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 Hijo de la luna ♪

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ϟ Avatar : Karen Gillan.
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ϟ It's just me :

ϟ Age du personnage : 27 ans.
ϟ Idéologie politique : Ordre du Phénix.
ϟ Métier : Princesse d'Angleterre.
ϟ Capacités : Manie les mots à la perfection, a un excellent sens de l'a-propos, lit énormément et se rappelle de tout, bonne musicienne et bonne danseuse, a écrit trois livres de mille pages qu'elle n'a jamais publié.
ϟ Nationalité : Anglaise.
ϟ Race : Moldue.
ϟ Credo : Laisse moi mon stylo, y'a pas moyen que je m'arrête ; j'ai une envie d'écrire comme t'as une envie de cigarette.

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MessageSujet: Hijo de la luna ♪   Jeu 27 Juin - 14:04


Tiens-toi droite. Souris. Incline-toi devant le roi. Arrête de faire la moue. Ne plisse pas les yeux ainsi. Lâche ce livre. Fais ci. Fais ça.

Depuis plusieurs jours, ça n’arrêtait pas. Depuis l’annonce de son foutu mariage, en fait, ça n’arrêtait pas. Et à partir du moment où elle était allée hurler sa colère sur le roi fantoche d’Angleterre et que ce dernier lui avait retourné une grande gifle, Charlie n’avait pas desserré les lèvres. Sauf de temps en temps, quand ses parents l’appelaient Charlotte et qu’elle se fendait d’un « Charlie » peu aimable et très agressif. Son père avait rapidement capitulé. Sa mère, elle, continuait de l’appeler Charlotte, se recevant donc immanquablement le même mot à la figure, suivi d’un regard noir. Elle faisait la gueule, ni plus ni moins, et rien ne pourrait la dérider. A un moment, sa mère avait tenté d’écarter les feuillets de sa fille, et cette dernière avait plaqué avec fracas une main dessus, envoyant à sa génitrice un regard tellement hostile que cette dernière avait préféré lâcher le morceau. Ce sont SES textes. Où elle va, ils vont. Hors de question qu’ils restent en Angleterre avec les abrutis congénitaux d’acteurs lui servant de parents. Enfin. Maintenant, ils étaient en Irlande, et grâce à son statut de future princesse Tudor, Charlie avait eu droit à une suite. Seule. Sans ses parents. Miracle. Elle avait été accompagnée par un homme absolument charmant, poli sans être obséquieux, avec un sourire tellement vrai qu’il avait réussi l’exploit de la dérider et de la faire sourire à son tour, même si elle n’avait pas la moindre envie d’être ici. Elle avait aimé cette façon qu’il avait eu de l’appeler votre altesse, non pas pour lui rappeler incessamment son pseudo sang royal, mais comme simple marque de politesse. Ce n’est que plus tard qu’elle avait appris que l’homme en question était un Potter. Elle n’avait pas réussi à se rappeler son nom. Il y avait trop de trucs à voir, à faire, à penser.

Enfin. L’heure des présentations officielles approchaient. Vêtue d’une longue robe blanche qui ne la faisait pas pour autant passer pour une mariée, Charlie écoutait avec pessimisme les gens qui gloussaient tout autour d’elle, alors qu’elle avançait dans les longs couloirs avec sa foutue famille, quelques gardes anglais sur leurs talons. En guise de protection, Charlie aurait quand même préféré avoir l’homme de la dernière fois plutôt qu’une bande vêtue comme Carnaval. Sur leur chemin, une jeune demoiselle rousse s’inclina sans la moindre prétention, se fendant d'un votre altesse des plus aimables qui, on le sentait, n'était adressé qu'à elle, arrachant un léger sourire à la princesse. Encore une Potter, à tous les coups. Mais tout cela lui sortit de la tête quand ils pénétrèrent dans la salle de bal. Grande, la salle de bal. Curieuse, elle leva la tête pour regarder le plafond, et une légère bourrade de sa mère la ramena à la réalité. Ouais. Elle avait toute sa vie pour observer les lieux maintenant. Ah ha. Alors qu’ils s’avançaient vers le roi, un énorme doute la prit. S’incliner devant le roi ? Ou pas ? Ce dernier semblait d’ailleurs en grande conversation avec un autre homme. Le prince Sanders, à tous les coups. Et ça semblait ne pas bien se passer, tellement que Charlie se demanda brièvement s’ils allaient faire demi-tour et retourner en Angleterre. Ce serait la guerre. Mais, avec un sourire, le roi se leva et fit lui-même le reste du trajet jusqu’à eux. Cela semblait assez inhabituel, au vu des réactions des nobles de la cour. Le roi s’inclina devant elle, lui faisant pour l’occasion un léger baisemain.
« Mademoiselle de Kent, sachez que je me réjouis sincèrement de votre présence en ces lieux. »
« Je vous remercie, votre majesté. »
La raideur de sa voix ne trompa nullement le roi, qui sembla même amusé de son formalisme. Après lui avoir présenté ses hommages en bonne et due forme, comme on ferait normalement avec une reine, le roi se tourna vers son homologue anglais, et ce fut parti pour un long discours de circonstances. Ce mariage et le signe des dieux, il se déroulera sous les meilleures auspices, la vie leur sourira … Agacée, Charlie ne put se retenir de faire légèrement la moue en levant imperceptiblement les yeux au ciel. Et du coin de l’œil, elle capta le sourire de son futur fiancé, qui semblait lui aussi trouver ça trop protocolaire et qui avait du saisir son léger mouvement d’humeur. Ce fut ce moment qu’ils choisirent pour s’arrêter. Et danses. Super. Charlie était une bonne danseuse, en général, mais là elle avait plutôt envie de retourner se calfeutrer dans un coin sombre et douillet pour ne plus jamais en sortir, plutôt que d’affronter tout ce cérémonial ennuyeux. Elle fit la première danse avec le prince Sanders. Inutile de dire que les flashs crépitèrent, et que si tout ce tralala télévisuel ne semblait pas ennuyer les irlandais, Charlie ne bronchait pas outre mesure, habituée à ça. Elle resta bien droite, inexpressive, à tel point que le prince dut se demander si elle ressentait la moindre émotion. Tant pis hein, elle n’a pas demandé à être là. Et curieusement, alors que débutait la seconde danse, ce fut le roi qui vint lui proposer d’être son cavalier, et Charlie se vit forcée d’accepter. De nouveau, les flashs se déchaînèrent.
« Je vais vraiment finir par être aveugle. »
Le grognement du roi tira un léger sourire à la princesse. Comme elle le pensait, le roi d'Irlande détestait tout autant qu'elle le crépitement des appareils photos et la scénarisation permanente de la vie royale. Parfait, au moins une chose qu’elle avait en commun, les journalistes et chaînes de télévision dégageraient donc bien vite du palais.
« Comment trouvez-vous le château, mademoiselle de Kent ? »
« Magnifique, votre majesté. Sa réputation n’est pas surfaite. »
Il sembla satisfait par cette réponse. Alors que la musique s’arrêtait, le roi, qui la tenait à la taille, l’attira vers lui pour lui murmurer quelques mots à l’oreille.
« Précisez bien à mon frère que je vous ai offert une danse, ce fou furieux a juré de m’empoisonner si je ne levais pas mon royal fessier de mon royal fauteuil. »
Charlie étouffa un éclat de rire assez malvenu qui eut tout de même le mérite de faire sourire le roi. Visiblement, ils semblaient bien partis pour s’entendre, tous les deux. Charlie s’inclina devant le roi, qui lui rendit sa courbette élégante avant de retourner danser avec sa femme. Et ça s’enchaîna. Sans pause, sans accalmie. Au bout de ce qui lui sembla une éternité, les gens commencèrent à partir, et Charlie en profita pour jouer les filles de l’air, sortant de la salle de bal par une porte-fenêtre ouverte donnant sur les jardins. Elle s’éloigna du bruit, des gens, de tout ce cérémonial, et avec un soupir de soulagement, lâcha sa chevelure et enleva ces chaussures qui lui faisaient atrocement mal aux pieds. Pour la robe, on verrait plus tard. Ses chaussures dans une main, elle déambula un peu dans le jardin, s’éloignant le plus possible du palais. Le silence lui faisait un bien fou, surtout après tout ce tralala et ces salamalecs inutiles. On la vendait comme un sac de grains au plus offrant, pourquoi étaient-ils obligés de médiatiser son malheur, en plus de ça ?
« Idiot qui ne comprend pas, la légende qui comme ça, dit qu'une gitane implora la lune jusqu'au lever du jour. Pleurant elle demandait, un gitan qui voudrait l'épouser par amour ... »
Du bout des doigts, en chantonnant doucement sans s’en rendre compte, elle toucha une fleur qui sembla frémir sous sa caresse. Jardin magique, comment avait-elle pu oublier.
« Tu auras ton homme, femme brune, du ciel répondit la pleine lune, mais il faudra donner, ton enfant le premier dès qu'il te sera né ... Celle qui pour un homme, son enfant immole, bien peu l'aurait aimé ... »
Chantonner tout bas l’apaisait. Ce qui était assez étrange pour toute personne sachant qu’elle ne chantonnait que lorsqu’elle était triste. Et seule. Elle n’aimait pas trop qu’on l’entende chanter, pour une raison qu’elle ne s’expliquait pas. Sans doute de la frustration. On l’empêche de vivre, de publier ses textes, alors elle préférait garder sa voix pour elle avant qu’on ne la lui vole aussi.
« Lune tu veux être mère, tu ne trouves pas l’amour qui exauce ta prière, dis-moi lune d’argent, toi qui n’as pas de bras, comment bercer l’enfant … »
Puis d’un coup, elle entendit un craquement derrière elle, qui la fit sursauter. Surprise, elle se retourna, pas très à l’aise. Une moldue, au beau milieu d’un château sorcier, seule dans les jardins. Etait-il vraiment prudent de s’éloigner des siens, et du roi qui avait semblé lui offrir d’emblée son amitié et sa protection ?



Dans les contes pour enfants, les princesses donnent un baiser aux crapauds et ceux-ci se transforment en princes charmants. Dans la vie réelle, les princesses embrassent les princes et ceux-ci se transforment en crapauds.
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ϟ Idéologie politique : Totalement pacifiste, anti-extrèmistes, il se battrait autant pour les sorciers, les moldus et les créatures magiques car pour lui tout le monde est sur le même monde : tous doivent apprendre à vivre ensemble
ϟ Métier : Conseiller du roi d'Irlande - Médicomage de la cour - Ecrivain
ϟ Capacités : Empathie - peut soigner n'importe qui et n'importe quoi - a une mémoire impressionnante - peut courir des heures sans se fatiguer
ϟ Nationalité : I'm Irish and proud to be !
ϟ Race : sorcier - sang mêlé - sang royal - bâtard
ϟ Credo : Ne perds pas ton temps à répéter que le monde te doit quelque chose. Le monde ne te doit rien. Il était là avant toi. Alors demande toi qui tu veux être et fait ce qu'il faut pour.

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MessageSujet: Re: Hijo de la luna ♪   Ven 28 Juin - 17:15



Sanders & Charlie
« - Si je t'ai offensé pardonne moi...
- Tu ne m'as pas offensé, tu m'as marié. »

Regarder le ciel bleu dans lequel le soleil brille, entendre les oiseaux chanter, courir sans savoir où aller... Mon souffle est ravagé d'incompréhension et de terreur. Le vent souffle, me pousse toujours en avant mais pour combien de temps encore ? Je trébuche, me rattrape à un tronc et laisse ma rage éclater. Bien que non violent, mes poings s'abattent sur l'écorce dure et impitoyable jusqu'à sentir le liquide vermillon couler lorsque la peau se déchire. Je me laisse tomber dans l'herbe, dos sur la terre, dos à la Terre. Les nuages avancent en douceur là-haut. Ils ne se préoccupent pas de nous et tant mieux. Ils font leur vie. Pourquoi ne pourrais-je pas faire la mienne ? Mon coeur tambourine dans ma poitrine comme s'il voulait en sortir. Il me fait mal, tellement mal. J'ai la tête qui tourne et le ventre retourné. La douce musique de la nature ne parvient pas à m'apaiser. Il semble que rien n'y parvienne. Je suis seul avec cette incompréhension, cette trahison. Tout ce que j'ai trouvé à faire, voyant qu'aucun mot ne pouvait changer cela, voyant que ma rage ne semblait pas le toucher, c'est m'enfuir. Courir, courir pour oublier, pour se vider la tête. Cela n'a pas fonctionné. Comment cela aurait-il pu ? Je croyais qu'il était différent. Je pensais sincèrement qu'il n'oserait jamais. Il a osé. Il a dit oui. Il a dit oui, pour moi. Je le revois encore.

- Ravale ton amour propre Sanders tu feras ce qu'on te dit de faire. Si je refuse ce sera la guerre et tu le sais. C'est toi même qui me disait de faire attention à la diplomatie, c'est toi même qui me disais qu'un roi faisait passer son peuple et la paix avant tout.
-  Mon amour propre ? Ce n'est pas d'amour propre que l'on parle mais de ma vie à venir et de celle de la princesse Charlotte. Je ne pensais pas à ce genre de chose ! Comment as-tu pu ne serait-ce qu'une seule seconde penser bousiller ma vie, et même la sienne, pour ton profit !
- Cela suffit, je suis le roi, ce que j'ordonne n'a pas à être discuté, tu l'épouseras !

Les larmes aux yeux, j'étais parti. Depuis je n'avais de cesse de courir et d'éviter le monde qui me pourchassait pour en savoir plus. Les tabloïds s'en réjouissaient et ne cessaient de me harceler, comme ils devaient harceler Charlotte de Kent. Résigné, j'étais allé faire un dernier tour avant la présentation officielle, une dernière course et me voilà, allongé sur le sol, la raison me commandant de me lever et d'aller me préparer, le coeur meurtri par la décision de mon frère. Avait-on le droit de décider ainsi de deux vies ? C'est la mort dans l'âme que je me lève et rentre doucement au château. Pas après pas je ne pense qu'à Rose. Elle m'avait fait lui promettre un jour, que si l'on se séparait, si elle disparaissait d'une manière ou d'une autre, je ne devais pas la pleurer éternellement : je devais être heureux. Je n'ai pas encore trouvé l'amour, mais je suis prêt pourtant. J'étais prêt et voilà que Gauvain m'annonce que je dois me marier avec une princesse anglaise. Il n'avait pas le droit. Il avait tous les droits... Quand les serviteurs se rendent compte que je suis enfin rentré, ils me poussent dans la douche sous des hurlements stridents. Les femmes surtout, le sont, stridentes. Ils hurlent devant mes mains ravagées et pour qu'ils cessent de me casser les oreilles je les soigne d'un coup de baguette avant de claquer la porte de la salle de bain. Alors je laisse l'eau couler le long de mon corps pendant qu'ils débattent encore, dehors, de ma tenue. Je sais qu'ils sont payés pour être aussi stressé car si tout se passe mal cela peut leur retomber dessus, mais tout de même.

La chaleur ne réussit pas à dégeler mon coeur. Je me sens lourd, pataud, comme anesthésié. Je ne veux pas faire honte à qui que ce soit, je ne veux pas offenser l'Irlande ou la Grande Bretagne mais c'est de ma vie dont ils disposent à présent et je me sens miné. Je le savais déjà, quand j'avais neuf ans, quand mon père est venu me chercher, qu'être prince n'est pas qu'une bénédiction au contraire et je croyais l'avoir accepté. Je me trompais. Aujourd'hui je le refuse encore. Donner mon être sans concession juste pour être né ? La naissance fait-elle de nous des êtres à part ? Les bâtards sont-ils pires que les autres ? Les princes mieux ? Je sors de la douche et enfile mes sous-vêtements. A peine ont-ils vu que l'eau à cessé de coulé qu'ils se sont précipités pour m'enfiler le reste de ma tenue. Je revêts donc un costume noir à la veste longue et au tissus aux reflets incessants. Le veston est ajusté, un foular est noué comme une sorte de cravate. On y rajoute à la boutonnière une fleur blanche et on me laisse accrocher au veston ma montre à gousset que je rentre. On me présente diverses chevalières mais à peine ais-je le temps de choisir qu'une servante arrive en courant avec un paquet. Mon frère m'envoie une chevalière. J'ouvre le paquet. Elle est magnifique. Digne d'un prince. Digne d'un homme qui a à se faire pardonner. Je l'enfile le regard sombre. On ajuste mes cheveux, on me parfume, et je m'en vais. Mes pas résonnent dans les longs couloirs. Je me dépêche car je sais que je dois y être avant elle. Ce serait mal vu que j'arrive en retard. J'entre dans la salle où se déroulera le bal et la mascarade. La cours est déjà rassemblée. Les flash crépitent doucement et capture mon allure. Je laisse mes pas me mener à côté de mon frère. Il attrape mes mains et sans mot dire enlève mes boutons de manchettes pour les remplacer par d'autres allant avec sa chevalière. Je ne bronche pas. Je me penche vers lui afin qu'il soit seul à entendre.

- Pour l'Irlande et pour le royaume, en tant que prince, je ferais ce que tu me demandes. Mais en tant que frère laisse moi te prévenir que je ne laisserai pas les journaux s'emparer de notre rencontre et qu'ici ne se jouera qu'un faux. Je ne lui parlerai pas si ce n'est pour l'étiquette...
- Sanders ! ...
- Chut ! Si tu n'étais roi voilà longtemps que je t'aurais frappé. Et tu me feras le plaisir d'accorder à ma fiancée et à sa famille l'honneur de sa seconde danse avec toi sinon je peux te jurer que la prochaine fois que tu viendras me voir, malade comme un chien, je t'offrirai mon plus grand sourire et le médicament le plus infect qui te laissera crever à petit feu.
- Mais...
- Et tu feras en sorte d'être aussi courtois et aimable que possible.

Son regard me transperce. Je sais qu'il est désolé. Je sais qu'il ne voulait pas me forcer à quoi que ce soit mais la rancœur est encore là. Soudainement ils entrent et à nouveau les journalistes mitraillent la salle. J'aperçois tout de suite dans la délégation ma promise. Charlotte de Kent, qui préfère qu'on l'appelle Charlie à en croire la presse. Mais dois-je croire la presse ? Je n'en fais rien. Charlie, cependant, car il me semble que cela lui corresponde mieux que Charlotte, est vêtue dans une robe blanche époustouflante. Si je savais parfaitement à quoi elle ressemblait, j'en suis néanmoins soufflé et je laisse les photos capturer l'instant car je sais qu'il n'y a pas plus grand honneur à faire pour le moment. Saleté d'étiquette, j'aurais au moins la certitude d'avoir été honnête. Pour autant je n'en suis pas plus heureux de ce mariage. Gauvain souhaite la bienvenue à ma fiancée et puis à sa délégation et me présente selon le protocole. Il est souriant, et exagère dans le bonheur que sera cette union, ce cadeau des dieux. Je laisse un visage blasé apparaître. Mes yeux se laissent happer par la princesse de Kent. Elle semble trouver elle aussi ceci trop superficiel. Je souris légèrement. Dans la mêlée je ne suis pas sûr mais je paris que le trouble, l'agacement et la pointe de rage sont ses sentiments. Ils sont marqués, puissants et pourtant discrets.

S'en suit la première danse que nous commençons seul. Pas un seul faux pas ne vient se mêler et elle s'achève sans que nous ayons desserré les dents. J'ai sentis un trouble aussi grand que le mien. Elle semble se positionner comme moi par rapport à ce mariage. Une autre musique commence alors que mon frère emmène ma fiancée pour une autre valse, j'invite quant à moi la reine. Puis s'en suit la mère de ma fiancée, et les autres princesses. Quand je suis sûr d'avoir assez fait d'honneur pour pouvoir oser songer à respirer un peu je suis soulagé de remarquer que le bal est devenu un fouillis de luxe et de noblesse, écœurant. La cherchant d'un regard, je ne trouve pas Charlotte de Kent et songe que tout comme moi peut être a-t-elle voulu s'en aller. Je délaisse ce monde faux pour respirer un peu dehors. Je délasse le foulard et ouvre quelques boutons de la chemise. La veste fini sur une épaule tenu par ma main droite. Je me dirige vers les jardins où semblent régner la tranquillité. Bien que je cherche pas à provoquer maintenant notre rencontre, je sens qu'elle y sera. Elle ne connait pas Mellow Blue Castle et c'est le seul endroit qui l'accueille à bras ouverts sans qu'elle ait à tomber sur quelqu'un pour la ramener dans ce spectacle grossier. Je laisse le presque labyrinthe se refermer sur moi et vagabonde tranquillement. Je sens sa présence, ses sentiments, diffus, en même temps que je l'entend chanter. Sa voix me charme et je me tais, continuant de m'approcher, refusant de l'interrompre. Elle est vraiment belle. D'où vienne que je sois si triste alors ? Je pourrai ne pas lui plaire, nous pourrions nous détester. Nous avons une vie à vivre ensemble et nous ne l'avons pas choisi, nous ne savons pas grand chose l'un de l'autre si ce n'est ce que la presse en dit. Une brindille craque et elle se retourne, surprise et peut être apeurée. Mon don ne m'en dit pas plus.

- Je suis désolé de vous avoir effrayé, ce n'était pas mon intention. Vous avez une voix magnifique...

Je ne sais pas quoi dire. Je suis devant celle avec qui je vais me marier et je ne trouve aucun mot pour dire ce que je ressens. Je suis désolé ? Et en quoi cela la toucherait ? Nous n'y sommes pour rien, ni l'un, ni l'autre.

- Je m'excuse également de notre première danse, j'ai dû vous paraître froid. Toutes ces convenances m'exaspèrent.

Je lui offre un sourire. Je me sens complètement paralysé. Je n'ai pas envie de gâcher notre vie future, je ne peux pas tout envoyer balader et pourtant quelque chose en moi en meurt d'envie.


Save the world today !
N’oublies jamais ce que tu es, car le monde ne l’oubliera pas. Puise là ta force, ou tu t’en repentiras comme d’une faiblesse. Fais-t-en une armure, et nul ne pourras l’utiliser pour te blesser.
apache.
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MessageSujet: Re: Hijo de la luna ♪   Ven 28 Juin - 21:43

La présentation est longue. Trop longue. Et ces danses qui n’en finissent pas ! Le prince, le roi, puis son père, et son oncle, et un prince, et un duc, et un autre … Un peu de pitié pour Charlie, elle ne sent plus ses pieds à cause de ces chaussures ignobles ! Charlie craignait surtout que le prince ne lui adresse la parole. Elle aurait eu l’air maline, à le fusiller du regard, ou bien à bafouiller, ou encore à pleurer. Depuis qu’elle avait échangé trois mots avec le roi, elle n’avait pas desserré les dents. Elle avait aussi envoyé un regard glacial à son oncle qui lui ordonnait à mi-voix de montrer plus d’entrain et l’avait dédaignée pour aller voir ailleurs. C’était incroyable. Les irlandais étaient-ils aussi lèche-culs que les anglais ? Ou encore pire ? Au moins, avait-elle songé en voyant les princesses se déplacer dans la foule, sa vie ne ressemblerait plus à une pièce de théâtre savamment orchestrée par les journalistes et par sa famille. Elle ne serait peut-être plus obligée de se taper des visites de musées interminables. Si l’histoire lui plaisait bien, l’art la laissait complètement indifférente, et faire semblant de s’extasier devant trois taches rouges sur un tableau blanc ne lui manquerait absolument pas. Elle trouverait bien de quoi s’occuper au palais royal d’Irlande, même si elle ne sait pas trop comment. Doucement, elle commença à se sentir mal. Elle était debout depuis des heures et son dernier repas semblait remonter à une éternité. Non pas qu’elle ait faim, mais elle était un tout petit peu diabétique, et elle n’avait pas envie de faire un malaise qui serait retransmis dans le monde entier à cause de la présence de ces foutus journalistes. Pas de trace d’un éventuel buffet. Si, là ! Discrètement, Charlie réussit à s’approcher du buffet et piquer un truc tellement sucré qu’il lui permettrait de tenir quelques heures de plus. C’était juste indigeste tellement il y avait du sucre et du citron meringué quoi. Se rendant compte qu’elle était à côté d’une porte-fenêtre ouverte et que personne ne semblait faire attention à elle, elle quitta la salle de bal pour prendre l’air dehors et s’éloigner un peu de la foule.

Il faisait frais dehors, mais tant pis, elle avait trop hâte de s’éloigner de tous ces hypocrites. Une fois hors de portée du bruit, qu’elle entendait faiblement, elle libéra ses cheveux, faisant du même coup disparaître son mal de tête, et ôta ses chaussures nettement trop petites pour elle. Puis, pieds nus, elle s’enfonça dans les jardins, regardant tout autour d’elle, émerveillée par ces plantes et ces fleurs qu’elle voyait pour la première fois. Chantonnant sans s’en rendre compte, elle se mit à réfléchir à toute vitesse, comme à chaque fois qu’elle se retrouvait seule. Le prince Sanders avait l’air … Difficile à dire. Il avait eu le visage fermé pendant toute la soirée, de ce fait il ne lui avait pas semblé très sympathique, et Charlie était persuadée qu’elle allait finir sa vie avec un abruti renfermé, et peut-être même violent. Après tout, le roi lui avait bien dit qu’il l’avait menacé de l’empoisonner. Ok, ça sonnait nettement comme une blague, mais elle n’était pas super rassurée non plus. Alors qu’elle chantonnait doucement, elle entendit une branche craquer derrière elle. De surprise, elle se retourna, mal à l’aise. Quelqu’un l’avait suivie ? Pitié, pas un journaliste. Avec ses cheveux défaits, et pieds nus, l’image de l’Angleterre allait en prendre un coup, et son oncle passerait des heures à monologuer pour le lui faire regretter. Puis, mine de rien, c’était un peu angoissant, d’être une moldue dans un château de sorciers … Alors qu’elle allait demander d’une voix presque énervée qui était là, le coupable de ce cassage de branches sortit de derrière un fourré. Oh, le prince Sanders, aussi débraillé qu’elle apparemment. Plus de foulard, veste sur l’épaule, chemise ouverte. Charlie eut une légère moue appréciatrice. Ouais, il était quand même vachement mieux au naturel, le prince. Puis subitement, ce qu’il venait de dire tilta dans son esprit. Elle a une voix magnifique. Oh, my. Ca veut dire qu’il l’a entendue chanter ?! Quelle honte.
« Je, je n’ai pas eu peur. J’ai juste été … Surprise. »
Et son mensonge ne se sent pas à trois kilomètres à la ronde. Si, elle avait eu peur. Elle avait eu la pétoche de la soirée, parce qu’elle est une moldue, dans un château de sorciers, qu’elle n’a aucun moyen de se défendre contre des sorciers, et qu’elle commence à peine à le réaliser. Et à avoir peur, au passage. Tentant vaguement de reprendre contenance – merci mon Dieu, l’obscurité cachait plus ou moins bien son trouble – elle se fendit également d’un sourire élégant. Protocolaire. Bref, faux. Et voilà qu’elle allait passer pour une princesse prout-prout auprès du mec avec qui elle devait vivre heureuse jusqu’au restant de ses jours. Cool. Elle préférait ne pas relever pour sa voix, sinon ça allait finir en sucette. Oui, Charlie détestait qu’on l’entende chantonner. Elle a un peu trop peur qu’on le lui interdise aussi, tout comme on lui a interdit de faire du foot quand elle était petite, puis d’écrire une fois plus grande. Cependant, en l’entendant dire qu’il était désolé de cette danse et de son attitude glaciale parce que tout ce protocole l’ennuyait, son sourire de façade fondit, remplacé par un demi-sourire amusé. Un vrai sourire, cette fois-ci.
« Je m’excuse également, je n’ai pas été des plus chaleureuses. Cette surabondance protocolaire a tendance à m’exaspérer rapidement, comme vous avez pu vous en rendre compte. »
Elle avait levé les yeux au ciel et il avait souri, et chacun avait très bien remarqué la réaction de l’autre, inutile de le nier. Sentant que la terre commençait à tourner bizarrement sous ses pieds, elle s’assit sur un banc en pierre avec énormément de précautions, à tel point qu’elle eut l’impression de passer une fois de plus pour une petite princesse en sucre toute fragile et pleine de manières. Et elle détestait qu’on la prenne pour ça. Mais avec cette robe horriblement serrée, elle n’arrivait plus à respirer, ce qui semblait envoyer un signal d’alarme à son corps qui n’attendait qu’un moment de relâchement pour déclencher une jolie petite crise d’hypoglycémie. Enfin, là elle était en compagnie d’un médicomage, normalement si elle fait cette crise, en quelques minutes il lui règle ça. Non ? Une fois assise, elle sentit avec satisfaction que le sol était redevenu stable sous ses pieds nus. Aha, prends ça, diabète de merde. Elle passa méthodiquement ses doigts dans ses cheveux, éliminant sans la moindre pitié toutes les traces de gel qu’elle pouvait y trouver. Ca lui tirait la tête, un truc de fou, pourquoi étaient-ils obligés de lui faire porter une coiffure extravagante ? Ses pauvres cheveux roux n’ont rien demandé à personne, à la fin. En levant la tête, elle se rendit compte que le prince n’était plus debout, mais assis. Et il avait l’air en meilleure forme physique qu’elle. Elle commençait à avoir du mal à respirer. Entre la robe, le corset, son diabète, sa faim, elle était presque en train de se demander si elle pouvait abdiquer ou pas.
« Votre tenue a l’air confortable. Vous avez de la chance. J’étouffe dans cette robe, je n’aurais jamais pensé que respirer pouvait être un vrai combat. »



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MessageSujet: Re: Hijo de la luna ♪   Lun 1 Juil - 14:48



Sanders & Charlie
« - Si je t'ai offensé pardonne moi...
- Tu ne m'as pas offensé, tu m'as marié. »

Le vent souffle et lève le rideau sur une drôle de scène. Je la contemple avec un léger sourire. A bas les talons qui martyrisaient ses pieds délicats. Ils sont nus, sur le sol, l'herbe les chatouillant doucement. Sa coiffure compliquée est devenue anarchique. Le vent l'y aide, ses mains l'y aident. C'est une hérésie pour une princesse d'apparaître ainsi et cela me ferait presque rire. Ses cheveux roux se libèrent. Rebelles, ils dédaignent leur prison de gel. C'est un sacrilège de de les enfermer. On ne devrait jamais tenter de les maîtriser sans leur volonté. Ils sont ce qu'elle est : libre, malgré ce qu'ils en pensent tous. Ils croient qu'ils peuvent se l'accommoder selon leur désir mais c'est seulement parce qu'elle le veut bien. Elle a accepté, par devoir. Elle ne ressemble pas à toutes ces princesses, à toutes ces nobles, à toutes ces filles de président ou d'hommes hauts placés. Elles sont, quant à elles, hautement superficielles et s'enorgueillissent de leur statut. Elles offrent ce rire qui scintille légèrement, glacial, alors qu'elles se demandent si l'homme à qui elles offrent leurs charmes est un potentiel bon partis. Elles ont défilés devant moi, devant mon frère, ces filles de la haute, ces enfants aux rêves de grandeurs. Elles en voulaient à ce que je pouvais leur offrir plus qu'à l'être que je suis. Chacune s'est vite lassée de me voir car je différais de tous les autres hommes qu'elles connaissaient. Je savais ce qu'elle voulait, mais je ne jouais pas le même jeu. Il est assez amusant de voir que celle qui m'échoit est finalement une des seules princesses ne l'ayant jamais désiré. Je ne suis pas un héritier bien que je ne me place pas mal sur la ligne de succession, mais ma proximité avec mon frère font de moi un met de choix. Les de Kent... J'aurais pu tomber sur la fille du Président américain ou la nièce d'un quelconque dirigeant de l'alliance d'Asie. La seule chose que je regrette dans ce mariage c'est le mariage lui même. J'ai été naïf de croire que je pourrai toujours choisir.

Elle me dit qu'elle n'a pas eu peur, qu'elle a juste été surprise. Elle ment. Je le sais et  elle sait que je le sais. Aussi je me tais. Je ne veux pas la mettre mal à l'aise. Elle m'offre un sourire gelé par l'étiquette qui se brise pour mon plus grand plaisir quand mes excuses lui parviennent. Elle me retourne les excuses et je souris à mon tour bien que je ne me sentes pas à l'aise avec cela. Elle a fait ce qu'on lui demandait, pas plus. On peut me retourner la chose, mais je suis plus exigent, plus intransigeant avec moi même. Ce n'est pas notre faute, pourtant je me sens coupable tout de même. Ses mains s'acharnent sur sa coiffure et bientôt elle n'est qu'un lointain et vague souvenir. Elle semble aller mal, comme un défaut d'énergie et fini par s'asseoir. Aussitôt il me semble que ce mal être n'est plus. Je m'assois non loin d'elle mais pas trop pour ne pas paraître mal poli, méprisant mon costume de luxe. Je regarde l'heure sur ma montre à gousset et sourit en pensant qu'ils sont tous en train de danser, de boire, ou de se tromper mutuellement. Elle laisse échapper une plainte quant à sa robe et je rigole. Je me disais aussi que porter une robe aussi magnifique ne devait pas être sans inconvénient. C'est vrai que mon costume, quant à moi, n'a rien d'inconfortable. Il faut croire que seule les femmes doivent souffrir. Je regarde le ciel et les étoiles. En moi bouillonne toujours au fond cette rage qui bataille encore avec la résignation. Cela aurait dû être une belle journée, et il me semblait être bien triste.

- Je peux vous aider à la desserrer si vous le voulez et vous pourrez prendre ma veste pour le cacher. Je préfère vous voir avec que morte asphyxiée.  

C'est vrai que j'aurai l'air un peu bête si cela arrivait. C'est drôle, mais quand je pensais à ma vie avant, je ne me voyais pas comme ça. Petit, je n'avais de cesse de me demander comme échapper à Nikolaï, comment satisfaire Sevastian et comment sauver maman... Puis elle est morte et Père a eu un soupçon de culpabilité. Qu'il m'ait aimé, je n'en doute pas, mais s'il ne l'avait pas fait, j'aurais eut une vie bien différente. Dans le ciel les étoiles brillent avec insistance, comme si ces demoiselles de nuit voulaient absolument nous montrer qu'elles sont là.

- Charlie ? Croyez-vous qu'ils soient désolés ?

Mon frère, ses parents, son oncle... Avoir pouvoir sur une vie et l'utiliser, cela ne veut pas forcément dire en profiter. Gauvain l'a fait, mais je sais qu'au fond de lui ce n'était pas de gaieté de coeur, surtout qu'il déteste les de Kent. Est-ce que le roi d'Angleterre pense pareil ? Est-ce qu'au contraire il se fiche de sa nièce ? Je l'ai appelé Charlie... Définitivement Charlie. Je n'ai rien contre Charlotte, elle si. Je l'ai déjà dit, c'est ce que l'on dit, mais je pense que c'est vrai. Charlotte fait trop princesse. Mon ventre gronde soudainement et me rappelle que je n'ai rien avalé depuis le matin. Je rigole doucement, un peu gêné par le bruit de cet infâme traître.

- Je crains n'avoir pas profité du buffet en notre honneur.

Je sors ma baguette et l'agite. Apparaissent une nappe, du pain, de quoi faire des sandwich, des gâteaux, un peu de vin, de l'eau, un jus de fraise, des fruits et des couverts. Je suis plutôt content de moi. Je ne savais pas ce que je pouvais récolter dans les cuisines et créer de la nourriture avec de la magie est impossible, on peut cependant la répliquer. La nappe n'est autre qu'un grand torchon de cuisine. Je passe la main dans les cheveux.

- Puis-je vous offrir à boire ? Je suis content de vous voir seul à seul. Je dois avouer que je ne suis pas fan des paparazzis et de leur façon de remanier la vérité.

Je crains que notre mariage ne soit le contraire de ce que j'aurais aimé si jamais je me mariais avec quelqu'un. Entouré de photographe, médiatisé et réglé pour la cours et le monde entier... C'est le fardeau des gens publics, des princes et des princesses de tout temps.


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MessageSujet: Re: Hijo de la luna ♪   Mar 2 Juil - 22:36

Le prince Sanders avait l’air gentil. Très gentil. Et dans l’esprit de Charlie, un peu trop gentil pour être honnête. Mais bon, il était gentil, lui au moins, et pour de vrai en plus. Ca changeait de l’hypocrisie des deux rois, des nobles qui la complimentaient de façade, de ses parents qui trépignaient de joie à l’idée de vendre leur fille à l’Irlande comme on vendrait un vase Ming à un musée bien côté. Voilà toute l’impression qu’elle en avait. Elle était juste, pour tout le monde, un putain de vase Ming finement ouvragé et sans la moindre personnalité. Et pourquoi c’est à elle de se déplacer et d’aller vivre dans ce nid à sorciers ? Pourquoi c’est toujours à la femme de bouger son cul pour aller vivre chez son mari, tout en changeant de nom par la même occasion ? Ouais, et après on parle d’égalité, mon œil tiens ! Alors que tout le monde semblait se réjouir de ce mariage politique, le prince Sanders était désolé qu’ils en soient arrivés là. Raison pour laquelle elle n’était pas très à l’aise. Etrangement, elle avait du mal à penser qu’il puisse partager son point de vue sur la question. De toute manière il ne l’aimerait probablement jamais. Assise sur le banc de pierre, elle achevait de libérer ses cheveux de leur prison de laque, et tant pis si sa mère en mourait d’une crise en voyant sa si noble descendante coiffée comme une roturière. A la base, elle n’a jamais demandé à être noble. Elle aurait préféré naître dans une famille normale qui l’aurait poussée à continuer à écrire en lisant ses écrits, au lieu de la rabaisser en lui disant qu’une princesse ne perd pas son temps avec ce genre d’idioties. Tiens, peut-être qu’une fois en Irlande elle pourrait les publier, ses écrits ? Et puis non, il ne valait mieux pas. Avec le mec qu’elle allait épouser, les gens allaient penser qu’elle abusait de sa nouvelle place sociale et qu’elle en profitait pour publier ses merdes. Bref, mauvaise idée. Elle esquissa un faible sourire quand le prince lui proposa gentiment de l’aide pour desserrer sa robe avant qu’elle ne meure asphyxiée. Vu qu’elle avait énormément de mal à toucher l’envers de sa robe, elle n’avait pas tellement le choix.
« Ce n’est pas de refus, j'ai l'impression que ce fichu corset va vraiment me tuer … Voilà qui jetterait un froid sur cette superbe soirée. »
Il se leva et passa derrière elle. Habilement, il réussit à desserrer la robe, ne changeant pas tellement l’état de Charlie qui luttait pour respirer. C’était la première fois qu’elle portait un corset, la mode en Angleterre étant plutôt aux robes somptueuses, pas à la taille de guêpe qui empêche toute respiration. Bon Dieu, si jamais on lui agitait cet instrument de torture sous le nez pour le mariage, elle étoufferait ses tortionnaires et les assourdirait de ses hurlements de colère. Plus jamais ! D’un coup, les lanières du corset cédèrent et elle partit en avant sous le choc. De l’air ! Les mains appuyées sur ses genoux, elle aspira une grande gorgée d’air et se mit à tousser, matée par la forte demande en oxygène de son organisme. Murmurant sans s’en rendre compte un chapelet de jurons et une suite de malédictions exotiques à l’égard des abrutis l’ayant forcé à enfiler ce truc « parce que c’est la mode ici votre altesse ! », elle reprit doucement de l’air et sa pâleur disparut. Respirer, mine de rien, c’est vital ! Le prince, lui, était retourné s’asseoir et semblait être assez amusé par sa réaction. Bah quoi ? Ca se voit qu’il n’a jamais porté de corset, lui … Tiens, où est sa veste ? Avec un temps de retard, elle se rendit compte que sa robe ne tenait plus que par l’opération du Christ et qu’il lui avait très galamment posé sa veste sur les épaules. Elle se sentit bêtement rougir. Bon, eh bien, elle ne se comportait plus trop comme une princesse là. A tousser, jurer et rougir, il a de quoi être amusé par son naturel à toute épreuve. Elle releva cependant la tête quand il lui demanda s’ils étaient désolés de les avoir mariés. Elle faillit le corriger en lui demandant de l’appeler Charlie, avant de se rendre compte qu’il avait naturellement adopté ce surnom. Parfait. Corriger les gens la fatiguait. Dédaignant le protocole qu’elle avait de toute manière jeté aux orties, elle resserra la veste du prince autour de sa taille et haussa les épaules.
« J’en doute. C’est un superbe mariage politique. Calmer les tensions, unir l’Angleterre et l’Irlande sans pour autant marier deux héritiers directs ensemble, en voilà un joli coup sur leur échiquier géant. Je ne sais pas pour votre frère, mais mon imbécile d’oncle était très content de cette décision qu’il pense avoir pris tout seul. »
Elle siffla de dédain et se frotta machinalement la joue. La vache, c’était toujours aussi sensible et elle avait toujours aussi mal qu’au premier jour. Autant c’était facile de cacher ça avec un peu de fond de teint, autant c’est plus difficile de faire disparaître la douleur d’une gifle sur la joue – et d’une gifle à son orgueil aussi. Il y eut soudain un drôle de bruit. Ah, on dirait que le prince a faim ? Elle allait lui proposer avec gentillesse de retourner vers le buffet quand il sortit sa baguette de sa poche. Et, très bêtement, Charlie ne put s’empêcher de laisser tomber son regard dessus avec une méfiance qu’elle ne parvenait pas à cacher. Mais pour sa défense, ce n’est pas sa faute. On l’a éduqué en lui disant que les sorciers cachaient des choses, refusaient de coopérer à la politique égalitaire avec leur ministère de la magie secret et leur pays rien que pour eux, bref, qu’il fallait s’en mêler comme de la peste. Et là, elle était face à un sorcier qui tenait une baguette magique dans les mains. Et qui la remuait, en plus. Un instant, elle eut envie de se lever et de s’éloigner, sait-on jamais, mais il baissa sa baguette avant que cette idée n’atteigne son cerveau. Il venait de faire apparaître des trucs. Ces pouvoirs ne sont pas naturel du tout … Oh mon Dieu, du sucré ! Il reprend la parole et elle lève les yeux, ayant beaucoup de peine à ne pas garder le bout de bois du sorcier bien en vue. Oh mon Dieu, encore un peu et il va croire qu’elle appartient à la Ligue et qu’elle œuvre pour détruire les sorciers. Il lui proposait quelque chose à boire. Bonne idée. Si elle ne prenait pas du sucre rapidement, elle allait défaillir.
« Avec plaisir. Quelque chose de sucré … De très sucré. J’en ai bien besoin. »
Elle eut un sourire blasé, pensant que le prince savait très bien qu’il avait affaire à une diabétique. Comment aurait-elle pu se douter qu’il n’en savait rien, hm ? Quand il lui tendit un verre, elle l’accepta avec un sourire de remerciement. Un concentré de sucre dans un verre en plastique. Génial. Avec ça elle avait de quoi tenir pendant des heures. Et du pain pour faire des sandwiches ! Voilà qui lui faisait penser qu’elle n’était pas très familière de ce genre de choses, dans sa famille on n’est pas très pique-nique champêtre où on mange des tranches de pain avec les doigts. Les couverts en argent, je vous prie, même si ça donne un goût dégueulasse à la nourriture, on prend le verre avec la main droite et on lève le petit doigt. Quel fardeau que ce protocole. D’ailleurs le protocole exigeait les journalistes, la médiatisation à l’excès, et tout ce genre de conneries qui la faisaient frémir d’indignation. Laissez la vie tranquille, bordel de Dieu.
« Ah, les paparazzis … Je dois avouer que je ne les vois même plus. J’ai grandi avec les flashs et les questions permanentes de ces inconnus me posant des questions sur ma vie. L’Angleterre a pris l’habitude de suivre note vie comme un feuilleton du soir, encouragée par le ministre qui en profite pour saper le peu d’autorité que possède encore la famille royale. Non pas que ce point-là m’importe, mais j’aurais quand même préféré avoir … Comment on appelle ça déjà ? Ah oui, une vie privée. »
Elle esquissa un sourire las et but le contenu de son verre. Jus de fraise. Sucres, bienvenue dans mon organisme de diabétique en manque. Restez, il y a de la place pour vous. Elle fixa d’un air morne le fond de son verre, avec une petite moue de dépit absolument adorable. Une vie privée … Quel concept étrange, tiens.



Dans les contes pour enfants, les princesses donnent un baiser aux crapauds et ceux-ci se transforment en princes charmants. Dans la vie réelle, les princesses embrassent les princes et ceux-ci se transforment en crapauds.
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MessageSujet: Re: Hijo de la luna ♪   Mer 3 Juil - 20:27



Sanders & Charlie
« - Si je t'ai offensé pardonne moi...
- Tu ne m'as pas offensé, tu m'as marié. »

L'air lui manque, c'est un fait indéniable. Je n'ai jamais compris pourquoi on forçait les femmes à porter des robes qui mettait en danger leur santé physique et mentale. Elles n'ont pas besoin de cela pour être belles. De même que les hommes qui s'affublent de costumes ridicules sensés leur donner une haute stature. Ils n'ont pas besoin de cela pour être beaux. On a beau être dans une nation sorcière qui possède donc une mode relativement décalée des nations moldues, il faut savoir rester tout de même actuel. Nous hésitons ainsi entre un style vestimentaire classique et un autre plus imaginatif prenant des inspirations du dix-huitième débordant sur le dix-neuvième siècle. D'aucun dirait que la mode irlandaise ressemble à un style de début du vingt et unième siècle nommé steampunk. Je pense que les sorciers n'ont jamais réellement compris les moldus en matière de mode. Je crois que je suis une des rares exceptions. Bien que j'affectionne aussi le style irlandais, il m'arrive de m'habiller comme un moldu anglais. Une autre raison pour les nobles pour me mépriser. Bien que mon costume de ce soir soit d'inspiration ancienne, j'ai fait l'effort d'être regardant sur la mode actuelle en Grande Bretagne et ce costume vient de Londres d'ailleurs. Classique, simple, et de bon goût. Même le veston reste potentiellement classique sans paraître old-school. Charlie accepte que je l'aide. Je me déplace donc derrière elle pour délacer le corset. La robe desserrée, je vois qu'il faut pousser plus loin et ouvrir carrément car cela ne semble pas l'aider plus. Je m'attaque donc farouchement mais délicatement au corset lui même qui finit par cédé. Je pose immédiatement la veste sur ses épaules et me rassoit en face d'elle pendant qu'elle jure. Je laisse échapper un petit rire. Je répond alors à sa remarque sur les organisateurs de notre mariage.

- Je pense que mon frère n'aurait pas fait cela s'il n'était pas obligé. Une guerre serait catastrophique et il faut avouer que nos deux pays ne sont pas toujours en excellente relation. Vous l'avez rencontré, c'est un bon roi, il fait ce qu'il doit.

Je repense à nos disputes incessantes ces derniers temps. Il n'a cessé de m'inviter à sa table et je refusais ses invitations. Il m'a alors fait escorter par des gardes pour que je mange avec lui un soir et je n'ai pas desserré les dents. Je refusais encore mon devoir de prince. Si je l'avais pu, j'aurais échangé tous les honneurs pour une vie plus simple. Bien des hommes veulent être à ma place. Quand je fais apparaître la nourriture, je sens son malaise autant que je vois son regard sur ma baguette. Je sers un verre de jus à la princesse de Kent et m'en prend un également. Le repas que nous allons prendre est loin d'être protocolaire et noble. On peut ainsi oublier les couverts sans fin et les plats dont les noms n'évoquent ni de prêt ou de loin ce qui les composent. Je commence à me composer un sandwich avec du pain au pavot, de la salade, des tomates, du concombre, du maïs, et une sauce oignon doux. Pas de viande, il faut dire que je suis végétarien. Les ingrédient sont nombreux et laisse le choix d'une grande variété. On peut aussi se faire une salade. Je bois une gorgée de mon jus et jette un coup d’œil aux étoiles. Il n'y a que la nuit qu'on les voit toute. Le jour a beau rester sombre en ce moment, pareil à la nuit, il nous révèle moins d'astres. J'aime les contempler. Elles semblent si loin et pourtant nous apportent leurs lumières. Parfois je songe que je pourrais voyager par delà l'univers et le temps, pour découvrir d'autres endroits.Ce serait fantastique, brillant, geronimo ! Oui, le dernier mot ne voulait pas dire grand chose. Elle m'avoue qu'elle aussi aurait préféré avoir une vie privée. Je rigole légèrement.

- Vie privée... Les membres des familles royales y ont rarement le droit. Je me souviens quand je suis arrivé à Mellow Blue Castle, j'avais neuf ans, j'étais un scandale. Les médiats étaient ravis.

J'avale une première bouchée de mon sandwich, puis d'autres, et songe à cette époque là tout en satisfaisant mon estomac. Ils me faisaient peur. Maman était morte. Ils ne cessaient de me coincer dans les couloirs pour m'interroger. Ils ont cessé quand Gauvain en a tiré un par la chemise et l'a envoyé dans le jardin par une fenêtre. Nous n'étions qu'au rez de chaussé mais tout de même. Mes yeux retombent sur Charlie. C'est triste à dire, mais peut être que nous ne nous aimerons jamais. Nous ne nous connaissons pas, nous sommes de parfaits étrangers, et nous allons nous marier. Officiellement ce genre de mariage n'existe pas vraiment. Je ne sais pas trop quoi dire ou quoi faire. Je dois être naturel car après tout cela ne sert à rien d'être quelqu'un d'autre, je ne passerais pas ma vie à jouer un rôle. Ma baguette n'étant pas rangée, je vois qu'elle la regarde de temps en temps, et mon ventre se serre.  

- Dîtes moi Charlie, avez-vous peur des sorciers ? Vous sentez-vous mal à l'aise avec la magie ? [...] Oh euh ce n'est pas un reproche... C'est que... J'ai vu comment vous regardiez ma baguette et si cela vous embarrasse... Enfin, la magie fait partie de moi, mais je comprendrai que vous n'aimiez pas cela et...

Je détourne le regard, embarrassé. C'est une chose à laquelle je n'avais pas spécialement pensé. Certains moldus se montrent fascinés par la magie et d'autres répugnent la voir. Les de Kent ne sont pas totalement pro-sorciers malgré ce qu'ils essayent de montrer. Je me rend compte que c'est sans doute quelque chose d'affreux pour elle que de devoir se marier à un sorcier. Comment pouvais-je ne pas y avoir penser ? Je ne me sens pas honteux d'être magique car je n'y peux rien, cependant je suis terrifié à l'idée que ce soit un blocage.


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MessageSujet: Re: Hijo de la luna ♪   Lun 15 Juil - 18:00

Dans un geste presque pudique, Charlie resserra la veste du prince Sanders autour de ses épaules. Ce qui était parfaitement ridicule, en fait. Sa magnifique robe blanche n’était pas tombée, il faisait assez sombre, et de toute manière il aurait poliment détourné les yeux – enfin telle était son impression, et elle se disait avec un certain plaisir que celle-ci devait être juste. Au moins, elle n’allait pas épouser un machiste masculiniste. Son petit côté féministe n’aurait pas du tout apprécié ça. Tout doucement, la conversation reprit. Visiblement il avait eu plus de chances que lui, car son roi l’avait marié avec des scrupules et des remords à le faire – mais il l’avait marié quand même, au final. Alors que l’oncle de Charlie n’avait que faire de son opinion et de sa personne, il lui avait même collé une baffe quand elle avait eu l’outrecuidance de venir s’en plaindre. Enfin bon, le prince avait raison, une guerre n’était pas envisageable entre leurs deux pays. Très fine, elle évita de dire que si la guerre devait avoir lieu, elle aurait lieu malgré leur mariage théâtral, et qu’elle détestait être vendue aux enchères comme un objet de collection joli pour les yeux et à l’utilité réduite. Elle était un être humain, nom de Dieu. Cessant de penser à ça, elle se concentra sur ce que faisait le sorcier, qui tenait sa baguette à la main, la rendant soudainement très méfiante, même après qu’il ait rangé sa baguette dans sa poche. Mais rapidement, le prince lui tend un verre, et elle l’attrapa, se concentrant sur autre chose. Elle ne devait pas avoir peur des sorciers. Ils sont comme elle, comme tous les autres. C’est du racisme et c’est mal, c’est très mal. Tout en souriant, le prince se compose rapidement de quoi manger. Charlie, elle, n’a pas très faim, pour le moment. Juste soif, et besoin de sucre. Et ce qu’elle tenait dans la main en était plein, donc c’était juste parfait. Parler des rois les amena à parler de vie privée, et le prince lui avoua que lui non plus n’en avait pas beaucoup. Il lui révéla d’ailleurs une petite anecdote de sa vie, son arrivée au palais qui avait fait scandale car il était un bâtard royal. Amusée, elle se fendit d’un petit sourire et décida de raconter sa propre anecdote.
« Quand j’ai eu treize ans, je suis tombée amoureuse d’un garçon qui est sorti avec moi simplement parce que je suis une princesse. Il ne me l’a avoué que lorsqu’on a rompu, ça a failli faire un scandale en Angleterre. Quelques années plus tard, je suis sortie avec un autre garçon, on est restés trois ans ensemble avant de se séparer. La presse a fait pleurer les chaumières avec son histoire d’amour impossible alors qu’on était juste sortis ensemble par intérêt. Il me servait d’alibi pour que les autres garçons ne me tournent pas autour, et je l’ai aidé à lancer sa carrière musicale. Personne n’en a jamais rien su. »
Et voilà qu’elle passe pour une manipulatrice maintenant ! Mine de rien, le prince eut l’air très amusée de l’entendre raconter sa jeunesse. Sans s’en rendre compte, elle continuait de surveiller la baguette magique du regard, ce que le prince, lui avait parfaitement remarqué sans rien en laisser paraître. D’un côté, de quoi s’étonnait-elle ? Elle allait épouser un sorcier, pas un moldu qui se sert du bois pour allumer un feu et non pas pour lancer des sorts. Ce qui devait arriver arriva. Sans le moindre tact, le prince Sanders lui demanda si elle avait peur des sorciers et si la magie la mettait mal à l’aise. Charlie sursauta, rougit en se rendant compte qu’elle fixait la baguette des yeux, les leva vers le prince pour les baisser à nouveau, affreusement gênée. Gêné, lui aussi il l’était, vu qu’il commença à se justifier à toute vitesse en lui disant qu’il avait vu comment elle regardait sa baguette magique, et patati et patata. Elle passa de la gêne à l’embarras le plus complet. Bien. Se lever et partir, c’est possible comme option ? Non ? Bon, d’accord. Elle venait de tomber sur un type capable de lire ses émotions rien qu’en la regardant, mais tellement gentil qu’il était difficile de l’envoyer paître pour qu’il arrête de fouiner là où il ne le doit pas. Même si concrètement il en avait parfaitement le droit, vu qu’il était chez lui, dans son palais, dans son pays. Et qu’après tout elle n’était qu’une étrangère, une anglaise qui allait se greffer à la famille d’Irlande pour assurer une paix aussi fausse qu’éphémère entre deux grandes puissances.
« Je n’ai pas peur des sorciers. »
Son ton bravache ne trembla pas, la surprenant elle-même. Elle n’avait pas trop l’habitude de mentir – oui bon, enfin, presque mentir – avec tellement d’assurance. Néanmoins, elle trouve son ton trop brave. Trop agressif. Comme si elle lui reprochait, à lui, d’avoir vu ce qu’il était facile de voir. Elle eut un soupir fatigué, passa une main dans ses cheveux de feu, et se pencha pour ramasser son verre qu’elle avait fait tomber au sol en sursautant. Du calme Charlie. Ce n’est pas sa faute. Le pire c’est que le prince Sanders avait l’air sincèrement inquiet à l’idée que la magie soit un blocage pour elle, même si ce n’était pas du tout de sa faute, mais celle de son éducation. Mais comment pouvait-elle lui dire qu’elle avait des a priori énormes et limite racistes sur les sorciers ? Il appartient à l’Ordre du Phénix, c’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité là. Ca la rendait d’ailleurs de plus en plus nerveuse de chercher une explication plausible. Oh et puis merde. Ce mec a le super pouvoir de savoir ce qu’elle pense rien qu’en la regardant bouger, pourquoi prendre la peine de lui mentir puisqu’il y a neuf chances sur dix qu’il s’en rende compte et se vexe. Bonjour l’ambiance dans le couple quoi. Alors voilà, elle allait lui dire la vérité, et si ça ne lui plaisait pas, tant pis. Ce n’est pas comme si elle espérait un mariage heureux avec un type qu’elle ne connaissait pas il y a trois heures de ça.
« Je n’en ai pas peur. Je me méfie d’eux. J’ai grandi dans une famille qui vise le rapprochement avec les créatures magiques et qui se place officieusement contre les sorciers. L’histoire nous a appris que les sorciers lançaient des sortilèges aux moldus pour qu’ils ne connaissent pas leur existence, alors que loups et vampires se fondaient parmi nous sans nous faire de mal. Durant les grandes guerres, les sorciers ont traité les moldus guère mieux que du bétail et ils ont été nombreux à être les victimes des magiciens. »
Elle se tut pour reprendre son souffle et leva les yeux vers le prince. S’il pensait que sa réponse sincère était terminée, il se trompait lourdement. Il voulait savoir ? Eh bien qu’il sache ce qu’elle en pensait réellement, ce membre dévoué de l’Ordre du Phénix.
« Alors oui je me méfie des sorciers, parce qu’ils font de la magie. Ils peuvent créer de l’eau, du feu, de l’air, ont des sorts de mort, de douleur … On pourrait dire que ce serait plus logique de se méfier des vampires et de leur pouvoir de séduction, mais les vampires n’ont jamais cherché à asservir les moldus, alors que les sorciers oui, en leur effaçant la mémoire pour un oui ou pour un non. »
Elle soupira. Le prince devait la prendre pour une anti-sorciers maintenant, alors qu’elle se méfiait juste d’eux à cause de son éducation à la limite du racisme. Aussi se dépêcha-t-elle de reprendre la parole avant qu’il ne se défende véhément et que ça jette un grand froid entre eux.
« J’ai parfaitement conscience que ce que je dis est mal. On est tous égaux même si on est différents et je ne devrais pas réagir comme ça. Mais c’est difficile d’aller contre son éducation, surtout quand on vient d’un pays qui tient les sorciers en piètre estime. »
Son regard se fit fuyant. C’était également une des raisons pour laquelle elle n’osait pas se prononcer comme membre de l’Ordre du Phénix. Comment aurait-elle pu militer pour l’égalité alors qu’elle-même avait de forts a priori sur une des quatre races, hm ?



Dans les contes pour enfants, les princesses donnent un baiser aux crapauds et ceux-ci se transforment en princes charmants. Dans la vie réelle, les princesses embrassent les princes et ceux-ci se transforment en crapauds.
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MessageSujet: Re: Hijo de la luna ♪   Mar 16 Juil - 14:33



Sanders & Charlie
« - Si je t'ai offensé pardonne moi...
- Tu ne m'as pas offensé, tu m'as marié. »

Mon ventre avait cessé immédiatement de gronder alors que je m'étais mis à manger un sandwich, bien loin des plats luxueux proposés au buffet de notre rencontre. Les nobles devaient s'en mettre plein la panse et rire à gorge déployée pendant qu'ils laissaient leur esprit vagabonder à quelques intrigues dont ils avaient la spécialité. Je souris légèrement en pensant au chevalier O'Callaghan. Noble récent, de stature obèse et enclin à se présenter à chaque festin de la cours, il était ce qui se rapprochait le plus du très bon vivant à la cours d'Irlande. Je ne manquerai pas de le voir demain se traîner à mon infirmerie. Notre nouveau médicomage Thomas Tyler se demandera sans doute pourquoi personne ne va le voir et apprendra à ses dépends qu'il ne veut être soigner que par moi-même. Alors je le sermonnerai encore sur son régime absolument catastrophique et sur les horreurs qu'il fait subir à son corps. Il me regardera d'un petit air attristé semblant me dire qu'il n'a qu'un amour : la nourriture. Je lui arracherai la promesse qu'il suive une nourriture plus saine et composerai moi même les termes de ce nouveau régime qu'il ne suivra qu'un temps. Un jour il fera une crise cardiaque et me lâchera entre les mains. C'est un homme agréable qui ne se prend pas la tête et loin de tous ces complots que ses confères complotent. Il devait à présent écumer les derniers petits fours et s'empiffrer d'entrées.

L’anecdote de Charlotte sur son passé me fit légèrement sourire. Princesse Charlotte, tu es quelqu'un de différent ! L'entendre parler de ses amours me fit penser au mien. Je suis sortie avec quelques filles à Poudlard sans réellement comprendre pourquoi car je ne désirai que Rose. Devrais-je... Devrais-je lui dire ? Elle en a peut être entendu parler, sa mort a fait la une un moment. Pendant une semaine on parlait vaguement de sa disparition alors que je la cherchais comme un fou. Après les médias se sont emparés de son corps déchiqueté retrouvé dans une rue. Les photos n'avaient pas épargné la dignité. On avait pu y voir son visage tordus de souffrance et de peur et son ventre lacéré. Ce fut l'histoire de deux semaines. Puis l'autopsie a découvert que le meurtrier avait retiré l'enfant de son ventre et l'on avait retrouvé du sang du bébé sur le corps de la mère. On m'avait alors annoncé que le bébé avait dû être "manger" ou bien tué, mais l'on avait jamais retrouvé le corps. A nouveau les journalistes se sont régalés de détails et ce jusqu'à l'enterrement. La seule raison pour laquelle ils ne m'ont pas harcelé par la suite c'est que Gauvain a fait édicté un avis royal comme quoi tout journaliste se voyant pris sur le fait de me poser des questions à ce sujet tant que je n'avais pas fait mon deuil se verrait arrêté et encourait une lourde peine. Un caprice royal qui m'a bien aidé. Je décidai de laisser le sujet venir quand il viendrait. Il me semblait improbable que nous n'évoquions jamais Rose mais je ne me sentais pas la force de me lancer dans des explications ce soir sans qu'elle me les demande.

La gêne qu'elle ressentit face à ma question me sauta à la gorge et m'étouffa comme la mienne m'avait étouffée. Ah, nous étions beau, prince et princesse promis l'un à l'autre, à ne plus oser nous regarder dans les yeux. J'écoutais sans mot dire tout ce qu'elle avait à dire sur les sorciers, comprenant sa méfiance et la ressentant. Mon ventre se tordit tandis que la honte me prit. Il était vrai que les sorciers n'avaient pas toujours fait preuve de grandeur mais la fierté me prit de penser que c'était également le cas des moldus et de tout un chacun. Elle conclut par une sorte d'excuse qui ne fit qu'accroître mon malaise. Elle pensait dire quelque chose de mal mais pour moi cela n'avait rien de mauvais : l'éducation, comme elle le disait, jouait beaucoup. Bien que Poudlard et les autres écoles accueillent maintenant les jeunes de tous les horizons, il se trouvait encore une certaine gêne. Je l'avais profondément ressenti lors de mes études et j'avais été soulagé de voir que mon groupe d'amis se composait d'êtres hétéroclites au possible. Je n'aurais pas supporté d'être parmi des sorciers seulement.  

- Les moldus aussi ont attaqué les sorciers, ce qui n'excuse absolument pas leur conduite. Il semble que le racisme soit ancré au plus profond de nous. Nous sommes tous capable du pire comme du meilleur et nous pouvons choisir d'être meilleur. Je comprend néanmoins ce que vous pouvez ressentir et je ne vous en blâme pas. Au contraire, je vous trouve plutôt ouverte, vous n'avez pas peur de dire ce qu'il en retourne.

Quelque chose subsistait néanmoins dans mon ventre comme le fantôme d'un regret incurable. Elle avait beau exposer des avis plutôt négatifs sur les sorciers, il me semblait qu'il en retournait autrement et que sa méfiance pour la magie n'avait d'égal que celle pour les vampires ou les loups garous et également celle pour les moldus.

- Il est vrai que les sorciers peuvent apporter la mort grâce à de simples sorts, tout comme les moldus peuvent tuer grâce à des armes. L'instrument que l'on utilise n'est en soit pas mauvais, ce n'est qu'un instrument. C'est la personne qui s'en sert qui est à blâmer si elle fait de mauvaises choses. Un couteau par exemple, peut servir à faire la cuisine ou à sauvagement assassiner quelqu'un. La magie est également un instrument. Je pourrai vous en montrer les bons côtés si cela vous plait ?

Après tout il y a même des moldus qui se servent de magie. On peut les voir utiliser des transports magiques, quelques sorts préfabriqués ou bien s'essayer au potion. Ma mentor en médecine et médicomagie est une cracmole et lors de mon apprentissage elle m'avait appris beaucoup de choses sur les potions, bien plus que beaucoup de sorciers en aurait été capable.

- J'espère que vous n'aurez jamais à vous méfiez de moi.

Je le dis sincèrement car il n'y aurait rien de plus triste. Gauvain et Caelan sont ainsi alors je sais de quoi je parle. Ils s'indiffèrent et se pourrissent la vie mutuellement le tout en même temps et n'en sont pas plus heureux.


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MessageSujet: Re: Hijo de la luna ♪   Mar 16 Juil - 22:19

Charlie se sentait de plus en plus mal. Elle n’avait pas pensé qu’elle se retrouverait à parler politique avec son futur mari qui grillerait dès le début qu’elle avait de très forts préjugés contre les sorciers. Génial. Le pire c’est qu’il semblait la comprendre. Il n’était même pas en colère, il était juste horriblement gêné, comme elle en fait. Ce qui lui donnait envie d’oublier ses sept années à Gryffondor pour s’enfoncer sous terre et s’y cacher. Ca lui permettrait aussi d’échapper au mariage. Cool ça. D’une voix douce, il lui rappela que les moldus aussi avaient leur part de morts. Ils avaient également tué des sorciers. L’attentat du quai 9¾ en était d’ailleurs le parfait exemple, non ? Il lui dit aussi qu’il la trouvait ouverte d’esprit. Il rigole ? Elle vient de lui dire qu’elle se méfie des sorciers et de leur fichue magie comme de la peste, et il la trouve ouverte d’esprit ? Non, elle est juste une femme horriblement franche, et horriblement raciste, ce qui a tendance à lui faire honte. Puis il contra ses arguments en lui disant que la magie n’était pas mauvaise, c’était la personne qui rendait cela mauvais. Comme un couteau de cuisine transformé en poignard pour assassiner quelqu’un. Faut-il cependant blâmer le couteau plutôt que la personne ? Charlie soupira. Non, évidemment. Elle releva cependant la tête quand il lui proposa de lui présenter les meilleurs aspects de la magie, et elle ne put empêcher une étincelle de méfiance de briller au fond de ses yeux d’or. Regarder un sorcier faire de la magie ? Elle avait assez donné à Poudlard. Il fallait cependant qu’elle arrête de voir ça comme un mal. Aussi, ce fut avec difficulté qu’elle prit sur elle et hocha positivement la tête.
« Pourquoi pas ? Cela pourrait être … Instructif. »
Réponse minable. Charlie baissa à nouveau les yeux, s’intéressant lâchement aux brins d’herbe à ses pieds. Ils sont verts. Magnifique. Génial. En fait, elle sentait que la conversation arrivait au point mort. Franchement, ils avaient échangé des banalités, et paf, racisme. Charlie se sentait minable d’être si méfiante alors qu’il avait l’air si gentil. Le prince reprit la parole, murmurant d’une voix sincère qu’il espérait qu’elle n’aurait jamais à se méfier de lui. En écho à cette sincérité, une lueur de peine brilla dans les yeux de la jeune princesse.
« J’espère aussi. »
Alors qu’elle cherchait de quoi relancer la conversation, il y eut du bruit. Des bruits de pas. Mince, ses parents ! Elle reconnaissait distinctement le pas lourd de son père, qu’il prenait pour un pas royal. Imbécile heureux. Comme si elle était assise sur des braises, elle se releva d’un coup, faisant froisser sa robe blanche. Il ne fallait surtout pas qu’on les voit ensemble. Sinon, ça jaserait. Le prince et la princesse qui se voient avant leur mariage, et la tenue de la princesse ! Un peu paniquée, elle tourna le regard vers le prince qui semblait partager son avis. Elle lui rendit sa veste, lui fit un sourire aimable et fila dans les jardins pendant qu’elle prenait la direction opposée. Elle dut cependant s’arrêter pour s’asseoir sur un banc. Malaise. Merde … Pas assez de sucres. Quand ses parents la retrouvèrent, elle était toujours assise et se tenait la tête en pleurant de douleur. En piaillant qu’elle ne prenait vraiment pas soin d’elle, sur sa santé, sa robe et sa tenue, ils la ramenèrent dans ses appartements. Au moins avait-ils évité le drame …

[ Ma réponse est nulle ._. Mais c'est pour clore le rp alors c'est pas grave, yay. ]



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