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 [Septembre] Amis de la poésie, bonsoir !

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ϟ Age du personnage : 32 ans.
ϟ Idéologie politique : Ordre du Phénix.
ϟ Métier : Capitaine et Poursuiveuse des Harpies de Holyhead.
ϟ Capacités : Vole bien, bonne politicienne, reste toujours naturelle.
ϟ Nationalité : Anglaise.
ϟ Race : Loup-garou.
ϟ Credo : Quand l'hiver vient, le loup solitaire meurt, la meute survit.

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MessageSujet: [Septembre] Amis de la poésie, bonsoir !   Lun 3 Juin - 17:27

Debout dans un rayon, Callista regardait la myriade de bonbons qui semblaient prononcer son nom avec espoir. C’était horrible. Elle était juste venue acheter un petit machin au fils de sa meilleure amie, et elle se retrouvait là, dans le rayon des bonbons, à lutter pour le quitter avant de craquer psychologiquement. Surtout qu’Evely n’accepterait pas qu’elle ramène des bonbons à Aidan. Le sucre c’est mauvais pour les dents ! Après il va avoir des caries et il va avoir mal au ventre ! Elle étouffa un pouffement de rire en imaginant Evely, les mains sur les hanches et le regard pincé. Bon, pas de bonbons, histoire qu’elle n’en râle pas pendant des heures. A la place … Une petite voiture ! C’est vachement moins mauvais pour les dents et l’estomac – sauf s’il la mange, mais ce n’était pas le genre d’Aidan – et ça lui en ferait une de plus pour sa collection qui commençait à prendre tout un mur de sa chambre. Avec difficulté, elle quitta le rayon bonbons, esquiva le rayons gâteaux, et s’engouffra dans celui des jouets pour se planter devant les voitures. Ouh la. Il y en avait plein, trop plein, comment choisir ? En fermant les yeux, Callista essaya de visualiser la collection d’Aidan pour ne pas en prendre une qu’il avait déjà. Parce qu’à chaque fois qu’elle venait, il la tirait par la main pour lui montrer les nouveaux ajouts, « parce que maman elle s’en fiche mais moi j’en suis fier ». Brave petit. Rouvrant les yeux, elle jeta son dévolu sur une petite voiture blanche qui semblait ne pas trop ressembler à une qu’il possédait déjà.
« Excusez-moi ? »
Sortant de ses souvenirs mentaux, Callista cligna des yeux et se tourna vers la jeune demoiselle qui se dandinait, mal à l’aise, à côté d’elle. Elle était assez mignonne. Et portait surtout un tee-shirt assez ample, vert foncé, arborant une serre d’un jaune d’or. Une fan ! Toute contente d’en rencontrer une alors qu’elle faisait quelques courses, Callista lui décocha un sourire ravi qui sembla redonner un peu confiance à la jeune fille, qui sortit de son sac un carnet noir avec un stylo.
« Je me demandais, euh, vous accepteriez de me signer un autographe ? »
« Mais oui, bien sûr, pas de soucis ! »
Avec un sourire timide, elle lui donna le petit carnet noir. Curieuse, Callista y jeta un œil avant de signer. Des photos de chanteurs avec une signature, une violoniste super célèbre dont elle ne se rappelait pas le nom, les photos des autres filles de l’équipe … Tout était signé, oah, quelle fan assidue. En fait il n’y avait que sa photo qui n’était pas signée. Callista rectifia rapidement cette erreur en étalant une belle signature sous la photo d’elle qui lui agitait tout naturellement la tête, et fit rapidement un petit dessin représentant une tête de loup. Sa jeune fan semblait ravie. Callista lui rendit son carnet, et après une profusion de mercis très sincères, la demoiselle fila, comme sur un petit nuage. La louve partit en sens inverse pour payer la petite voiture, résistant à l’envie de retourner au rayon des cochonneries alimentaires. Après avoir payé, elle sortit du magasin et transplana. A peine arrivée devant chez Evely, elle vit un petit garçon sortir de la maison et courir vers elle. Mon Dieu, mais ce petit a un sixième sens qui le prévient de l’arrivée de tata Callista ou quoi ? Et vlarch, le petit fut sur lui, lui enserrant les jambes dans un bel ensemble.
« Hey morpion ! T’es pas à l’école toi ? »
« Bah on est samedi ! Et je suis pas un morpion ! »
Samedi. Déjà. Oah incroyable. D’un geste amusé, elle ébouriffa les cheveux du petit qui se mit à piailler. Puis il leva la tête vers elle avec un grand sourire.
« Tu vas me manger encore ? »
« Quelle excellente idée, je commençais à avoir un petit creux en plus ! »
Le soulevant à bout de bras, Callista commença à souffler dans le cou du petit qui se tortilla en criant de rire. Parce qu’en plus de ça, elle le chatouillait. Les cris d’Aidan firent sortir Evely de chez elle. Finalement, elle lâcha Aidan, le reposant au sol, et lui glissa la petite voiture dans la main. Emerveillé, le petit garçon regarda la voiture sous toutes ses coutures, et releva la tête vers elle.
« Oh c’est trop cool ! Merci Cal ! »
Avec un léger rire, Callista lui ébouriffa à nouveau les cheveux, avant de le laisser partir en courant vers sa mère tout en gueulant « Regarde ce que Callista elle m’a offert ! ». Brave petit. Les mains dans les poches, Callista s’avança vers la porte et hocha la tête pour saluer la sorcière. Mon Dieu. Son air était toujours aussi aimable.
« Coucou Evy ! T’as l’air de bonne humeur aujourd’hui, t’as éventré un bébé chat ? »
Humour de merde, bonjour. o/



« Ne vous imaginez pas être différente de ce qu'il eût pu sembler à autrui que vous fussiez ou eussiez pu être en restant identique à ce que vous fûtes sans jamais paraître autre que vous n'étiez avant d'être devenue ce que vous êtes. »
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ϟ Idéologie politique : Les sorciers vaincront. Il n'y a pas de place dans ce monde pour les autres créatures indésirables, un point c'est tout. Je suis co-dirigeante de la Confrérie
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MessageSujet: Re: [Septembre] Amis de la poésie, bonsoir !   Mar 4 Juin - 15:30

    Enfin le week-end. Quelle motivation effrayante, j'étais déjà blasée de la première semaine de cours de cette nouvelle rentrée. Je n'avais pas été nommée au poste de professeur le plus relaxant, et les nouvelles obligations de Directrice de maison n'en étaient que plus éprouvantes. Et ces « charmants » petits écoliers n'avaient aucune pitié lorsqu'il s'agissait de faire tourner en bourrique leurs pauvres professeurs. Pauvres collègues. Mais c'était leur faute, ils n'avaient qu'à pas être si cool sur certains comportements. Ce qui n'était pas mon cas, étant donné que je ne tolérais aucun débordement. Il valait mieux que ce soit comme cela, plutôt que de donner un cours aussi important que la défense contre les forces du mal, sans que cela ne soit l'anarchie. Ma spécialité si on peut dire. J'allais ainsi entamer une nouvelle recherche de futurs confréristes parmi nos chères nouvelles recrues à Poudlard. Mais en attendant, l'heure était venue d'un peu de détente. Enfin, c'était vite dit. Élever un jeune enfant seule, ce n'était pas vraiment de tout repos. Aidan grandissait de jour en jour, et au cours de l'été, alors que je n'y croyais plus, il avait pour la première fois fait de la magie. D'abord il en avait eu peur, mais moi j'étais très fière de lui et l'avait rassuré en lui disant qu'il ne fallait pas qu'il ait peur, que je serais toujours là pour l'épauler et lui apprendre quelques trucs. Physiquement, il était tout le portrait de son père. En rien il ne me ressemblait, à part quelques traits de caractère de lorsque j'étais plus jeune. Jusqu'à cet été, où à mon grand soulagement il avait quand même hérité des capacités magiques de sa mère. En tout cas, je n'avais pas beaucoup d'occasion de le voir en semaine, lorsque je rentrais de Poudlard il était souvent tard. Sans compter les nuits que je devais passer là-bas, de temps en temps. Et les missions pour la Confrérie. Tant de contraintes qui me séparaient très souvent de mon fils. Heureusement, Janine la bonne s'occupait bien de lui en mes absences. Et ce samedi était particulier, puisque nous attendions la visite de ma meilleure amie de toujours, Callista. Du même âge, nous étions à Poudlard ensemble. Elle m'entraînait très souvent dans les pires conneries. Un jour, lors d'un pari stupide qui avais germé dans mon esprit malin de Serpentard, j'avais envoyé mon amie dans la forêt et elle n'en est jamais ressortie pareille. Elle se fit mordre par un loup-garou, condamnée ainsi à vivre comme telle. Je m'en suis toujours voulu pour ça, mais c'était vraiment extraordinaire qu'après ça, et même malgré mon changement impressionnant depuis ces dernières années, notre amitié soit restée la même. En plus, Aidan l'adorait. Il avait sauté de joie quand je lui avais appris la nouvelle.

    Alors que nous étions au salon, moi assise dans le canapé de cuir noir avec les lunettes sur le nez pour lire la journal, et Aidan devant la télé en train de jouer à ce tout nouveau jeu moldu étrange...Mario je ne sais pas trop quoi, sur Ouii je crois, d'un coup le petit garçon se leva et se précipita dans le jardin. Sûrement Callista qui venait d'arriver. Je termine ma page, puis me lève à mon tour. Reposant les lunettes sur la table basse, et agrippant une veste noire pour enfiler par-dessus ma robe rouge bordeaux, je lance à Janine au passage :

    « Janine, notre invitée est là. Préparez le thé, je vous prie. N'oubliez pas les biscuits. » fis-je d'un ton autoritaire, l'habituel que j'utilisais pour m'adresser à ma bonne.
    « Bien, Maîtresse. »

    J'aime quand elle m'appelle comme ça. Bref. Je sors ainsi à mon tour, restant sur les marches du perron. Aidan court vers moi, fier du nouveau jouet que Callista venait apparemment de lui offrir. Une petite voiture blanche. Je souris légèrement, observant le jouet.

    « Regarde ce que Callista elle m'a offert ! »
    « Passionnant mon grand, allez va donc la ranger avec les autres. »

    Le petit garçon rejoint alors sa chambre, mon regard se lève vers mon amie louve. Les bras croisés, je fais la moue. Toujours autant de bonne humeur, celle-ci ! À peine arrivée, elle trouve déjà à se moquer de moi. M'enfin, c'est pas comme si je n'avais pas l'habitude. À force, je n'y prêtai même plus attention.

    « Pas de bébé chat cette fois, en revanche j'aurais bien éventré quelques-uns de mes élèves cette semaine. Tu es incorrigible hein, tu ne peux pas t'en empêcher. Tu ne penses pas qu'il a déjà assez de voitures comme ça ? » fis-je à Callista le regard sévère.

    Mais ce n'était pas sérieux, bien évidemment. Un sourire revint s'élargir sur mes lèvres tandis que je glissai une main dans son dos, la tapotant dans le dos.

    « Allez va, entre vite il fait pas chaud et je n'ai pas envie de voir des paparazzis devant ma porte. »

    Et pour cause. Non seulement la nuit perpétuelle qui cachait les rayons de soleil se faisait de plus en plus froide, mais en plus Callista étant devenue plutôt célèbre, il fallait prendre plusieurs précautions. Elle était la seule à savoir où se trouvait ma maison, avec Janine. Elle était invisible du reste du monde, sauf pour ceux qui connaissaient son emplacement. Je fis entrer mon amie jusqu'au salon.

    « Janine, le thé ! »

    La bonne s'exécuta, elle apporta un plateau avec un assortiment de tasses à thé, et une théière en porcelaine. Avec quelques morceaux de sucre et des spéculos. Janine salua Callista et nous servis à toutes deux une tasse de thé.

    « Bonjour, Miss Chester. C'est un plaisir de vous recevoir. » fit la bonne.
    « Disposez Janine, laissez-nous. »

    La Maîtresse de maison a parlé. Ainsi je pris ma tasse dans la main, assise bien calée au fond du canapé les jambes croisées. J'invite Calli à faire de même.

    « Alors Calli, tu dois avoir des choses à me raconter depuis le temps. »


« Miroir, mon beau miroir...dis-moi que je suis la plus puissante.»
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MessageSujet: Re: [Septembre] Amis de la poésie, bonsoir !   Mer 5 Juin - 16:37

A peine est-elle arrivée qu’Evely trouve déjà à redire sur son comportement. Encore une petite voiture ? Tu trouves qu’il n’en a pas assez, hm ? Certes, il avait presque un mur plein de ces petits jouets à quatre roues. Callista lâcha un profond soupir qui fit voleter ses mèches rebelles. Encore en train de râler la Black, on ne la referait pas après tout. Avec amusement, la jeune louve se dit que le regard sévère que lui lançait Evely devait calmer une grande majorité de ses élèves, quand elle le faisait pour de vrai. Callista croisa les bras et se fendit d’un grand sourire pour lui montrer que sa fausse sévérité lui passait bien au-dessus de la tête, comme si elle n’avait jamais existé.
« Oh la la, t’as toujours un truc à dire hein ? La prochaine fois je te porterai un bébé chat, si tu me promets de ne pas passer tes nerfs sur lui après tes dures journées ! »
Avec un sourire, Evely la poussa dans le dos pour la faire entrer dans la maison. La maison ? Ouais, plutôt le palace ! Un espèce de manoir de malade avec plein d’étages, des hectares de terrain, et tout le barda qui va avec ! Etrangement, ça la mettait beaucoup moins mal à l’aise que durant leur jeunesse, où Evely évitait d’inviter chez elle sa meilleure amie, d’abord parce que celle-ci déclinait, se sentant misérablement pauvre dans la maison de sa camarade, et ensuite parce que le père d’Evely ignorait que sa fille avait une née-moldue comme amie – et qu’il les aurait tuées toutes les deux. Donc il valait mieux rester chacune chez soi et se voir ailleurs. Beaucoup plus prudent. En rentrant dans la maison, Callista gloussa de la remarque de sa copine à propos des paparazzis. Les esquiver devenait de plus en plus compliqué, mine de rien, même avec le transplanage ! Une fois, elle avait du se réfugier dans une boutique, qui s’avérait être le Paradis sur terre, une chocolaterie. Etrangement, elle qui avait une mémoire de poisson rouge, elle n’avait pas oublié l’adresse.
« Oh non, crois-moi, moins je les vois et mieux je me porte, quelle plaie ! »
Le pire c’est qu’ils osaient appeler ça du journalisme, alors qu’ils prenaient des photos qu’ils n’auraient jamais du prendre et écrivaient sur la vie privée des gens. Pour le moment, aucun d’entre eux n’avait poussé le vice jusqu’à écrire à son propos, et bien heureusement pour eux, parce que s’ils s’y essayaient, elle commencerait par hurler un grand coup dans son appartement avant de leur coller le procès de leur vie. Elle fut ramenée à la réalité par la voix d’Evely qui demandait à sa domestique de leur apporter le thé. Ca aussi c’était une chose qu’elle ne comprenait pas. Une domestique ? Enfin, c’est vrai qu’avec Aidan, elle avait bien besoin d’aide, vu le temps qu’elle passait à bosser. Et Callista ne pouvait pas lui apporter cette aide vu qu’elle-même vadrouillait aux quatre coins du monde pour les matchs de Quidditch de son équipe. Bref. L’intérieur de la maison de son amie était toujours aussi beau, et elle se sentait toujours aussi peu à sa place quand elle venait. Mais elle savait également qu’elle ne pouvait pas inviter Evely chez elle, sur le territoire de chasse des loups-garous. Elle semblait avoir pour ceux de son espèce une peur irrationnelle, et Callista préférait ne pas tenter le diable. La jeune louve préféra donc faire un grand sourire à la gouvernante du petit Aidan quand cette dernière la salua, juste avant d’être congédiée par la maîtresse de maison. Imitant Evely, Callista s’assit sur un canapé, non sans avoir remarqué que son amie sorcière avait la prestance d’une reine, assise comme ça. Elle, avec ses fringues amples et ses grands sourires, faisait plus penser à une hippie qu’autre chose.
« Oh, rien de particulier. Les gens s’excitent à cause de la nuit qui dure et l’ambassadeur des sorciers n’a pas apprécié que je lui rie au nez quand il a insinué que c’était la faute des loups-garous. Quel imbécile, je ne vois pas en quoi ça nous profite, au contraire, on prie pour que cette nuit ne se transforme pas en une longue nuit de pleine lune … Ce serait vraiment la merde. Enfin, pas pour ma meute, on se shoote à la tue-loup, sait-on jamais. Oh, des spéculoos ! »
Avec un sourire d’enfant, Callista attrapa un spéculoos et le mordit du bout des dents. Hmmm. Un vrai régal, comme d’habitude. Consciente du trouble qu’elle venait de jeter, Callista chercha comment changer de sujet. C’est vrai que bon, rappeler à une sorcière qu’elle a une louve en face d’elle et que la pleine lune peut venir n’importe quand avec cette foutue nuit qui dure, ce n’est pas très malin. Enfin. Comme ils redoublaient de prudence, les membres de sa meute prenaient une potion tue-loup par semaine pour combattre les effets de l’éventuelle pleine lune à venir. Si elle apparaissait ici et maintenant et qu’elle se transformait en louve, elle n’aurait qu’à fuir par la porte pour se réfugier dans la forêt du domaine et attendre patiemment que la pleine lune disparaisse, afin de transplaner pour retourner sur les terres de sa meute et rejoindre ces derniers pour le cas où ça recommencerait.
« Et toi, Poudlard ? Il semblerait qu’ils soient intenables ? Pourtant c’est cool comme matière, la défense contre les forces du mal. Tu ne leur a pas servi ton regard de méchante reine de série fantastique pour les glacer d’effroi sur leur chaise ? »
Elle eut un léger rire amusé et croqua à nouveau dans son gâteau, piquant une petite gorgée de thé au passage. Un régal ce thé, tiens, elle qui n’était pas trop fan en général, elle aimait bien venir boire le thé chez Evely. Elle reposa sa tasse sur sa coupelle en prenant bien garde de ne pas en renverser partout. Ce serait quand même triste de salir le tapis, non ?



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MessageSujet: Re: [Septembre] Amis de la poésie, bonsoir !   Mer 5 Juin - 22:03

    Je ris intérieurement. Je savais que Callista allait râler parce que je râle. J'avais raison de râler, Aidan n'était que trop gâté. D'un côté, j'étais bien obligée de lui acheter tout un tas de jouets à la pointe de la mode pour compenser mon absence auprès de lui.

    « J'aime pas les chats. »

    Répondis-je simplement pour couper court à la conversation. Un animal, et puis quoi encore ! Un cadeau empoisonné, oui. Quoiqu'avec la présence de Janine dans la maison, le chaton ne serait pas malheureux et pourrait se faire cajoler par mon petit garçon. Seulement voilà, il n'y aura jamais de chat dans cette maison. Je ne tenais pas à retrouver des poils partout. Je ne tolérerais qu'un hibou lorsqu'Aidan entrera à Poudlard. Mon amie louve se mit à rire à ma remarque sur les photographes. Elle les enfonça d'ailleurs, ce qui était largement compréhensible car il n'y a rien de pire d'être dérangée dans la vie privée, pour que tout le monde en parle ensuite dans un tas de magazines.

    « Qu'ils essayent donc de s'amener par ici, ils vont se faire recevoir. »

    Et pour cause, ils ne regretteraient pas de faire la connaissance de la meilleure amie de Callista. Mais je tenais à rester anonyme. Ils n'auraient pas eu le temps de voir mon visage qu'ils seraient déjà enterrés. La louve savait de quoi j'étais capable à ce niveau-là. Et encore je pense qu'il y a beaucoup de choses qu'elle ignorait et ne voudrait pas apprendre. Nous avons finit par nous installer au salon pour prendre le thé. Une tradition de longue date chez les anglais, qui perdurait. Pourtant, j'avais plutôt tendance à vouloir privilégier celles espagnoles qu'anglaises. Mais c'était un plaisir que je ne me refusais pas. J'avais donc demandé à mon amie louve ce qu'elle voulait me raconter, et naturellement elle commença par ce qui préoccupait tout le monde sans exception ces derniers temps. La nuit perpétuelle. Je bois quelques gorgées de mon thé en l'écoutant. Puis je me penche pour attraper dans mon sac à main le fidèle paquet de cigarettes, dont j'en tire une pour ensuite le balancer machinalement sur le plateau à thé. J'allume la clope, commençant à tirer avant de lui répondre :

    « Tu as raison, je pense en effet que les loup-garous n'y sont pour rien là-dedans... » je me retins de rajouter que je pensais qu'ils étaient bien trop stupides pour la plupart, ces bêtes à poils, pour mettre en place un tel stratagème. Ce qui aurait fortement déplu à mon amie, probablement. « J'accuse les vampires. À qui profite le crime ? À eux bien sûr. Ces créatures immondes vivent la nuit et veulent tous nous vider de notre sang, alors quoi de mieux pour eux pour agir ? »

    Alors que nous avions commencé un sujet à débat, Callista vint comme à son habitude changer de sujet aussi rapidement qu'une femme change d'avis sur sa tenue vestimentaire avant de partir au travail. Je soupire amusée, la regardant grignoter le biscuit sans retenue. C'est ce que j'ai toujours apprécié chez la louve. Sa spontanéité et son naturel. Contrairement à moi, qui faisait limite coincée et psychorigide. D'accord, c'était un peu le cas. Sa remarque cependant sur la méchante rire me fit rire. Oui oui, ça m'arrive de rire de bon cœur. Ce n'était pas la première fois qu'elle me le sortait. Buvant une autre gorgée de thé et tirant sur la cigarette, je lui répondis amusée :

    « Décidément tu vas pas me lâcher avec cette histoire de Reine, ça sort d'où d'ailleurs ? D'où tu me compares à une méchante de reine de conte de fées ? »

    Avais-je vraiment l'air d'une vieille sorcière acariâtre ? Comme...la méchante Reine de Blanche Neige et les Sept Nains, par exemple ? Oui parfaitement, je connais les contes de fées moldus. Après tout...avec un ex fiancé moldu et une meilleure amie née moldue, c'est bien normal n'est-ce pas ?

    « Tu me connais, je ne laisse passer aucun débordement. Les nouveaux élèves de cette année vont vite l'apprendre à leur dépend. Les jeunes générations n'ont pas appris les bonnes manières. J'ai déjà distribué quelques retenues. Mais passons. »


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MessageSujet: Re: [Septembre] Amis de la poésie, bonsoir !   Lun 17 Juin - 13:58

Evely n’aimait pas les chats. En fait, Evely n’aimait pas grand-chose. Sauf le thé, et elle, et son fils, et éventuellement son métier. Après, pouic, le reste n’a que peu d’importance. Callista haussa les épaules, montrant qu’elle se moquait éperdument le désamour de son amie pour les chats. Bah, elle-même préférait les chiens, ce qui était en partie normal vu qu’elle avait dans les veines du sang de gros caniche à sa mémère qui bave sur les tapis, qui fait deux mètres de haut et qui empoisonne par simple contact des crocs une nuit de pleine lune. Trop charmant. Quand la conversation dériva sur les paparazzis, Callista ne put s’empêcher de rire, et de les enfoncer un peu plus. Par Merlin, elle détestait ces gratte-papiers minables qui se targuaient de faire du journalisme alors qu’ils jetaient aux quatre vents les secrets des autres ! Est-ce qu’elle met le nez dans leur vie privée, elle ? Non ! Alors foutez-la un peu tranquille, ah mais ! Quand Evely lui répondit, la louve ne put s’empêcher de glousser comme une gamine, ce qui n’aurait pas manqué de lui attirer un regard désapprobateur si Evely en avait eu réellement quelque chose à faire.
« Par Merlin, et après c’est moi qu’on traite de bête sanguinaire ? »
Elle esquissa un sourire amusé, et les mains dans les poches, suivit son amie jusque dans l’intérieur de la maison. Très jolie baraque, il fallait l’avouer. Super claire, en plus. Ca changeait agréablement et ça faisait super plaisir, mine de rien. Très vite, elles s’installèrent devant un thé fumant sentant agréablement bon. Et Callista, avec son odorat développé de louve, en trémoussait presque sur sa chaise. Surtout qu’il y avait des spéculoos ! Ah, ça, Evely savait la recevoir, c’était certain. Du thé qui sent bon et des spéculoos. Miam, miam, miam. Alors qu’elle attrapait un gâteau avec ravissement, Evely s’allumait une clope avant de jeter le paquet entre elle deux, comme pour lui en proposer. Callista ne fit pas un geste. En tant que joueuse professionnelle, il y avait des choses qu’elle ne permettait pas à son équipe – et, par déduction, qu’elle ne se permettait pas. Traîner au lit, arriver en retard aux entraînements, mal se comporter, trop forcer sur l’alcool, ne pas manger équilibré, fumer. Du coup, elle fit mine de n’avoir rien vu, et se concentra sur son savoureux gâteau. Avant de manquer de le crachoter partout sous la surprise du moment. Eh bien Evely ? Aurais-tu oublié que ta camarade de classe est membre de l’Ordre du Phénix ? Elle leva vers la sorcière des yeux effarés.
« Mais, mais, mais, qu’est-ce qui te prend ? Les vampires ? Mais enfin Evely, d’accord ça leur profite mais je ne suis pas du tout d’accord avec toi ! D’abord, comment ils auraient pu lancer ce sortilège ? Les seuls qui auraient pu lancer ce sort, ce sont les sorciers, après tout ce sont les sorciers qui utilisent la magie, et les vampires ne le peuvent pas, eux. »
Recommençant à grignoter son gâteau d’un air songeur, elle changea la conversation pour se réintéresser à ce que disait Evely, selon quoi ses élèves étaient intenables. La pauvre. Avec un sourire amusé, Callista lui demanda si elle leur avait servi son regard de méchante reine, et Evely soupira avant d’éclater de rire. Même des années plus tard, la vanne fonctionnait toujours. Avec un demi-sourire de gamine qui a fait une bonne blague, Callista se tassa un peu dans le confortable fauteuil qu’elle squattait avant de répondre à son amie.
« Bah je sais pas, des fois t’as ce regard qui fait très evil queen tu vois. Je serais à peine surprise d’apprendre que c’est ton surnom à Poudlard tiens. »
Les jeunes générations n’ont pas appris les bonnes manières, ah ça ! Enfin, durant sa jeunesse, Callista ne connaissait pas tellement les bonnes manières non plus. Elle sortait à pas d’heures, faisait le mur, organisait de supers fêtes auxquelles tout le monde participait. Callista la fêtarde, le voilà son surnom de jeunesse, des fois même des types à la mine patibulaire ayant deux têtes de plus qu’elle venaient la voir pour lui demander d’un ton poli si elle comptait organiser un truc après les exams parce qu’ils avaient trouvé un super coin pour faire la fête, dresser des tables et tout ça. Ah c’était le bon temps ! Enfin elle s’amusait toujours autant maintenant il faut dire. Mine de rien, la politique se révélait être un jeu très amusant, tant ses adversaires politiques ne s’attendaient pas à ce qu’elle prenne tout au second degré. Tellement au second degré qu’elle se révélait être très populaire, autant chez les loups-garous qu’elle représentait que chez les autres races. Enfin, avec les vampires, elle n’en avait aucune idée, ceux-là sont tellement réservés quand ils s’y mettent.
« Bah, c’est comme ça. Il va leur falloir quelques semaines pour se mettre au pli et ça ira beaucoup mieux d’un coup, tu verras, ils s’empileront parfaitement, comme du chocolat dans une boîte. Oh tiens, et en parlant de chocolats ! »
Mettant la main à son sac, Callista en sortit une boîte qu’elle posa entre elles deux avec un sourire. Dedans, il y avait du chocolat, mais attention, pas n’importe quel chocolat, celui que faisait sa super-sauveuse qui lui avait empêché de passer quatre heures avec des journalistes aussi mielleux que chiants.
« J’ai trouvé ça dans une boutique absolument incroyable. La propriétaire fait du chocolat de malade, c’est un truc de fou comment il est trop bon. Et ça c’est pour toi. Ne laisse pas Aidan en manger, le pauvre petit pourrait avoir des caries ! »
Elle fit un clin d’œil à son amie. C’est que quand il s’agit d’Aidan, Evely est toujours en train de râler …



« Ne vous imaginez pas être différente de ce qu'il eût pu sembler à autrui que vous fussiez ou eussiez pu être en restant identique à ce que vous fûtes sans jamais paraître autre que vous n'étiez avant d'être devenue ce que vous êtes. »
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MessageSujet: Re: [Septembre] Amis de la poésie, bonsoir !   Ven 21 Juin - 21:42

    J'avais préféré ne rien dire sur la remarque de Callista à propos de la bête sanguinaire...j'avais juste sourit. Ma pauvre amie, si tu savais que ce que tu avances est en réalité la vérité...si elle apprenait quels étaient mes véritables occupations en dehors de donner des cours à Poudlard, elle ne me parlerait probablement plus jamais. Surtout que je savais très bien que mon amie faisait partie de l'Ordre du Phénix, et que par conséquent nous devrions être ennemies si elle savait que je faisais partie de la Confrérie. Je devais décidément faire beaucoup d'impasses sur Callista, passer au-dessus de sa nature lycanthrope et son camp. Assez délicat cette situation. Si d'autres de mes collègues de la Confrérie me voyaient faire amie amie avec une personne comme l'ancienne Poufsouffle, ils allaient sûrement me considérer comme une traître. Pourquoi je prenais autant de risques en traînant avec cette louve ? Simplement car elle a été l'une de mes seules amies au cours de ma scolarité, que dis-je, dans toute ma vie jusqu'ici même. Avant Poudlard je n'allais pas à l'école normale, mon père voulait que j'étudie à la maison. Et à l'école j'étais très solitaire, Callista est et restera ma meilleure amie, la seule personne qui m'ait toujours soutenue. Avec Aodhan bien sûr...mais cela fait des années qu'il n'est plus là. Je n'ai plus qu'elle, et mon fils en réalité. Et je m'en voudrais toujours que par ma faute, elle se soit faite mordre par un loup-garou. Je n'avais même pas essayé d'obtenir des informations sur l'ordre du phénix par son intermédiaire, jusqu'à présent. Sans doute les choses allaient changer au cours de la conversation. Ma façon de voir les choses avait l'air de choquer mon amie. Amusant...elle n'avait pas tort. Un vampire n'aurait pas pu lancer cette espèce de malédiction tout seul. Droite comme une baguette et gardant toujours le même air calme, je lui réponds :

    « Les vampires tout seul d'accord, c'est impensable. Mais il suffirait qu'il ait eu besoin de l'aide d'un sorcier, tu sais il y a tellement de traîtres et d'alliances qui se font dans notre dos ! En tout cas, je ne changerais pas d'avis. Concernant l'Ordre, je suppose que vous ne cessez d'enquêter n'est-ce pas ? J'espère que nous parviendrez à des résultats convaincants. En ce qui me concerne je ne cherche que la sécurité de mon enfant. »

    Quelle habile façon de lui faire comprendre que je suis neutre...mais en parlant d'enfants, j'avais naturellement fait l'allusion à mes élèves insupportables. Sa remarque sur le regard à la evil queen me faisait toujours autant rire. Mais je n'étais pas sûre que les élèves aillent chercher aussi loin qu'elle. Mon éclat de rire se calme, et je souris, simplement.

    « Qu'ils m'appellent comme ils veulent. J'aime être respectée et crainte de ces chers enfants. Il ne faudrait pas qu'ils pensent qu'ils peuvent dire ou faire n'importe quoi sans lourde conséquence. »

    Ah ça non, le professeur Évely Maria Francesca Black ne prenait pas l'éducation à la légère. Sans apprentissage stricte, je ne serais jamais devenue ce que je suis. Alors j'inflige la même chose aux élèves. Et je ne lésine pas sur les punitions.

    « Je trouve cela dommage qu'officiellement on ne puisse pas avoir recours aux châtiments corporels. »

    Callista prétend qu'ils finiraient bientôt matés. À voir. Connaissant certains rebelles, ce n'était pas gagné. Elle était bien placée pour le savoir, elle qui désobéissait perpétuellement aux règlements, alors que j'essayais de l'en dissuader, ne désirant pas avoir d'ennuis. Et pourtant, je la suivais quelques fois. La louve sortit alors une boîte de chocolats de son sac. Je laisse échapper un petit rire à sa remarque, tout en prenant la boîte.

    « C'est gentil mais tu n'étais pas obligée. D'autant plus que tu sais que je fais très attention à ma ligne. Enfin, merci. »

    À tous les coups, Callista avait acheté ça à la boutique que tenait cette chère Abby. Une grande histoire, elle et moi. Sa dernière petite expérience à Poudlard l'aura probablement encouragée à exercer un métier inutile. Fabriquer des chocolats...elle est tombée bien bas pour une sorcière, c'est pitoyable. Je prends alors un chocolat, en proposant un à mon amie. Il faut avouer qu'ils sont bons. Mais sans plus.

    « Délicieux. Tiens, prends aussi. Où les as-tu pris ? »


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MessageSujet: Re: [Septembre] Amis de la poésie, bonsoir !   Ven 28 Juin - 15:51

Callista n’était pas là depuis longtemps, et déjà elle commençait à être choquée. Evely ne l’avait jamais habitué à parler ainsi des autres. La nuit éternelle serait la faute des vampires, pour elle. Mais comment pourraient faire les vampires alors qu’ils n’ont pas de pouvoirs magiques ? Non, les seuls coupables étaient sans nul doute les sorciers, s’il fallait vraiment viser une ethnie particulière. Mais pourquoi auraient-ils fait une chose pareille ? Troublée, Callista reposa sa tasse de thé et leva un regard interrogatif vers la sorcière qui lui faisait face. Pensait-elle réellement ce qu’elle disait ? Que les alliances inter-races étaient de la traîtrise ? Alors que devait-elle penser de l’Ordre du Phénix, qui se targuait de rassembler toutes les races en son sein, hm ? Quand Evely lui demanda si l’Ordre du Phénix enquêtait, Callista hocha la tête d’un air complètement distrait. Bien sûr qu’ils enquêtaient. Chacun recherchait les coupables au sein de son propre peuple. Callista passait un temps fou à rechercher quel loup-garou pouvait être assez cinglé pour faire une chose pareille. Une nuit permanente, par Merlin ! Si jamais ça se transforme en nuit de pleine lune permanente, là c’est vraiment la merde ! Heureusement, pour le moment, l’apparition de la nuit avait fait disparaître la peine lune du ciel, et sa meute semblait ne plus être soumise aux aléas de la croissance lunaire, ce qui, en un sens, les satisfaisaient complètement. Mais de là à imposer une nuit éternelle à tout le monde ! Quelle idée débile !
« Evidemment qu’on cherche. Mais tu veux qu’on fasse quoi ? Comparé à la population des deux pays, ça donne à peine une personne sur cent qui cherche. Il faudrait que les autres arrêtent de chercher des coupables en permanence et nous aident à trouver les vrais coupables, justement pour protéger nos enfants de ces fous furieux. Ce n’est pas en fermant les yeux que le problème disparaîtra, Evely. »
La prudente neutralité des gens avait tendance à hérisser Callista. Quelle honte, de se cacher dans son petit coin en pointant les autres du doigt, au lieu de chercher les vrais coupables, ou d’aider ceux qui mettaient leur énergie à les chercher ! Si elle ne leva pas un regard courroucé vers la sorcière, ce fut à grand-peine, et elle préféra attraper un nouveau spéculoos que de se lancer dans un des grands discours politiques dont elle avait le secret, un de ceux qui ont tendance à faire frémir les gens en face d’elle parce qu’elle assume ses positions et qu’elle ne lâche rien. Mâchonner un gâteau acheva de la calmer, et elle sourit avec amusement à Evely qui lui disait trouver ça dommage que les châtiments corporels soient interdits. Elle se retint à grand-peine de frémir. Par Merlin, pour quelle raison avait-elle l’impression que son amie de toujours avait changé et qu’elle ne s’en rendait compte que maintenant ? Changeant brutalement de sujet, la louve sortit du chocolat de son sac et le posa entre elle deux, lui vantant la qualité du travail de la vendeuse. Elle piqua un petit chocolat rouge dans la boîte et le mâchonna avec un ravissement proche de l’extase. Bon Dieu mais que c’est bon.
« Une petite boutique sur le chemin de traverse ! Puis ça va, ta ligne n’a rien à craindre, ce n’est pas une boîte de chocolats qui va te la détruire. Promis, la prochaine fois j’en prendrais des régimes. Sans sucre, sans boîte, et sans chocolat. »
Elle piqua un autre chocolat dans la boîte et recommença à grignoter. Ouais, elle aussi elle devrait surveiller sa ligne, mais elle aimait tellement le chocolat que c’en était une torture, de devoir se retenir d’en manger quand elle en avait sous les yeux. Et là elle avait une boîte pleine juste sous le nez ! Quelle horreur. Attrapant sa tasse de thé, elle souffla un peu dessus et but une gorgée, pensive. Evely la taraudait. Avait-elle, depuis tout ce temps, volontairement joué les aveugles pour ne pas se rendre compte que son amie changeait ? Ou bien s’en rendait-elle compte maintenant car le sujet, d’actualité, exacerbait la haine entre les races, haine qui était sensé avoir disparu grâce aux lois et aux accords entre les pays ? Elle reposa sa tasse, et décida de se jeter à l’eau. Tant pis si cela devait bousiller leur amitié de longue date, l’éthique de Callista ne pouvait pas lui permettre de fermer les yeux face à ce qui ressemblait fort à de l’extrémisme avéré et même pas récusé, en plus de ça.
« Qu’est-ce qu’il t’arrive, Evely ? A ma connaissance, tu n’as jamais été comme ça. Extrémiste. A dire que la nuit, c’est la faute des vampires, et que des sorciers traîtres les ont sûrement aidé. Que les vampires sont des monstres, et ce genre de trucs. Franchement, tu t’entends parler ? Tu sais que j’appartiens à ces monstres que tu décris ? Après tout, les loups se transforment une fois par mois. On pourrait profiter de la nuit, nous aussi, si on le voulait. A moins que tu ne juges les loups-garous trop stupides pour faire preuve d’initiative en cette période qui pourrait nous être favorable ? »
Attention, la Callista sur la lune avait complètement disparu, et Evely se tenait face à la louve qui fait de la politique et qui emmerde profondément les gens en défendant les intérêts de sa race. D’ailleurs, elle se tenait maintenant bien droite, quoiqu’un peu courbée quand même, et son regard ne riait plus. Il était sérieux, et fixé sur la sorcière. De même, elle ne souriait plus, ayant légèrement penché la tête sur le côté en attendant qu’Evely lui explique ses positions – et lui mente, certainement, ce que Callista n’apprécierait pas. Evely appartenait-elle à la Confrérie ? Oh mon Dieu non, pitié que non.



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MessageSujet: Re: [Septembre] Amis de la poésie, bonsoir !   Ven 5 Juil - 21:38


    En fin de compte je n'avais pas pu obtenir plus d'informations que ça sur l'Ordre du Phénix, Callista ne m'avait pas renseignée plus que ça. Son camp aussi n'avait pas l'air d'avoir plus de renseignements sur les agissements du Gamer que moi. Dommage. Je n'allais pas poser plus de questions que ça, sinon mon amie commencerait à avoir des soupçons si je commençais à insister sur les missions de l'Ordre, alors que je ne les avais jamais rejoint. Pourtant, lorsque nous étions à l'école ensemble, Callista m'a toujours parlé de son désir ardent de rejoindre les membres de l'Ordre du Phénix, et chaque jour ne cessait de vouloir me convaincre d'en faire partie également. Quant à moi je lui faisais toujours part de ma volonté de vouloir rester neutre. En effet, je lui ai menti en quelque sorte. J'ai changé, ça Callista le sait et s'en est rendue compte. Seulement, elle ne sait pas à quel point. Elle ignore tout de mes actes, elle sait simplement que ma mère est morte à cause des parents de mon ex fiancé. Mais elle ne sait pas que c'est moi qui me suis personnellement vengée, que j'ai pris goût au meurtre et que je n'éprouve plus aucune pitié. Pourtant, je ne pouvais pas lui dire que la Confrérie, que nous recherchions activement qui est responsable de tout ça, pour pouvoir l'anéantir. Mais je ne voulais pas non plus que Callista pense que je ne faisais que porter des accusations sans rien faire moi-même. Alors, je répondis simplement :

    « Je suis d'accord avec toi. Je m'efforce de faire aussi mes propres recherches, de mon côté. »

    La neutralité, toujours. C'est ce que je devais faire croire à mon amie jusqu'au bout. Elle m'a toujours connue agissant seule, j'ai toujours été une solitaire et elle le sait. La louve reprend alors un chocolat dans la petite boîte, geste qui fit naître un petit sourire au coin de mes lèvres. Et si je me décidais à en reprendre, moi aussi ? J'en prends un au chocolat blanc. Mais je me jure que c'est le dernier. J'avais demandé à Callista où elle les avait achetés, mais je savais bien d'où ils venaient. Il n'y avait pas dix milles boutiques de chocolat dans le coin. Et j'eus sa confirmation, sur le chemin de traverse donc, il devait certainement s'agir de la boutique de la charmante Abby Fitzpatrick. Une de mes anciennes élèves qui avait regretté d'être une bâtarde de née moldue. Le genre de sorcière qui ne sert à rien, et qui était tombée bien bas en fabriquant du chocolat. Quelle pitié que mes jeunes combattants ne l'aient pas achevée quand ils en ont eu l'occasion, ces bons à rien. En attendant, je sentais bien dans le ton de Callista que notre conversation ne l'amusait pas du tout.

    « Calme-toi, j'ai juste insinué que je ne veux pas que tu te sentes obligée de rapporter quelque chose à chaque fois que je t'invite ici. »

    Bien. En tout cas, la conversation allait vite tourner au vinaigre. Peut-être que je n'aurais pas dû m'emporter au sujet de la nuit incessante. La louve était loin d'être bête, ma position avait attisé des soupçons, j'en étais sûre. Elle me traitait d'extrémiste, elle avait deviné. J'avais cruellement manqué de tact. Il fallait que je rattrape ça par tous les moyens. Callista ne devait pas savoir que je faisais partie de la Confrérie, et encore moins que j'étais parmi les co-dirigeant et que je donnais quelques directives. D'autant plus qu'elle faisait partie de l'Ordre. Les autres confréristes ignoraient tout de notre amitié, si ils apprenaient que j'étais amie avec une de l'Ordre, et lycanthrope en plus, ils ne m'épargneraient pas. J'avais de la chance qu'ils aient une entière confiance en moi et qu'ils ne m'espionnent pas. Mais si mon amie venait à découvrir ma véritable appartenance, je n'aurais pas d'autre choix que de la tuer avant d'être moi-même assassinée par les miens pour trahison. Un dilemme bien compliqué. Alors je ne réponds pas tout de suite. Je baisse la tête, poussant un long soupire. Puis enfin, sur un ton bien plus doux et calme, je rouvre la bouche.

    « Pfiouu excuse-moi, je me suis un peu emportée...Je ne voulais pas que tu l'interprètes comme ça... » Et pourtant, elle l'a bien interprétée. Je relève alors la tête vers elle, après avoir passé mes mains dans mes cheveux pour les remettre en arrière.

    « Je n'ai pas insinué ça, c'est juste que...enfin, comprends-moi je suis tellement inquiète pour Aidan, pour son avenir...Si un jour tu as un enfant, tu comprendras ce que je ressens. Imagine que quelqu'un lui fasse du mal !  Je ferais tout pour le protéger, tu sais. Il n'a que moi, enfin à part Janine...et son grand-père, mais aussi longtemps que je vivrais je le garderais loin de ce vieux fou. »

    Mon père, et oui. Lui aussi était l'un des dirigeants de la Confrérie. Callista le connaissait, par l'intermédiaire de ce que je lui racontais sur lui. Elle ignore maintenant que lui et moi travaillons souvent ensemble, malheureusement.

    « Enfin bref, c'est compliqué d'être mère célibataire quand même. On ne devrait plus parler de tout ça...^^ »

    Et sur ces bonnes paroles, je lui ressers une autre tasse de thé, et à moi aussi.


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