec Sanders. Il l’écoutait et lui donnait son avis, comme à une adulte. C’était rare. Et c’était très plaisant.
« Et ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi tu acceptes ça. Ils se moquent de ton lignage et viennent te voir pour que tu t’occupes d’une femme de leur famille dont l’enfant aura le même que toi. A ta place, je leur claquerai la porte au nez en leur disant de revenir une fois qu’ils cesseront de se comporter comme des lâches. »
Raison pour laquelle elle n'est pas médecin ! Elle se retint de lâcher un grognement de colère. Franchement ! Elle était persuadée d’être dans le vrai, non, elle savait qu’elle était dans le vrai, ce qui la rendait encore plus verte de rage de les voir se comporter comme une bande de vautours vaniteux et stupides. Réussissant à se calmer un peu parce qu’elle savait que ça ne servirait à rien de se mettre en colère, elle esquissa un demi-sourire forcé et releva un peu la tête, comme un pur défi adressé aux autres nobles.
« Evidemment que je te défend. T’imagines ça remonte aux oreilles de mon père et il apprend que j’ai rien fait ? Mes vacances sont fichues. »
Elle haussa les sourcils, amusée par son vieux mensonge. En fait, elle n’avait pas réfléchi. Elle s’était arrêtée et avait calmé leurs médisances dans l’œuf. C’était ça, l’éducation à la Potter. Même si elle déniait à la royauté le droit de lui donner des ordres – mais d’un côté il faut être fou pour donner des ordres à un Potter – elle s’interposait systématiquement quand un membre de la famille royale d’Irlande avait des soucis, que ce soient une bagarre ou de vulgaires ragots. A Poudlard, une fois, elle avait sèchement cassé le nez d’un Gryffondor qui médisait d’une des princesses. Quand un professeur lui avait demandé pourquoi, elle avait calmement répondu que son éducation ne lui permettait pas d’entendre un crétin lancer des ragots sur une princesse. Alors bon, deux idiots enfarinés qui disent du mal d’un prince, si elle ne peut décemment pas les frapper, elle peut les menacer de les dénoncer à son père, ce qu’elle comptait faire, par ailleurs. Et Sanders, tout comme Lily, le savait parfaitement, tout comme il savait que Lily ne reconnaîtrait pas devant lui que c’était son éducation qui l’avait poussée à intervenir en entendant deux personnes se moquer d’un prince. Mais bref. Ses vacances, comme elle disait. Ses vacances avec Luna étaient foutues, à moins qu’elle ne trouve un moyen de faire venir Luna à Mellow Blue Castle, même si ce serait un peu dangereux pour la moldue. Luna serait, à tous les coups, vachement excitée de se retrouver dans un château plein de sorciers qui la regardent bizarre. Elle pourrait s’amuser à les provoquer, et Lily rigolerait discrètement sans pouvoir faire pareil sinon ses parents trinquent et elle se fait engueuler.
« Luna Parkers. C’est pas son vrai nom de famille, mais elle le connaît pas. Et comme une de ses copines s’appelle Parkers, elle a pris son nom de famille pour qu’elles deviennent sœurs, en gros. Je l’embête pour qu’elle devienne Luna Potter, ce serait juste trop cool. On se ressemble vachement toutes les deux, autant par le caractère que par le physique. On est des sœurs spirituelles ! »
Ne se rendant même pas compte que Sanders semblait s’intéresser de très près à son amie, Lily reprit la parole avec un grand sourire, dévoilant plein de trucs sur la vie de son amie au demi-frère de son père. Oui, parce qu’elle ignorait que sa Luna était la bâtarde du roi. Encore une. Ma foi ! Comme ça, si Luna devient princesse, Lily devient obligatoirement sa protectrice. Et le premier à dire du mal de sa sœur spirituelle se prend une Potter énervée en pleine poire, ça les calmerait, na.
« Elle est en sport et combat avec moi. A Serpentard. Puis en fait on peut même dire que c’est ma sœur, elle passe plus de temps au manoir Potter que dans son orphelinat pourri. En plus c’est vrai qu’il est pourri, je l’ai visité en fraude en allant la voir en pleine nuit, une fois. Les murs sont moisis, les lits sont défoncés … C’est intolérable de laisser des enfants vivre dans des conditions pareilles. »



Show me how to lie, you're getting better all the time, and turning all against the one, is an art that's hard to teach, another clever word, sets off an unsispecting herd, and as you get back into the line, a mob jumps to their feet, now dance, fucker, dance, aan he nerver had a chance, and no one even knew; it was really only you, and now you steal away, take him out oday, nice work you did, you're gonna go far kid
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MessageSujet: Re: Les mots sont des armes tranchantes. [Lily&Sanders]   Mar 4 Juin - 22:25



Sanders & Lily
« Une lecture amusante est aussi
utile à la santé que l’exercice du corps. »

Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi ils se permettent de jaser comme ça alors qu’eux-mêmes n’attendent que la première occasion pour envoyer leur fille ou leur femme par le même chemin. Ces mots résonnent dans ma tête alors que je ne sais que répondre. De mon point de vue cela me semble aussi ridicule qu'à elle mais pour autant les nobles le font quand même. Ils se fichent de briser des vies tant que cela leur permet de satisfaire leur ego et ainsi réaliser leur plus hautes ambitions. Ils veulent toujours grimper plus haut et peu importe ce qu'ils sacrifient, ceux qu'ils sacrifient. Ce ne sont que des dommages collatéraux et allez leur dire qu'ils se trompent, allez leur dire que ce sont des êtres humains, qu'on leur doit plus de considération que cela, et ils vous riront au nez. Parfois on ne pense qu'aux femmes mais j'ai vu le fils d'une riche famille possédant l'empire des horloges en Irlande venir me voir pour des coups dans le dos.  Les blessures descendaient sur ses cuisses et il refusait de m'avouer ce qu'il s'était passer. J'ai mis des heures à le rassurer, à lui faire comprendre que je pouvais l'aider et non seulement pour les plaies qui barraient son dos. Il était mort de peur. Seize ans, et sa famille l'avait poussé dans les bras d'un duc préférant aux jeunes filles les jeunes garçons. Un duc violent...

L'autre incompréhension de Lily est fort compréhensible : pourquoi je leur permet encore de m'utiliser. Je souris tristement. Je pourrais leur claquer la porte au nez et quoi ? Ils iraient voir un autre médicomage. Lui, il ne s'occuperait que de la grossesse d'un point de vu médical, et c'est tout. Je ne ferais jamais ça, je ne les laisserais pas abandonner leur fille aux mains de quelqu'un qui ne fera que son travail. Je connais de bons médicomages, ils pourraient même s'occuper de ces jeunes femmes en détresse au moins autant que je m'en occupe, cependant je refuse de prendre le risque. Je suis personnellement impliqué et je veux assurer à ces femmes le bonheur d'un soutien réel. Les parents me demandent souvent de donner le petit bâtard ou la petite bâtarde à l'orphelinat, une fois qu'il ou elle est né(e). Je ne les écoutes pas, je n'écoute que la mère, et si elle n'en veut pas également, le plus souvent parce qu'elle a peur, qu'elle est bien trop jeune pour assumer, je préfère les placer en famille d'accueil, chez des gens que je connais. Peu s'impliquerait autant. Je veux le faire. Pour le bonheur des mères et des enfants. Que ce soit les nobles, ou les riches, tous cherchent des privilèges en plus que peuvent leur accorder la famille royale ou bien d'autres nobles. Je veux réparer le mal qu'ils ont fait.

« Je leur claquerais bien la porte au nez, ce n'est vraiment pas l'envie qui manque mais je ne peux pas faire ça aux femmes qu'ils envoient. Elles sont souvent jeunes, perdues, et je ne peux pas m'empêcher de voir ma mère dans leur regard, de me rappeler tout ce qu'elle a perdu à cause de moi. Je veux les aider. Je suis leurs grossesses en écoutant ce qu'elles veulent vraiment et non ce que leur famille veut, je les aide à faire un choix, je les soutiens, quoiqu'elles décident. Je leur promet de les aider si elles ont besoin d'aide. Non vraiment, je ne peux pas refuser mon aide à ces femmes, même si cela veut dire accepter l'hypocrisie de leur famille. »

Je ferme les yeux quelques secondes, un voile de tristesse sur le visage. Maman... Maman est morte, et c'est pour ça que Père m'a légitimé, c'est pour ça qu'il a anoblis les Dolohov. Mais avant tout cela, Anya Dolohov était une jeune femme pleine de vie, promise à un grand amour, promise à tant de choses... On lui a demander de sacrifier sa jeunesse pour un privilège et elle l'a fait. Quand je me suis retrouvé dans son ventre, elle a refusé d'avorter. Quand je suis né, je lui ai volé ses jambes, je lui ai pris sa santé. Ses souffrances, je ne veux pas que d'autres les vivent. Mes souffrances, aucun enfant n'a à vivre ça.

« Ils se fichent du mal qu'ils font. Ce ne sont que des dommages collatéraux. Je me bats pour les raisonner, mais il semble que pour certain avoir un coeur soit une option qu'il n'aient pas pris. »

Je souris plus légèrement quand à sa remarque sur ses vacances. Son père prend très au sérieux son travail. Heureusement qu'il y a des nobles qui ne sont pas des ordures, que tous les hommes ne soient pas prêt à sacrifier n'importe quoi et n'importe qui pour leur ambition démesurée. Quand elle me parle de Luna, je me force à rester tout à fait naturel. Après tout, c'est bien la Luna à laquelle je pensais. Je ne suis pas certain qu'il s'agisse là de la fille de Gauvain mais j'en suis presque sûr. Et j'ai réussir à persuader mon frère de lui rendre visite. Étonnement il l'a fait. Je suis content que la jeune femme se soit fait des amis. Après tout c'est peut être ma nièce. Et même si elle ne l'est pas, du moins Gauvain la considère comme tel.

« Tu me la présenteras ! Je t'imagine bien entrer en effraction dans un orphelinat... Glorieuse Potter ! Les orphelinats ne sont pas toujours les meilleurs endroits du monde, mais si elle n'avait pas été là, l'aurais-tu rencontrée ? C'est un mal pour un bien. »

Je rigole doucement à l'image que mon imagination a fait naître dans mon esprit. Lily et sa fougue me font toujours rire.


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ϟ Credo : On sous estime souvent les mots. On pense qu'ils sont anodins, mais c'est faux : Les mots sont des armes tranchantes. Une fois prononcés, ils restent suspendus, ils s'accrochent. Ils se collent sur une paroi invisible, pas très loin des étoiles, de telle façon que leur propriétaire ne peut plus les récupérer. Les mots sont des assassins. Les mots sont des magiciens.

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MessageSujet: Re: Les mots sont des armes tranchantes. [Lily&Sanders]   Dim 16 Juin - 22:02

A peine Lily a-t-elle parlé qu’elle a envie de s’enfoncer dans le sol pour n’en plus jamais sortir. Mais quelle conne ! Comment pouvait-elle affirmer à un bâtard royal qu’elle aurait envoyé les femmes comme sa mère se faire soigner ailleurs en leur claquant la porte au nez ? N’avait-elle donc pas de cœur et rien dans le cerveau ? Et dans un même mouvement, Sanders l’enfonça impitoyablement sans s’en rendre compte, lui disant qu’il ne pouvait s’empêcher de voir sa mère dans leurs regards perdus et effrayés. Pour un peu, Lily se serait frappée le front de son poing en se traitant de pauvre abrutie, à la manière des elfes de maison qui vont contre la volonté de leurs maîtres. Elle grinça des dents et serra son poing valide, baissant les yeux de honte face à l’honnêteté franche du médicomage. Par Merlin, elle devait lui sembler bien stupide, et surtout trop immature pour comprendre les choses de la vie. Fille légitime d’un homme aussi droit et honnête qu’il est possible de l’être, comment pourrait-elle seulement imaginer ce genre de concept ? Il ferme les yeux et se tait. Lily, mal à l’aise, trouva quand même le courage de tendre le bras pour poser une main sur la sienne en signe de soutien. Là, tout de suite, lui dire à voix haute qu’elle était désolée d’avoir dit des conneries à cause de son impulsivité aurait semblé déplacé à ses yeux. Alors que lui manifester son soutien comme ça, ça lui semblait plus humain. Enfin bon, comme d’habitude elle suivait son instinct quoi.
« Mon père me dit souvent qu’il ne faut pas se focaliser sur les problèmes mais sur la solution. Le problème c’est que les nobles poussent leurs filles dans le lit du roi, la solution ce serait qu’ils arrêtent. Peut-être qu’au lieu de raisonner cent personnes, en convaincre une serait suffisant ? La personne à l’origine du problème, donc le roi ? Si le roi arrête ses frivolités, les nobles seront bien obligés d’arrêter leurs bêtises. »
Elle se tut quelques instants et se renfonça brutalement dans son siège. Par Merlin, mais que venait-elle de dire à l’instant là ? Plissant le nez dans une mimique absolument adorable qui faisait craquer son frère, elle agita sa main valide d’un geste presque méprisant.
« Enfin. C’est le roi, je n’ai rien à dire là-dessus. Désolée. »
A ses yeux son idée était excellente. Mais voilà, on parlait du roi, et chez les Potter on est très tatillon quand on parle de la royauté. Lily entendait son père marteler à longueur de journée qu’on ne doit pas dire du mal du roi, même si on le pense très fort. Le rôle d’un garde royal est de protéger le roi, pas de le critiquer ou de porter un jugement. Et là, avec ses paroles précédentes, Lily avait bien l’impression d’avoir commis un crime de lèse-majesté que son père aurait jugé avec de gros yeux, avant de lui murmurer au creux de l’oreille que c’est une bonne idée mais que, bon sans Lily, ne parle pas du roi comme ça parce que si quelqu’un t’entend ça va très mal se passer. Et là, voilà qu’elle en parlait à un prince, au demi-frère du roi ! Si ses parents venaient à l’apprendre, elle aurait encore droit au sermon qui dure quatre heures pendant lequel on lui fait répéter ce qu’elle entend depuis sa naissance. Aussi quand le sujet changea, elle l’accueillit avec soulagement vu qu’on parlait de sa sœur de cœur. Sa Luna. Une moldue, mais ça n’avait jamais posé de souci aux Potter.
« Je l’ai rencontrée en colonie de vacances. On avait dix ans, et afin de favoriser l’intégration de tout le monde, on portait des tee-shirts roses ignobles. On les a teint en noir avec du cirage magique. Après on s’est retrouvées dans la même école, c’était chouette. »
Lily sourit en se rappelant les bons moments passés avec Luna. Le cirage, les bonbons, les devoirs qu’elles faisaient chez Lily, toutes ces conneries quoi. Ca lui manquait. Ca l’emmerdait énormément de savoir que Luna vivait dans un orphelinat minable alors qu’elle aurait pu venir vivre chez les Potter. Il suffisait de signer quelques papiers, en plus les parents de Lily étaient d’accords pour l’adopter. Mais voilà, Luna ne voulait pas abandonner Rose. Et elle lui cachait des trucs.
« Elle m’a dit qu’un jour un type est venu la voir, juste elle, et qu’il lui avait offert un bouquin en lui promettant qu’il ne lui arriverait rien. Tu parles ! Elle vit toujours dans cet orphelinat pourri avec leur boîte de la honte minable et personne ne l’a adopté. Je lui ai bien proposé, moi, mes parents étaient trop d’accord, et elle m’a répondu qu’elle attendait qu’il revienne. »
Elle siffla d’un air méprisant en s’enfonçant de dépit dans son fauteuil. Heureusement pour elle, elle ignorait qu’elle parlait du roi, sinon elle aurait modéré ses paroles. Mais si elle, elle l’ignorait, Sanders, lui, ne l’ignorait pas du tout.
« A tous les coups, c’est son paternel qui a eu un remords passager, qui est passé voir si elle allait bien pour se rassurer, puis une fois sa conscience soulagée, il est retourné à sa vie minable en effaçant sa bâtarde orpheline de son esprit. »



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MessageSujet: Re: Les mots sont des armes tranchantes. [Lily&Sanders]   Mar 2 Juil - 22:18



Sanders & Lily
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Bien que Lily ait compris la majeur partie du fonctionnement de la cours et ses règles qui font de cet endroit un véritable paquet d'horreurs, il est des choses qu'elle et son jeune âge n'ont pas encore assimiler ou du moins le refuse. Elle et sa fougue proteste vivement contre tous les abus et j'espère que cela demeurera ainsi tout le temps. Je suis fier d'elle, heureux qu'elle ait l'esprit critique et surtout qu'elle s'en serve. Le mal aise qu'elle éprouvait voilà peu me laisse cependant perplexe. Elle est gêné de ce qu'elle peut dire devant moi mais ne lui ais-je pas toujours affirmé qu'elle pouvait parler avec franchise avec moi ? Je la sens crispée et son regret empoisonne l'air. C'est peut être parce que j'ai parlé de ma mère, ou peut être parce qu'elle s'est sentie maladroite dans ses paroles. Je souris pour la mettre à nouveau à l'aise. Je l'écoute exposer sa théorie comme quoi parfois il faut régler le problème à la base et donc peut être voir avec mon royale frère s'il pouvait éviter de penser avec son royal pénis. Je la regarde en essayant de me retenir mais d'un coup j'explose de rire. Demander cela à Gauvain ? S'il obéissait, je crois que cela provoquerait un cataclysme tant c'est loin d'être dans sa nature.

« Oh j'ai beau essayer, mes mots atteignent le cerveau, pas plus bas... Mais mon frère n'est qu'une petite partie du problème car chacun convoite ce qu'il n'a pas. Ainsi les riches non nobles font la cours au chevalier ou aux autres nobles et les nobles de plus bas rang se précipite baiser les pieds de ceux qui les surpassent dans la hiérarchie. S'il n'y avait que le roi, nous éviterions déjà bien des problèmes. »

Oh oui, s'il n'y avait que Gauvain... Au moins a-t-il la décence d'être un minimum repentant quand je lui en parle. Il n'est pas mauvais et ne pense jamais au mal qu'il peut engendrer mais je pense que parfois il a tout de même honte de se retourner ou de regarder dans un miroir. C'est sans doute pour cela qu'il fait un meilleur père pour ses enfants bâtards qu'il a légitimé que pour ses enfants qu'il a eut avec la reine. Quelle triste existence ils ont tous les deux. Promis l'un à l'autre ils n'ont jamais trouvé la force de s'apprécier un tant soit peu. Gauvain m'en parle parfois. Il dit qu'il ne lui en veut pas, que ce n'est pas de sa faute, ni à lui, ni à elle. Ils n'ont pas eut le choix. Malgré tout il ne peut s'empêcher, quand il la voit, de revoir Père le priver d'une certaine liberté. Cette rancœur n'est pas destiné à la reine, mais à son statut de roi d'Irlande. S'il avait pu avoir le choix, je pense que mon frère aurait renié le trône et aurait choisi une autre vie sans hésiter. Malheureusement nous ne sommes pas maître de notre naissance et il était premier né du roi.

« Tu n'as ni manqué de respect ni offensé qui que ce soit. Mon frère t'entendrait, il en rigolerait. Ton opinion est important tant qu'il est sincère et juste, tant qu'il n'est pas contraire à la morale. »

Elle me raconte alors comment elle a rencontré Luna et je souris. Puis elle raconte pourquoi Luna n'a pas pu devenir sa soeur et je me force à affecter un air tout à fait normal. Je sais pertinemment de qui elle parle et je me demande comment je parviens à ne pas me trahir. J'ai presque envie de rire mais cela n'aurait pas de sens pour la jeune Potter. Elle ne saurait pas pourquoi cette soudaine hilarité me prend. Je me calme donc et fais mine d'être vraiment intéressé par quelques dossiers vagabondant sur mon bureau. Je lui répond, tout en regardant un dossier, pour ne pas laisser échapper quelque chose.

« Tous les pères ne sont pas prêt à assumer ce qu'ils sont. Peut être était-ce son père. Je m’abstiendrai de juger sans savoir. »

Je relève le regard. Je vais bientôt avoir un rendez-vous. Mais avant de congédier Lily, j'ai une question pour elle. Non je ne vais pas lui demander si elle a un petit copain et si je dois dés lors lui donner de quoi se protéger. Je suis certes son parrain mais je la considère comme assez grande pour savoir ce qu'elle fait et ce qu'elle veut. Et puis si elle veut venir m'en parler elle sait que ma porte est grande ouverte.

« Cela fait longtemps que nous n'avons pas couru ensemble. Si tu es disponible pour un footing, j'ai découvert une petite forêt agréable, nous pourrions y transplaner. Ton père m'y a déjà accompagné. Je crois que c'est cependant la seule chose que je peux faire avec lui en matière d'entraînement. Pour le reste j'ai bien peur d'être trop chétif ! »

Je passa une main affairée dans mes cheveux. Oui, la course est sans doute le seul sport pour lequel je ne me sent pas inférieur aux autres, mis à part peut être le Quidditch. Pour le reste, je manque singulièrement de carrure.


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MessageSujet: Re: Les mots sont des armes tranchantes. [Lily&Sanders]   Sam 13 Juil - 23:09

L’éclat de rire de Sanders fit lever les yeux de sa filleule. Il se moquait d’elle ou quoi ? De sa gêne ? Non, il riait de l’idée du roi contrôlant son royal petit oiseau. Moui, c’est vrai que dit comme ça c’est hypothétiquement improbable. Les lèvres de la Serpentard s’étirèrent avec amusement, vaincues par l’hilarité du docteur qui venait de terrasser sa gêne à l’idée d’avoir mal parlé d’un membre de la famille royale. Foutue éducation. Il faudrait qu’elle ait une petite discussion avec son père à ce propos d’ailleurs. C’est vrai quoi, si elle ne peut plus rien dire sans avoir l’impression de gaffer ça va très vite être chiant ! Elle rit de bon cœur quand Sanders lui répondit que ses mots n’atteignaient que le cerveau du roi. C’est le problème des hommes, pas assez de sang pour alimenter le haut et le bas, alors ils font un choix, et généralement pas le bon ! Mais comme on parlait du roi, Lily allait, une fois de plus, tenir sa langue et ne rien dire. Elle comprenait. Elle n’approuvait pas, mais elle comprenait parfaitement qu’il y ait de quoi perdre la tête quand tout un tas de jolies filles vous tournaient autour en battant des cils pour mettre en valeur leurs yeux de biche. Le roi n’était pas à blâmer. Les nobles, si.
« Je trouve quand même ça dément qu’ils aient ce comportement et qu’ensuite ils osent se moquer des bât – des enfants illégitimes du roi ! Franchement c’est honteux. »
Pas plus que sa langue qui fourche, elle avait failli prononcer le mot bâtard devant Sanders en parlant des enfants royaux. Imbécile qu’elle est ! Elle eut une moue incertaine quand il lui dit qu’elle n’avait offensé personne par ses paroles et que le roi, s’il l’entendait, approuverait en riant – avant d’oublier, charmé par les beaux yeux d’une damoiselle. Prudente, Lily préféra ne pas reprendre la parole, et la conversation changea. Luna, sa meilleure amie. Ah mais qu’elle lui manquait ! Et James alors ! Sauf que Sanders savait tout de James, il l’avait assez vu et revu – et à tous les coups il devait se douter que son meilleur ami est un loup-garou, même s’il ignorait ce que Lily faisait pour lui. Ayant rapidement compris que son royal parrain réussissait toujours à savoir à quoi elle pensait et même ce qu’elle avait fait, elle avait enfermé ce secret-là bien profond, bien planqué, de tel sorte qu’on ne pouvait même pas la soupçonner d’être animagus. Seuls ses réflexes aiguisés de jeune chien aurait pu la trahir, mais comme elle avait déjà de sacrés instincts, ça c’était fondu dans la masse.
« Mouais. Si tu le dis. C’est encore moins pardonnable si c’est son père, qu’il soit venu la voir et qu’il la laisse dans cet enfer. C’est, c’est … Pathétique. »
Elle eut une nouvelle moue méprisante et finit par lever les yeux vers son parrain, occupé à fouiller ses dossiers. Ah, discret signal de départ on dirait ? Alors que Lily allait poliment prendre congé, il reprit la parole, lui proposant de venir courir avec lui. Courir avec lui ? Han ouais trop bien. En tant que jeune chien de berger, elle avait énormément d’énergie à dépenser, bien plus qu’auparavant. Si, à Poudlard, le sport et le combat suffisaient généralement à canaliser son énergie – et quand ça ne suffit pas, une bonne baston amicale avec James et c’est bon, elle s’est calmée – les vacances tuaient complètement ses chances d’extérioriser son énergie permanente. Alors courir ? Elle serait increvable. Il lui faudrait du courage pour la rattraper. Elle esquissa un sourire ravi en entendant Sanders dire que son père était meilleur que lui. Petite fierté familiale des Potter, ça, on aime bien entendre les gens dire qu’on est plus puissants qu’eux, surtout les gens qu’on doit protéger, héhé.
« Oui, avec plaisir ! Puis tu sais, ce n’est pas trop grave, si tu es chétif. Ton rôle n’est pas de protéger mais de guérir, et pour ça tu t’en sors à merveille. »
Dit-elle en levant ironiquement son poignet. Tralala, j’ai échappé à mon sermon de trois heures euh ! Avec une fluidité qu’elle ne se connaissait pas, Lily se leva de sa chaise en récupérant son sac. Allez message reçu mon petit parrain, je te laisse va. Appuyant sa main valide au bureau, elle se pencha, en équilibre précaire, pour poser un bisou sur la joue de son parrain, et se remettre droite d’une agile pression de la paume.
« Bon je te laisse ! J’imagine que tu dois avoir plein de patients qui t’attendent, donc je vais éviter de monopoliser l’attention, quand même. Pour la petite course dans les bois, tiens-moi au courant surtout, hein ! »
Avec un signe de la main, elle sortit du bureau d’un pas léger … Et faillit rentrer dans le roi. Elle s’immobilisa immédiatement, dégagea souplement le passage et s’inclina dans la foulée, faisant rire le roi qui s’amusait toujours de la voir s’incliner comme un chat à chaque fois qu’ils se croisaient. Son regard tomba sur le poignet bandé de la jeune rouquine.
« T'as échappé à la leçon de morale ? »
« Et j'en suis pas peu fière, votre majesté ! »
« T'as bien raison va ! Allez, file, avant qu'il ne se ravise ! »
Il agita la main pour l’inviter à sortir, et elle fila après un dernier salut rapide à Sanders. Son poignet est réparé, une bonne chose de faite. Maintenant, elle allait se vautrer sur son lit dans la suite leur étant allouée, et prendre des nouvelles de Luna, qu’elle n’avait pas vue depuis trop longtemps à son goût …

[ RP terminé - enfin 8D. Je verrouille ça ]



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