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 La reine est morte, vive la reine !

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ϟ Avatar : Susan Coffey.
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ϟ It's just me :

ϟ Age du personnage : 19.
ϟ Idéologie politique : Aucune. Lily aime autant les moldus que les créatures magiques, et ne deviendra violente que si on l'agresse.
ϟ Année : 5ème à Serpentard.
ϟ Capacités : Balance très bien les coups de poings.
ϟ Nationalité : Anglaise.
ϟ Race : Sorcière, animagus chien non déclaré.
ϟ Credo : On sous estime souvent les mots. On pense qu'ils sont anodins, mais c'est faux : Les mots sont des armes tranchantes. Une fois prononcés, ils restent suspendus, ils s'accrochent. Ils se collent sur une paroi invisible, pas très loin des étoiles, de telle façon que leur propriétaire ne peut plus les récupérer. Les mots sont des assassins. Les mots sont des magiciens.

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MessageSujet: La reine est morte, vive la reine !   Dim 30 Juin - 0:11


D’un mouvement fluide, Lily s’effaça de la trajectoire de son adversaire, le contourna et frappa d’un coup sec dans le bas de son dos. Le jeune garçon fut projeté en avant et s’étala au sol sous le regard désapprobateur du grand capitaine suprême de la garde royale, aka William Arthus Potter, le père de Lily. Le jeune homme se releva, piteux, pour se tourner face à la rousse et la saluer pour recommencer le combat. A peine se fut-il penché qu’elle fut sur lui en deux mouvements, lui fauchant les jambes dans un troisième mouvement. De nouveau au sol. Avec un soupir, William secoua la main pour arrêter le combat, et Lily quitta le tatami sans dire un mot. A voir le regard que son père posait sur la jeune recrue, ce dernier avait du souci à se faire. Après tout, ce jeune fanfaron d’à peine vingt-deux ans était allé voir son chef pour lui dire qu’il voulait passer au niveau supérieur, quitter l’apprentissage pour endosser les armes et protéger la famille royale. William l’avait observé d’un regard critique et scrutateur, puis il avait accepté, à une seule condition. Battre sa fille. La recrue avait tourné la tête vers Lily, assise sur un cheval d’arçon, les jambes étendues et le dos appuyé au mur. Il l’avait jaugé quelques instants puis, comme les autres, avait été bluffé par sa petite taille, son corps arrondi là où il le faut pour une demoiselle de dix-neuf ans, son regard inexpressif et ses cheveux roux encadrant son visage de poupée. Il l’avait sous-estimée, pensant qu’il s’en sortirait sans le moindre problème, et il avait accepté le deal. Il lui avait fallu moins de cinq minutes pour se rendre compte que la jolie poupée de tout à l’heure était la fille de William Potter, et qu’en tant que Potter, elle avait reçu un entraînement intensif depuis son plus jeune âge, tout comme son frère Bran, considéré comme le second meilleur garde royal du château, le premier étant son père. Sur un mouvement de tête de son père, elle retourna s’asseoir sur le cheval d’arçon qu’elle avait délaissé, retournant du même coup à ses devoirs laissés en plan. Le jeune homme, pendant ce temps, subissait un long sermon de la part de son père. Ne jamais sous-estimer son adversaire. Une fille est aussi dangereuse qu’un garçon, voire même plus dangereuse. Puis, avec un sourire et un trémolo de fierté dans la voix, il avait ajouté que Lily était la meilleure élève de la filière sports et combats, et qu’il n’aurait eu aucune chance de la vaincre. Bran lâcha un ricanement, et se reçut la gomme de sa petite sœur en plein sur le front. Quand il la lui renvoya, elle n’eut qu’à lever la main pour la rattraper. A aucun moment elle n’avait eu la grâce de lever la tête de son devoir de défense contre les forces du mal.

Ses devoirs finis, Lily quitta la salle d’entraînement, son sac négligemment jeté sur son épaule. Elle se demandait quoi faire maintenant. Passer voir Sanders ? Non, ce serait dommage de le déranger en pleine consultation, même si son parrain était toujours ravi de la voir passer rien que pour lui. Puis il devait avoir fort à faire pour apprivoiser le terrain avec sa fiancée. Sa fiancée ! Lily ne put se retenir d’esquisser un sourire. Sa fiancée, cette Charlie de Kent, elle l’avait vue pendant la cérémonie. En la voyant passer, elle s’était inclinée en la saluant platement, et la princesse avait semblé apprécier cette marque de politesse ne relevant aucune hypocrisie. Sa famille n’avait pas apprécié qu’elle oublie de les saluer. Pourquoi l’aurait-elle fait ? Elle n’avait juré nulle allégeance aux de Kent, elle ne voyait pas pourquoi elle devrait faire des ronds de jambes devant eux. Mais s’incliner devant la princesse, c’est différent. Après tout, elle va devenir une Tudor. Son père avait semblé très fier quand elle lui avait rapporté cette rapide rencontre. Marchant d’un pas tranquille, elle s’effaça agilement devant un domestique qui traversait le couloir à toute allure. Mellow Blue Castle. Par Merlin, que faisait-elle encore ici ? Elle aurait pu rester à Godric’s Hollow, après tout, et y passer le weekend. Mais elle profitait tellement peu de sa famille qu’elle avait préféré transplaner directement au château pour rester avec eux, où elle pouvait les voir, de temps en temps, ce qui est mieux que de ne pas les voir du tout. Mais elle détestait l’ambiance du palais. Les intrigues, les hypocrisies, les rumeurs, tout ça tout ça. Ca allait vite en plus. Il avait suffi qu’on la voie traverser le palais en tenant la main de Luna pour qu’une rumeur dise qu’elle était lesbienne. Lily avait haussé les épaules et n’avait pas cherché à démentir. Quel intérêt, de toute façon. Alors qu’elle tournait à l’angle d’un couloir pour retourner jusqu’aux appartements des Potter, elle s’arrêta net en plein milieu et tourna au couloir opposé, attirée par le bruit d’une conversation furtive où elle n’avait entendu qu’un seul mot. Tudor.
« … La reine ne serait pas malade, en fait. »
« Et que voulez-vous qu’elle ait, grands dieux ? Ses symptômes ressemblent fort à une malencontreuse maladie. J’espère qu’elle en guérira vite. »
« Il se murmure qu’elle aurait été empoisonnée ! »
« Empoisonnée ? Par Merlin, mais qui aurait pu faire une chose pareille ? »
« Si vous voulez mon avis … »
« Non, on n’en veut pas, de votre avis. »
Surpris, les deux nobles se tournèrent vers la jolie petite rousse qui leur faisait face, et qui n’avait pas l’air très contente qu’ils se permettent de répandre des rumeurs sur la reine. D’un seul coup, Lily avait oublié qu’elle voulait retourner à sa chambre et écrire un long texto pour raconter à son meilleur ami la pâtée qu’elle avait mis à un mec.
« Comment osez-vous raconter une chose pareille sur la reine ? La notion de loyauté vous échapperait-elle ? Empoisonnée ! Oui, ça, ça ne m’étonne pas qu’elle ait été empoisonnée, vu le venin que crachent ses prétendus loyaux sujets en persiflant sur elle à longueur de journée ! »
« Mademoiselle, je ne vous permets pas ! »
« Vous savez où vous pouvez vous la mettre, votre permission ? »
La noble eut un hoquet de surprise et se cacha la bouche de sa main devant tant d’impertinence, tandis que le noble enfariné se redressait de toute sa taille, pensant lui en remontrer de cette manière. Perdu. Elle ne réussissait même pas à avoir peur devant son meilleur ami transformé en loup-garou, ce n’était pas ce dindon avec sa fraise ridicule autour du cou qui l’intimiderait.
« Il semblerait que vous ne sachiez pas à qui vous avez affaire ! »
« Au bouffon du roi, peut-être ? Vu votre costume ridicule, ce rôle vous irait pourtant à merveille ! »
Le noble s’empourpra de colère. Alors qu’il allait reprendre la parole, Lily fit un pas vers lui, menaçante, lui collant son doigt juste sous les yeux, le regard brillant de petites étincelles d’indignation.
« Je vous préviens, messire, si votre langue ne vous sers qu’à colporter des ragots sur la famille royale, il se pourrait bien que vous en perdiez l’usage ! »
« De quel droit osez-vous me menacer ?! »
« Du droit que chez les Potter on a horreur des abrutis qui tournent autour de la famille royale pour picorer leurs restes tout en leur plantant un couteau dans le dos ! Dernier avertissement, soit vous surveillez vos paroles quand vous parlez d’un Tudor, soit vous … »
Soit vous rien du tout. Parce que d’un coup, une grande blonde venait d’apparaître, vêtue d’une robe magnifique, ses yeux bleu de glace semblant transpercer les personnes sur qui se posaient son regard. La reine Caelan Tudor. Lily perdit très rapidement son air menaçant et ses talons retombèrent souplement au sol. Dans un mouvement parfait, elle fit glisser son sac au sol pour ne pas être gênée et s’inclina avec fluidité devant la reine. Le noble, qui semblait jusque-là satisfait qu’elle ait arrêté de le menacer et qui reprenait contenance après qu’elle lui eut annoncé son statut de Potter, se retourna doucement, surpris de la voir s’incliner. Puis il pâlit, et tomba au sol à son tour, suivi de la noble à qui il racontait l’empoisonnement de la reine. Parce que c’était elle qui se tenait devant eux. La reine.
« Votre majesté. »
Lily avait salué la première. Sans ambages, juste une formule de politesse très simple. Un peu comme si elle avait poliment lâché un bonjour madame des plus laconiques. Les deus nobles l’imitèrent, mais ne purent s’empêcher de commencer leur petit jeu de cour, avec forces compliments et phrases bateaux. Lily releva à peine la tête, et un éclat de mépris brilla dans ses yeux. Alors après avoir enterré la reine, voilà qu’ils l’encensaient ?
« Bande de faux-culs … »



Show me how to lie, you're getting better all the time, and turning all against the one, is an art that's hard to teach, another clever word, sets off an unsispecting herd, and as you get back into the line, a mob jumps to their feet, now dance, fucker, dance, aan he nerver had a chance, and no one even knew; it was really only you, and now you steal away, take him out oday, nice work you did, you're gonna go far kid
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ϟ Age du personnage : 39 ans, mais fait plus jeune naturellement et grâce à l'aide de quelques potions.
ϟ Idéologie politique : Membre de la confrérie, surtout par crainte des vampires et des loups garous. Des êtres qui peuvent vous tuez d'un coup de crocs, comment leur faire confiance ?
ϟ Métier : Reine d'Irlande
ϟ Nationalité : Irlandaise
ϟ Race : Sorcière
ϟ Révèle-toi : D.C. de Ruby P. Baudelaire & Luna R. Parkers. Compte secondaire, veuillez m'envoyez les m.p. plutôt sur le compte de Ruby ;)

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MessageSujet: Re: La reine est morte, vive la reine !   Ven 5 Juil - 9:42

« - Votre majesté. Les résultats sont... »

Il cherche ses mots. Ils cherchent toujours leurs mots quand ils me parlent. Ils savent très bien qu'un seul mot de moi et leur tête peut rouler sur le sol dans un bain de sang. Pourtant je fais partie de ces êtres qui fuient le bourreau. Il n'est pas mon meilleur ami, encore moins mon doudou. Jamais j'ai ordonné que l'on exécute un homme. Je le fais toujours moi-même, mais j'ai toujours eut de bonnes raisons. Des raisons que beaucoup n'approuveraient pas, mais à mes yeux, elles sont toujours bonnes. Une mauvaise nouvelle, voilà ce qu'il m'annonce ou du moins qu'il craint de m'annoncer. Le poison a agit plus vite, le sable dans le sablier de ma vie a été pris d'un élan subit. Toutes ces choses je les connais déjà. Quand je vois mon reflet dans le miroir, je vois désormais une morte. Mon regard qui devient translucides, ma peau qui palit et toutes ces petites choses. Je ne suis qu'une morte en surcis je le sais très bien. Du bout des doigts je repousse une mèche de cheveux blonde.
« - Il suffit. Sanders m'a dit qu'il avait trouvé un remède pour ralentir la progression du poison. Oserez-vous remettre son avis en question ? »

L'autre s'étrangle. Trop fier, ils pensent tous êtres meilleurs que le médecin de la famille royal. Ils le jugent d'incapable. De la poudre aux yeux dont sa réputation est dû à son sang royagl. Mensonge, rumeurs, ragôts de bas étages. Ils n'ont pas été engagé pour remplacer Sanders. Simplement pour l'aider, essayer d'explorer d'autres pistes. On veut me sauver à tout prix. On ne se soucit pas de ce que je désire. Je dois être sauvée, quoi qu'il faut faire pour cela. Je ne veux pas l'être. Je veux enfin pouvoir plonger dans les bras de la grande faucheuse et rejoindre mon doux Eoghan. J'aurais dû le suivre autrefois, mais mon devoir m'en empéchait, il m'en empêche toujours. Doucement je lâche un soupire lasse et d'un signe de la main fait signe au médecin de se retirer. J'en ais asse des mauvaises nouvelles. Ma chambre est une mausolée. Je ferme les yeux, la loudeur des rideaux, le faible éclat des bougies, le silence brisé par les larmes silencieuses qui s'échappe du petit salon. Une chambre funéraire. Si je dois mourir, ce n'est pas ici.

Emportée d'une impulsion étrange je retire de gestes sacaddés ma robe. Mes doigts se font maladroits, engourdis par un froid ténébreux qui me dévore lentement de l'intérieur. Dans un froufroutement le tissu glisse sur mon corps. Révélant ce que je suis. Une femme tout simplement. Mes pieds nus frolent avec délice les tapis d'orient. Je n'ai pas le temps. Il suffit que l'une des dames en train de broder remarque mon activité pour me demander si je tenais à être accompagnée. Etre vue avec la reine semble être un délice auquel je ne peux goûter. J'attrape mon pentalon d'équitation et m'y glisse dedans avec plaisir. Enfile à la va vite une chemise et attache au moyen d'une broche ma lourde cape. Le soleil me manque. La froid accompagne l'obscurité. De l'autre côté les pleures ont cessé. Remplacés bien trop vite par des joyeux bavardages. Il y a quelque chose de rassurant dans ce brusque changement, on ne pleurera pas longtemps ma mort. Je tire une tenture et me glisse derrière la porte cochère. L'art de connaître les secrets de Mellow Blue Castel est un art que bien peu maîtrisent.

Les couloirs sont vides. Ils sont toujours vides dans ce coin du château. Pourtant j'entends des éclats de voix. Des nobles qui s'inquiètent de mon état de santé, leur ton joyeu me brise le cœur. Eux non plus risquent de me pleurer bien longtemps. Alors que je comptais faire demi-tour, une dispute éclate. Ecouter aux portes n'est pas mon genre. Je n'ai pas encore la virtuosité des secrets et de l'hypocrisie. Pourtant je suis là, entendant avec plaisir qu'il existe des soutiens à la cour d'Irlande. Le ton s'échauffe, monte bien trop haut, alors je fais mon apparition. Tous s'inclinent devant moi dans bon nombres de courbettes et de compliments en tout genre. D'un geste de la tête je leur indique de se relever.
« - Je vous remercie de vous souciez de mon état de santé. J'ai la joie de vous annoncez que ma maladie est en remission. Donc je vous prie de ne plus vous inquiétez à mon sujet. » Pieu mensonge. Les nobles me félicitent de mon courage et de ma force. D'un sourire je les remercie. « - Miss Potter, accompagnez moi. Je dois avoir un garde toujours avec moi et je ne pense pas que votre père m'en voudra pas si je vous emmène avec moi. »

Je tourne les talons et m'en vais. Elle me suit, je le sais très bien, elle n'a pas le choix. William Potter peut être un homme charmant comme agaçant. N'hésitant pas à me faire à la moral dès que j'essaie de sortir en douce sans un membre de la garde royal. Me rappelant que je dois être protégée, que l'empoisonnement fait que je suis probablement visée par des êtres impies qui désirent rien d'autre que ma mort.
« - Vous êtes bien gentil de me défendre de cette manière, mais vous devriez surveillez votre langage parfois. Nous sommes tous égeaux, qui que nous soyons. Garde royal, noble, simple serviteur ou reine. La prochaine fois complimentait les sur leurs tenues passaient de mode, cela fera bien plus effet sur leur égocentrisme et ils ne pourront pas te repprocher quoi que ce soit. Ces gens sont la vanité en personne.  Bonjour sire, pourriez-vous nous laissez passer ? 
- Bien entendu gentes dames. 
- Je vous en suis reconnaissante sir. Faites attention à la marche Miss Potter.  Puis-je vous appelez Lily ? Vous appelez Potter me donne l'impression de parlez avec votre père. » Je me retourne. « Je ne vous ais pas demandé, aimez-vous monter à cheval ? Je compte me balader avec ma jument dans les bois qui entourent le château. »


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MessageSujet: Re: La reine est morte, vive la reine !   Jeu 11 Juil - 22:52

Etrangement, Lily s’énervait. Alors qu’elle ne portait aucun respect particulier à la famille royale, elle détestait entendre une bande d’abrutis ricaner sur la santé de la reine, et s’incliner bien bas à son passage quelques minutes après. Faux-culs immondes ! D’ailleurs la reine était là, et elle avait coupé Lily en plein dans son élan. Il valait mieux, elle serait devenue un poil trop vulgaire pour ces pauvres petits nobliaux enfarinés. D’un ton presque chaleureux, très guindé, la reine remercia poliment les nobles de s’inquiéter de son état de santé en leur annonçant que sa maladie était en rémission, provoquant quelques murmures de félicitations et une absence de réaction chez Lily. Mensonge. Ca devait être de famille, de sentir le mensonge, en fait. Bizarrement, elle sentait que la reine mentait, peut-être par omission, mais qu’en tout cas elle ne disait pas toute la vérité. Et elle avait bien raison. Lily ne put retenir un haussement de sourcil méprisant devant l’attitude des nobles, et la reine sembla s’en rendre compte, car elle porta son attention sur elle pour lui ordonner de l’accompagner. A l’entendre, le chef de la garde royale insistait pour qu’elle ait en permanence un garde avec elle. Lily esquissa un sourire amusé. Elle reconnaissait bien là son père. Sauf qu’elle n’était pas membre de la garde royale, elle était encore une étudiante, en cinquième année à Serpentard, et la reine le savait parfaitement, tout comme elle savait que la jeune rouquine ne prendrait pas la peine de le lui signaler. A quoi bon de toute manière ? La reine ordonne, on obéit. Aussi Lily se fendit-elle d’une esquisse de courbette.
« A vos ordres, votre majesté. »
Son sac sur l’épaule, Lily emboîta le pas à la reine, ne daignant même pas saluer les deux nobles qui venaient visiblement de comprendre qu’elle avait les faveurs de la reine, elle, malgré son comportement impertinent. Alors qu’elles s’éloignaient, Lily suivit inconsciemment les enseignements que son père dictait aux recrues. Elle se redressa imperceptiblement et son visage devint inexpressif, tandis que ses yeux gris semblaient s’aiguiser. Voilà. En les croisant, les gens comprenaient qu’elle ne suivait pas la reine par intérêt, mais pour assurer sa protection, et qu’il valait mieux ne pas trop l’ennuyer. Lily sait dégager une aura métallique et menaçante quand il le faut. Marchant d’un pas tranquille, la reine prit soudainement la parole pour lui faire la morale. Se retenant à grand-peine de lever les yeux au ciel, Lily prit sur elle et subit en silence, comme lorsque son parrain lui faisait la morale parce qu’elle s’était froissé un muscle de trop. Quand un membre de la famille royale parle, on se tait et on subit. La reine avait de la chance. Si elle n’avait pas été une tête couronnée, Lily lui aurait coupé la parole depuis longtemps. Au lieu de quoi elle la laissa terminer, attendant que la reine fasse une pause pour lui laisser implicitement le droit de répondre. La pause finit par arriver, et la rouquine laissa planer quelques secondes pour le cas où sa royale interlocutrice souhaitait reprendre la parole. Non ? Bon, alors à son tour.
« Je sais, votre majesté, je n’ai jamais mis personne sur un piédestal pour sa naissance ou son talent, mes parents ne cessent de me répéter qu’on est tous égaux, qu’on soit riches ou pauvres. Mais bon, vous savez comment sont mes parents, votre majesté. On est tous égaux, mais les Potter sont les garants de la protection de la famille royale, que ce soit une protection physique ou mentale. Mon père s’en serait étouffé d’indignation s’il avait appris que j’ai laissé deux imbéciles médire de l’état de santé de la reine. Comme il dit, on a un peu autre chose à faire que d’entrer dans leur jeu hypocrite pour ne pas froisser leur ego. S’ils disent du mal de la famille royale, ils n’ont plus qu’à en assumer les conséquences quand on leur tombe dessus, et on n'a pas pour habitude de les gronder en prenant garde à leur ego. »
Marchant toujours derrière la reine, Lily lançait des regards en coin aux gens qu’elles croisaient sur leur chemin. Que l’un d’eux s’avise seulement d’esquisser le moindre geste menaçant, et il passerait le reste de sa vie à boire de la soupe par intraveineuse. Elles durent s’arrêter sur leur chemin, et galamment, un noble les laissa passer, les appelant gentes dames. Lily lui envoya un coup d’œil aiguisé en murmurant silencieusement un « votre majesté » qui n’échappa pas au noble. La preuve, il pâlit quelque peu, mais elles avaient déjà tourné à l’angle du couloir. Il a de la chance celui-là. Baissant brièvement les yeux, elle évita de tomber lamentablement dans les marches, prévenue in extremis par une phrase laconique de la reine. C’est ça, de veiller sur elle plutôt que de regarder où tu marches, ma petite Lily ! D’ailleurs, la reine lui demanda si elle pouvait l’appeler Lily, manquant de peu de lui faire écarquiller les yeux. Sérieux ? Même le roi ne l’appelait pas ainsi. Il l’appelait miss Potter avec un sourire amusé mais ne lui avait jamais proposé de l’appeler Lily. La rouquine supposait que ça devait être un grand honneur, et qu’une autre qu’elle se serait pâmée d’entendre la reine proposer de l’appeler par son prénom. Et comme si ça ne suffisait pas, elle lui proposait de venir faire de l’équitation avec elle. Lily n’était pas mauvaise à dos de cheval, même s’il fallait avouer qu’elle préférait quand même le vol sur balai à l’équitation. Moins d’entretien et de coûts au niveau du matériel, rien à payer pour l’alimentation, et c’était nettement plus grisant. Mais on ne dit pas non à la reine d’Irlande, aussi Lily acquiesça-t-elle d’un air placide.
« Bien sûr que vous pouvez m’appeler Lily, votre majesté. Quant à l’équitation, ce n’est pas le sport dans lequel j’excelle le plus, mais j’ai des bases, et c’est avec plaisir que je vous accompagnerai. »
Comme elle parle bien quand elle est en présence d’une tête couronnée, aha. Elles quittèrent le château, Lily surveillant toujours du coin de l’œil les gens qui faisaient mine de s’approcher un peu trop près de la reine, et se dirigèrent vers les écuries. Bon, elle allait devoir négocier pour avoir un cheval placide mais intuitif qui ne la jetterait pas au sol au moindre souci – et qui ne tenterait pas de la désarçonner par pure méchanceté. Les Potter et l’équitation, toute une histoire d’amour. Alors que la reine se dirigeait vers son propre cheval, Lily fit un crochet par la réserve et se saisit de sa batte de Quidditch qui moisissait là – obligation paternelle – pour la crocheter dans son dos. Mieux, beaucoup mieux. Rentrant dans l’écurie, son regard fut immédiatement attirée par une jument noire qui semblait la fixer avec intelligence. Malta, disait le nom sur le box. Ok. Lily veut elle. Elle se dirigea vers la jument, lui permit de renifler ses mains, et lui gratouilla la tête. L’animal était déjà sellé. Merveilleux. Lily la fit sortir de sa stalle, fit rapidement le tour pour s’assurer que la jument ne rentrait pas tout juste de balade ou qu’elle n’était pas crasseuse, puis elle monta agilement en selle.
« Vous ne devriez pas prendre cette jument, mademoiselle, elle a un très mauvais caractère, vous risqueriez d’être vite éjectée de selle. »
Lily baissa les yeux vers le palefrenier qui semblait la fixer avec un poil de dédain. Comme si, pour lui, une gonzesse était destinée à monter des poneys. Ou les chevaux en plastique d’un carrousel. Lily haussa imperceptiblement les sourcils et fit volter le cheval avec une aisance confondante. Une féministe ne se laisse pas rouler dessus par un vieux macho.
« Elle me convient parfaitement, pourtant. Vive, nerveuse, intelligente, et intuitive. »
« Personne n’a tenu plus de dix minutes en selle. »
« On prend le pari ? Si je reviens juchée sur cette jument, on n’a qu’à dire qu’elle m’appartiendra. Monsieur, au plaisir. »
Elle hocha posément la tête et fit sortir Malta de l’écurie, la faisant se diriger d’un pas gracieux vers la reine, juchée sur son propre cheval, qui semblait être arrêtée par un jeune homme. Le jeune garçon sentait à peine la panique, et en s’approchant, Lily put entendre pourquoi. Apparemment, il répugnait à laisser la reine partir seule, sait-on jamais, qu’elle ait un accident ou qu’elle rencontre des ennuis. La reine semblait lui opposer une certaine résistance et il craignait le crime de lèse-majesté en l'empêchant de partir quand même. Brave garçon ! Cependant, il s’arrêta en pleine phrase quand Lily s’arrêta derrière la reine. La vision de cette jeune rousse, fièrement juchée sur une jument qu’on disait impossible à monter, une batte de Quidditch dépassant de son épaule comme une promesse de mort violente, semblait lui avoir fait comprendre que la reine n’était pas seule et qu’elle ne risquait absolument rien.
« J’ai été un peu longue, désolée. Quoi qu’il en soit, je suis prête, votre majesté, on y va quand vous voulez. »



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MessageSujet: Re: La reine est morte, vive la reine !   Lun 15 Juil - 20:55

ϟ Liberté, un rêve

Elle ne comprend pas. Comment pourrait-elle comprendre ? Elle est encore jeune. Il est agréable de se voir défendre ainsi, mais moi de même j'étais une imbécile arrivant à la cour. Avec mes manières de paysannes, on me regardait effarer monter à cheval en tenue d'écuyer, car c'était bien plus pratique que les robes. Je tutoyais les serviteurs et saluait les elfes de maisons. On médisait derrière mon dos et on me traitait de simplette. Quel que soit notre crime, nous ne somme pas des imbéciles, nous ne sommes pas des enfants à blâmer. Alors, je me contente de sourire doucement. D'un air tranquille. C'est pour cela que je n'ai jamais vraiment aimé la famille Potter. Toujours a vouloir me surprotéger. Allant jusqu'à blâmer ceux qui oseraient dire du mal de moi. Mais dire du mal de quelqu'un ce n'est pas crime. Enfin, il est vrai que dès qu'il s'agit de ma royal personne cela devient - par Merlin ! - un crime de lèse majesté. On n'est plus n'importe qui quand on devient reine. Les gens me le rappel trop. La noblesse adore parler de moi. Les gardes royaux adorent rappeler qui je suis vraiment. Au point que lorsque j'ai eut le coeur brisé, tout le monde a fermé les yeux. Comme si la seule chose que personne ne savait au château, c'était que j'avais un amant. Ceci on n'en parle pas, on ne le protège pas. Cela n'a jamais existé. Je souris et hoche de la tête quand elle m'affirme qu'elle ne sait pas particulièrement bien montée, mais à des bases.

« - Bien, vous pouvez vous-même m'appelez Caelan. Votre majestée fait bien trop guindé. »

Pourquoi me montrait aussi avenante avec l'héritière d'une famille que je n'apprécie guère ? Et bien parce que c'est la cour mes chers amis. Les gens charmants, protecteurs sont tout aussi agaçants que ceux qui vous agacent, mais on ne peut être les ennemis ni des premiers, ni des seconds. Alors, on doit se montrer doux et protecteur. Aimer son peuple comme si c'était ses propres enfants. Là est bien ma seule qualité en tant que reine. Bien que j'aurais apprécié avoir une voix à la politique du royaume et ne pas me contenter de secouer de la main et de sourire à la manière d'une jolie figurine. Cependant, c'est bien trop demandé à l'humanité je crois de ne pas être vu comme une simple effigie.

Le vent frais sur mon visage me redonne un peu des couleurs. J'arrive même à m'autoriser un sourire. Vivante. Oui, je suis vivante, je ne suis pas une morte en sursis comme les médecins veulent me le faire croire. Il me reste peu de temps à vivre, je le sens au fond de moi. Je sais que je vais mourir. On meurt tous de toute manière. Comme une enfant, j'accelère le pas. Ici, c'est mon territoire, je suis la reine des lieux. Personne n'a à me donner d'ordre, personne ne peut me juger, ni me critiquer. On s'incline devant moi, mais pas bien bas. On me connait. On me fait confiance. Enfin les anciens, les petits nouveaux sont toujours guidés, me regardent avec des yeux ronds et vont jusqu'à me faire l'outrage de me proposer de s'occuper de Chevalrie. Le regard noir du maître des écuries suffit à les remettre à leur place. A son arrivée je l'ai haït, je ne pouvais supporter sa simple présence. La considérant comme un outrage à ma personne. Il avait volé la place de mon seul et unique amour. Je le haïssais. Il a su me charmer à sa manière et aujourd'hui j'accepte avec un sourire ravit son baise main.

« - Majestée, puis-vous parler ?
- Toujours mon cher Burrich, toujours. » J'attrape doucement Chevalerie et lui claque un baiser sonore sur les naseaux. « Je t'ai abandonné pendant trop de temps mon vieux. Que voulez-vous Burrich ? »

J'attrape les différentes brosses et frotte la robe ténébreuse de chevalerie. Il tape doucement du sabot et pousse un léger hennissement ravit. Il sait que l'on va sortir lui et moi. Cela fait trop longtemps.

« - Je pense qu'il serait intéressant que Chevalerie puisse monter une jument. »

Je m'arrête. Chevalerie. C'est mon cheval. A moi, à personne d'autre. C'est la seule chose que je possède vraiment à la cours. L'idée de le partager avec quelqu'un, même un animal... Pourtant, je souris et me tourne vers Burrich.

« - Faites, mais ne lui imposez pas cela s'il ne le désir pas.
- Bien majesté. »

Je laisse aller mon visage dans la robe de chevalerie. Le partager... Je voulais être la seule dans sa vie, mais cela serait bien trop égoïste. Vivement j'attrape la sellerie et l'installe. J'aurais préféré monter à cru, mais la dernière fois les propos ont été remontés jusqu'au roi. Il m'a gourmandé au sujet de ma santé, me disant que cela était déraisonnable. Me menaçant de m'interdire les écuries si je ne me montrais pas plus sage. D'un saut leste je monte en selle. Les sabots résonnent dans l'écurie, l'idée de partir sans la demoiselle aux cheveux de feu me traverse l'esprit. Allez au loin, seule, avoir le peu d'intimité que je recherche tant.

« - Majestée ! Je vous prie de m'excuser, mais vous ne pouvez pas quitter le château sans un membre de la garde royale. »

Voilà la raison profonde pour laquelle je ne supporte pas la garde royale. Ils sont mes protecteurs, mais avant tout, mes geôliers. On me surveille bien plus qu'une prisonnière. Je n'ai le droit à la moindre liberté. Toujours surveillée. Toujours protégée. Puis elle arrive, faisant comprendre qu'elle me comprenait. Je me contente de hocher la tête. Refroidit par le garde qui me rappelle qui je suis. Puis je m'élance au galop dans la pleine. Je sais parfaitement où je compte aller. Chevalerie bondit par-dessus un tronc d'arbre à terre et nous voilà. Je me baisse, évitant les branches qui menacent de frapper mon visage. Autrefois, c'était bien plus simple. Je n'étais qu'une inconnue, on ne m'arrêtait pas, j'allais où je voulais, mais maintenant. Maintenant je suis une prisonnière. Une prisonnière en fuite. Ce n'est plus une idée qui me traverse l'esprit, mais une réalité. Je la fuis. Je m'enfonce au plus profond de la forêt. N'hésitant pas à retourner sur mes pas pour lui échapper. Aller ailleu. Etre libre, ne pas être surveillée par une enfant. Je devrais avoir honte d'user de son jeune âge pour quelques instants de liberté, mais ce n'est pas la maladie qui vient à bout de moi, c'est ce confinement permanent.

De lui-même Chevalerie arrête de chevaucher pour s'arrêter au bord d'un lac magique. Je lui flatte l'encolure et me laisse tomber à terre. Des légendes racontes que dans ce lac résidait autrefois la dame du lac. Que d'ici elle aurait saisi l'épée légendaire. Parfois je me plais à croire que c'est véridique. Je me tourne. Personne. Probablement qu'elle s'est perdue dans le labyrinthe de la forêt. Rare sont ceux qui connaissent ces bois aussi bien que moi. Des journées entières, des années que j'y aie passé. Eden paisible. De quelques gestes élégants j'ôte mes chausses et les tissus qui m'emprisonnent. Nue comme au premier jour, je me glisse dans l'eau bleutée scintillante. Le froid me fait frissonner, mais je reste sous l'eau, nageant toujours plus profondément. Mes poumons menacent d'exploser, l'air me manque. Alors, je crève la surface. Elle est là. Je soupire.

« - Et bien vous m'avez retrouvée. Je suis désolée, je me suis rendue compte qu'une fois arrivez que vous n'étiez pas avec moi. Je pensais que vous me suivez. »

Je mens. Probablement qu'elle le sait, mais cela ne change rien. Les paroles de la reine sont des paroles de vérités. N'est-ce pas ?


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MessageSujet: Re: La reine est morte, vive la reine !   Mar 16 Juil - 11:45

La reine est mécontente de l’intervention du palefrenier, et ça se sent. D’un seul coup, elle lance son cheval au galop. Avec un soupir blasé, Lily la regarda partir, murmurant à mi-voix un « Elle va pas commencer à me faire chier celle-là » qui fit sursauter le jeune garçon. Crime de lèse-majesté, bonjour ! Malta partit à son tour au galop, suivant de loin le cheval de la reine sous les injonctions de sa cavalière. Franchement, à quoi pensait-elle jouer ? Elle pensait que Lily se perdrait dans les bois ? C’est beau de rêver. Ayant perdu la reine de vue, la rouquine descendit de cheval et se transforma en chien pour suivre sa trace, suivie par la jument noire qui trottait d’un pas élastique. Elle retrouva la reine au moment où son cheval s’arrêtait au bord d’un lac. Se retransformant, Lily grimpa sur Malta, et sans sortir des bois, observa la reine qui se déshabillait – elle eut quand même la pudeur de lever les yeux vers le ciel en attendant que Caelan entre dans le lac, bien sûr. Quand les cheveux blonds disparurent sous l’eau, Lily sortit des bois, faisant marcher Malta au pas, et descendit à son tour de cheval pour aller s’asseoir dans l’herbe. La reine sortit sa tête de l’eau, la vit, et en eut l’air contrariée. Puis elle lui mentit avec un aplomb incroyable, en lui disant qu’elle pensait qu’elle la suivait. Lily leva les sourcils d’un air sarcastique, se retenant de demander à la reine si ça l’amusait de se foutre ouvertement de sa gueule. La réponse était oui. Et si elle pensait que Lily accepterait de se laisser piétiner comme un paillasson parce qu’elle accompagnait un membre de la famille royale, la reine se trompait lourdement. Son père ne cessait de répéter à ses gardes, et de lui répéter à elle aussi, que la fonction d’un garde royal était de protéger la famille royale. Mais ce n’est pas pour autant que ces derniers ont le droit de se jouer d’eux. Leur fonction étant de protéger, ils n’ont pas à jouer les nourrices ou subir les sautes d’humeur des souverains. Le respect allant dans les deux sens, il ne fallait jamais hésiter à remettre à sa place un souverain qu’on avait la charge de protéger. Et que si on avait des soucis pour le faire, il fallait venir lui en parler, à lui, et il se chargerait de remettre les points sur les i à la tête couronnée.
« Je n’aime pas beaucoup vos méthodes, votre majesté. Quand on demande à quelqu’un de l’accompagner, on ne tente pas de le perdre au milieu des bois. Vous êtes la reine, par Merlin. Et si vous aviez été blessée, ou attaquée ? Vous vous fichez peut-être des remontrances guindées qu’on peut vous faire, mais de mon côté j’aurais eu de gros ennuis. La prochaine fois, cessez d’être aussi puérilement égoïste et pensez un peu aux conséquences de vos actes. »
Très honnêtement, Lily se fichait complètement de ce que la reine pouvait lui dire – oui lui faire. Lily estimait être dans son bon droit, ayant été éduquée par un homme plaçant le respect au-dessus de tout. Et là, la reine venait de lui manquer de respect, de ce fait elle ne voyait aucune raison de lui en témoigner. Toujours assise, Lily posa son regard métallique sur la reine qui barbotait toujours. Elle ne l’aimait pas beaucoup, la rouquine pouvait le sentir. Tant pis. Son rôle n’était pas de se faire aimer mais de la protéger, et ce serait nettement plus facile si elle ne tentait pas de la semer pour un oui ou pour un non.
« Je vous ai accompagné parce que vous me l’avez demandé, votre majesté, et parce que j’ai bêtement pensé que vous seriez plus à votre aise avec une adolescente plutôt qu’avec des demoiselles de compagnie qui piaillent en voyant un cheval ou des gardes royaux qui ne vous auraient même pas permis de vous baigner pour votre sécurité. »
Elle se tut quelques secondes, tendant la main pour gratter le chanfrein de Malta qui venait de pousser son épaule pour avoir des câlins.
« De ce fait, je vous informe, votre majesté, que si vous vous révélez impossible à protéger, je n’hésiterai pas une seule seconde et j’appellerai mon père. Il est quand même bien mieux qualifié que moi pour gérer ce genre de situation, c’est son métier après tout. »
Le pire, c’est que Lily était mortellement sérieuse. Si la reine essayait encore de se moquer d’elle, elle appellerait son père, même si elle recevait une royale interdiction. Quand la sécurité d’un membre de la famille royale est en jeu, on se passe de convenances, chez les Potter, ce que le roi appréciait à sa juste valeur, lui, au moins. Sanders aussi d’ailleurs, même s’il détestait être suivi par un garde quand il allait faire des conférences ou qu’il partait à l’hôpital mixte magique. Lily ramassa une pomme qui traînait par terre, la coupa en deux, et en donna une moitié à Malta qui en semblait ravie. Attiré par l’odeur de pomme, Chevalerie s’approcha à son tour et eut droit à la seconde moitié. Puis Lily décida de casser dans l’œuf la petite satisfaction malsaine de la reine. Elle pensait l’avoir perdue ? Que nenni.
« Et je ne vous ai jamais perdue de vue, votre majesté. Je vous ai suivi jusqu’ici malgré vos tours et vos détours et j’ai eu le tact d'attendre poliment que vous soyez dans l’eau pour vous rejoindre. »



Show me how to lie, you're getting better all the time, and turning all against the one, is an art that's hard to teach, another clever word, sets off an unsispecting herd, and as you get back into the line, a mob jumps to their feet, now dance, fucker, dance, aan he nerver had a chance, and no one even knew; it was really only you, and now you steal away, take him out oday, nice work you did, you're gonna go far kid
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La reine est morte, vive la reine !

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