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 Allons-y ! It's french for let's go | Sanders& Charlie - septembre 2163

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ϟ Idéologie politique : Totalement pacifiste, anti-extrèmistes, il se battrait autant pour les sorciers, les moldus et les créatures magiques car pour lui tout le monde est sur le même monde : tous doivent apprendre à vivre ensemble
ϟ Métier : Conseiller du roi d'Irlande - Médicomage de la cour - Ecrivain
ϟ Capacités : Empathie - peut soigner n'importe qui et n'importe quoi - a une mémoire impressionnante - peut courir des heures sans se fatiguer
ϟ Nationalité : I'm Irish and proud to be !
ϟ Race : sorcier - sang mêlé - sang royal - bâtard
ϟ Credo : Ne perds pas ton temps à répéter que le monde te doit quelque chose. Le monde ne te doit rien. Il était là avant toi. Alors demande toi qui tu veux être et fait ce qu'il faut pour.

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MessageSujet: Allons-y ! It's french for let's go | Sanders& Charlie - septembre 2163   Mer 17 Juil - 21:14



Sanders & Charlie
« Il y a un certain plaisir à ne
pas faire les choses dans les règles.»

Mes yeux s'arrêtèrent sur les mots de la première page. Sous le titre on pouvait distinctement lire Charlotte de Kent à la place du nom de l'auteur de ce manuscrit. Curieux, malpoli pour une fois qu'il m'arrivait de l'être, je n'avais pas pu résister : j'avais lu l'intégralité du roman. Assez rapide me direz-vous ? Je suis un bon lecteur. Les mots s'étaient enchaînés sans que leur lien ne semble m'entraver. Ils décrivaient une certaine liberté, une fougue pleine d'aventure, une sensibilité hors norme et un drôle de voyage pour une drôle de voleuse qui m'avait transporté du début à la fin dans cet univers palpitant. Charlotte de Kent... Si cela avait été le manuscrit de n'importe qui, peut être alors l'aurais-je laisser tranquille ou aurais-je oser demander à son auteur la permission de le lire. Mais voilà, je l'avais trouvé dans nos appartements, et Charlie n'était pas n'importe qui. Fiancée. Ce mot qui heurtait mon être avait finit par s'apaiser doucement. Pour autant je n'étais toujours pas heureux de ce mariage. Nous apprenions doucement à nous connaître et bien que je trouvais que Charlie était une femme formidable, il restait toujours entre nous trop de barrières pour que je puisse la considérer ne serait-ce que comme une amie. Et je venais peut être de ruiner toutes nos chances de nous entendre parfaitement un jour. En lisant ce manuscrit sans sa permission, je venais de briser la confiance qu'elle aurait pu avoir en moi, je venais de briser la promesse que je lui avais faite le jour de notre rencontre : elle n'aurait pas à se méfier de moi. Autant dire que je me sentais plutôt minable.

Je reposai le manuscrit sur ma table de chevet. Elle ne tomberait pas dessus par hasard car il n'y avait aucune raison qu'elle entre dans ma chambre. Je ne voulais pas qu'elle le découvre cependant. Non pas que je me cacherai honteusement de la bêtise que j'avais faite. Trop honnête peut être, trop scrupuleux. Je refusais de bâtir quelque chose sur un mensonge. Je lui dirai. Mais avant, j'avais rendez-vous avec mon frère pour une visite médicale tout à fait banale. Je contrôlais la santé de chaque membre de la famille royale une fois par mois. Il n'y avait que la reine que je voyais bien plus régulièrement. Son empoisonnement me donnait du fil à retordre et bien que les potions et médicaments que je lui prescrivais avaient leur petit effet, il n'en restait pas moins que sa santé déclinait doucement. Je me torturais l'esprit à trouver quelque chose qui puisse la soigner totalement mais paradoxalement il semblait que c'était comme l'une des dernières choses qu'elle souhaitait et ainsi son corps rejetait nombre des traitements normalement favorable à la guérison que je lui faisais prendre. Je me rendis donc à mon cabinet et attendit que celui-ci daigne arriver. Il n'eut qu'un quart d'heure de retard ce qui est incroyablement extraordinaire.

- Bien comme d'habitude déshabille toi.

Il s’exécuta relativement docilement.Je pris son poids, sa taille et son tour de ventre, les notai sur mon carnet avant d'ausculter son souffle. Je lui demandai de faire quelques flexions extensions rapidement pour voir comment il récupérait avant de regarder à nouveau avec mon stéthoscope le son des battements.  Son coeur battait dans mes oreilles quand il lâcha :

- Bon alors, ta princesse, ça avance ?
- Nous apprenons doucement à nous connaître.
- Je suis aller voir la tombe de Rose ce matin.
- Je sais, j'ai vu les fleurs. Il n'y a que toi pour laisser des roses blanches.

Il hocha la tête tandis que je continuais de contrôler si tout allait bien. Je lui demandai s'il avait quelque problème et il haussa les épaules avant de sembler se souvenir de quelque chose. Baissant la dernière chose qui protégeait son intimité à savoir son caleçon, Gauvain me montra une trace de morsure humaine juste au dessus de son pénis.

- Hum, je vais te donner de quoi soigner ça... Mais je ne veux absolument pas savoir comment par Merlin tu as bien pu te faire ça !
- Est-ce que vous en avez parlé ? De Rose ?

Je lui jetai un regard froid et détournai la tête. M'asseyant derrière mon bureau pour noter deux trois trucs pendant qu'il se rhabillait, je songeais à cette discussion qui peut être viendrait un jour. Gauvain n'ajouta pas un mot et s'en alla avec l'onguent que je lui donnai. Je déposai ma blouse avant de retourner dans mes appartements. J'allai prendre le manuscrit et m'installai dans un salon. Lorsque j'entendis une porte claquer, je su que Charlie était rentrée et je me dirigeai vers la salle d'entrée, le manuscrit à la main. Je commençai avant même de la voir et de me trouver à proximité à lui dire :

- Charlie, j'ai quelque chose à vous avouer je...

En arrivant dans la même pièce qu'elle, le manuscrit toujours en main, je me stoppai immédiatement. Plus que son langage corporel qui l'exprimait déjà clairement, c'était l'assaut de ses émotions dans mon coeur qui me prévinrent de la colère froide dans laquelle elle se trouvait. Je déglutis. Mauvais moment. Très mauvais moment pour lui annoncer quelque chose comme ça. Mais je ne pouvais plus décemment faire marche arrière. Le désespoir m'envahit quelque peu ainsi que, comme à mon habitude, une dérangeante curiosité qui me lâchait rarement en matière de sentiment : pourquoi était-elle en colère ?


Save the world today !
N’oublies jamais ce que tu es, car le monde ne l’oubliera pas. Puise là ta force, ou tu t’en repentiras comme d’une faiblesse. Fais-t-en une armure, et nul ne pourras l’utiliser pour te blesser.
apache.


Dernière édition par Sanders A. Tudor le Mer 21 Aoû - 5:08, édité 4 fois
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ϟ Age du personnage : 27 ans.
ϟ Idéologie politique : Ordre du Phénix.
ϟ Métier : Princesse d'Angleterre.
ϟ Capacités : Manie les mots à la perfection, a un excellent sens de l'a-propos, lit énormément et se rappelle de tout, bonne musicienne et bonne danseuse, a écrit trois livres de mille pages qu'elle n'a jamais publié.
ϟ Nationalité : Anglaise.
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ϟ Credo : Laisse moi mon stylo, y'a pas moyen que je m'arrête ; j'ai une envie d'écrire comme t'as une envie de cigarette.

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MessageSujet: Re: Allons-y ! It's french for let's go | Sanders& Charlie - septembre 2163   Mer 17 Juil - 23:15

Charlie grogna et posa la main sur son bas-ventre. Foutues douleurs. Etrangement, avec son arrivée en Irlande et tout ce bordel cérémonial, elle en avait presque oublié la visite mensuelle – ou plutôt menstruelle – de Dame Nature. Bonjour Charlie, c’est Dame Nature, et j’ai un petit cadeau pour toi ! Elle soupira. Elle détestait avoir mal. Peut-être que son médecin de fiancé pouvait lui trouver des cachets contre ça ? Fiancé. Quel nom horrible. Puis elle préférait éviter de lui demander. Passer pour une chochotte qui geint parce qu’elle a mal au ventre, non merci ! Néanmoins, si elle devait notifier sa douleur sur une échelle de un à dix, elle placerait plutôt la barre sur le dix, voire même au-dessus. Elle avait complètement vidé sa boîte d’antidouleurs, avait pris quelques minutes pour se forger un masque d’indifférence qui lui permettrait de ne pas s’écrouler en pleurant comme une loque, et avait commencé sa journée. En oubliant son traitement contre le diabète parce que la douleur des règles l’avait totalement submergée. Le pire étant qu’elle ne s’en rendit pas compte, les antidouleurs ayant également coupé les signaux d’alarmes que son corps envoyait à son cerveau. Quand elle avait quitté les appartements qu’elle partageait avec le prince Sanders – façon de parler – elle avait erré au hasard dans le palais. Elle s’ennuyait. Depuis qu’elle était en Irlande, elle s’ennuyait. Son fiancé, médecin, avait une activité qui l’occupait à temps plein. Mais elle ? Jouer la potiche dans un salon ne la ravissait pas. Sourire d’un air affable aux hypocrisies des nobles ne lui convenait pas. Bref, elle s’ennuyait, et elle commençait à en avoir plus qu’assez de ne rien faire de ses journées. Les nobles irlandais sont-ils si flemmards qu’ils se laissent servir et commérant sur leur prochain à longueur de temps ? Elle voulait s’occuper. Et par les dieux, heureusement que personne ne savait pour son diabète, sinon on ne lui permettrait même plus de se promener dans les jardins.
« … Fleurs blanches sur sa tombe. Il paraît que c’est le roi qui les a posées. »
« Il avait publié un édit royal pour empêcher les journalistes de s’approcher du bâtard pendant son deuil. »
Charlie s’arrêta net dans le couloir, s’attirant un regard interrogateur d’un garde royal qui ralentit pour voir si elle avait un problème. Fleurs blanches ? Tombe ? Bâtard ? Nom de Dieu, mais de quelle tombe ils parlent, ces abrutis ? La suite de la conversation lui apprit tout ce qu’elle voulait savoir. Sanders avait eu une fiancée avant elle, qui s’appelait Rose, et qui était morte, assassinée, et même que le bébé avait été arraché de son ventre à coups de griffes. Et ça les faisait rire ! Le garde royal, lui, ne riait pas. Il devait avoir pris son service il y a peu, parce qu’il n’osait pas trop intervenir et semblait pris entre deux contradictions. Protéger l’honneur du prince ou éloigner la princesse de là ? Charlie lui coupa l’herbe sous le pied. Elle quitta son couloir, et livide de colère, elle se dirigea vers les nobles, qui se turent immédiatement, graves, venant de comprendre qu’ils venaient de dire du mal du prince … Devant sa princesse.
« Votre alt … »
« Comment osez-vous ?! »
Les nobles se relevèrent, coupés dans leur révérence de façade. Un des nobles crut de bon ton de lui faire un sourire pour tenter de lui expliquer ce qu’il en était. Comme si elle avait besoin qu’un connard mielleux lui explique qu’elle avait épousé un bâtard ! Merci, elle était parfaitement au courant, et elle s’en fichait éperdument !
« Ce n’est que la vérité, votre altesse. »
« On appelle ça de la diffamation ! Vous aimeriez, moi, que je raconte partout que votre femme est une chienne en chaleur obligée de passer tous les deux jours à l’infirmerie pour se faire avorter ?! »
Il y eut quelques remous chez les nobles. L’homme ouvrit de gros yeux choqués, comme s’il ignorait les mœurs libertines de sa femme. Mais genre ! Charlie avait du hausser le ton pour empêcher cette pétasse de mettre le grappin sur son fiancé. Et d’un coup, une dispute éclata. Ayant visiblement oublié qu’il parlait à une princesse, le noble se mit à hurler, et Charlie surprit tout le monde en le suivant sur ce terrain. Quoi, vous imaginiez que la petite anglaise avait une personnalité de gentil chaton qui fuit les combats ? Et puis quoi encore ? Le ton monta tellement que ça attira d’autres personnes.
« Retournez donc lécher le cul des puissants, c’est tout ce que vous savez faire ! »
« Et c’est la pétasse du bâtard qui me dit ça ?! »
La gifle que lui colla Charlie résonna et fit brutalement silence. Fou de rage, le noble l’attrapa par le col pour la soulever … Et se retrouver nez à nez avec le canon d’une arme de poing entre les deux yeux. Et la personne qui le maniait n’avait pas l’air très encline à le baisser. Il avait plutôt une envie monstrueuse d’appuyer sur la détente. Evidemment, vu qu’il s’agissait du grand capitaine de la garde, William Potter en personne ! Derrière lui, un garçon lui ressemblant énormément serrait sa baguette dans son poing et semblait avoir une forte envie de s’en servir, et une petite rouquine faisait négligemment tourner sa batte de Quidditch entre ses doigts, comme pour montrer qu’elle savait s’en servir. Son arme toujours braquée sur le noble, le capitaine de la garde prit la parole d’une voix calme.
« Reposez la princesse au sol. Immédiatement. »
Pas fou, le noble la reposa doucement. Charlie n’avait pas desserré les poings. A vrai dire, elle n’avait même pas eu peur. Sa fureur était telle que la suite, juste après la baffe qu’elle lui avait envoyée, était un petit peu flou. Sous le feu du regard d’acier du chef des gardes, les nobles trouvèrent très vite d’autres choses à faire. Sur un signe de son père, le jeune homme posa une main sur l’épaule du noble et le guida quelque part, elle ne savait pas où, et elle s’en fichait. Y en a un qui va perdre ses titres de noblesse. Tant pis pour lui. Quand ils furent seuls, il s’assura qu’elle n’avait rien avant de reprendre la parole.
« Que s’est-il passé, votre altesse ? »
« Il m’a énervé. Et j’ai craqué. »
« Oui, ça, tout le monde a vu. Mais qu’a-t-il dit ? »
« Désolée, mais là, je ne peux pas. Demandez à votre garde, il a tout vu. »
« A quoi ressemblait-il ? »
« La vingtaine. Assez fin. Brun, des cheveux courts. Nouveau, visiblement. »
Il hocha la tête et se tourna vers sa fille, qui accusa réception du message et fila dans les couloirs, sans doute pour récupérer la version des faits du jeune garde. Son père, lui, insista pour la raccompagner à ses appartements. Et Charlie, dont la colère ne descendait pas, accepta docilement. Le trajet se fit en silence, le chef des gardes comprenant très bien que sa hargne mettrait un peu de temps à retomber et qu’il valait mieux ne pas l’aviver à nouveau. Il la laissa devant la porte de ses appartements et partit après s’être assuré qu’elle y était entrée. Il avait un noble à interroger lui. Charlie, elle, continua sa route, toujours de son pas énervé, espérant ne croiser personne, et surtout pas le prince Sanders. Il lui faudrait plusieurs heures avant que sa colère ne retombe. Pas de pot, le prince était là et venait vers elle en lui disant avoir quelque chose à lui avouer. Les yeux d’or de la princesse tombèrent sur lui, et sur ce qu’il tenait à la main. Ses … Ses manuscrits. Son roman. Son roman à elle. Comment, comment il avait pu mettre la main dessus ?! L’incrédulité laissa très rapidement place à la hargne qui l’habitait déjà depuis plusieurs minutes. En quelques pas, elle fut devant lui, et lui arracha proprement et simplement ses manuscrits des mains. Son ressentiment, sa frustration et sa colère se mélangèrent, et d’un coup, le mélange des trois éclata comme un volcan en éruption.
« De quel droit avez-vous osé ?! »
Sans même lui laisser le temps de répondre, elle enchaîna immédiatement, et sa voix devint nettement plus ... Audible, d'un seul coup.
« Mais nom de Dieu, le concept de vie privée, c’est un mythe en Irlande ?! Quand ce n’est pas un connard qui diffame en me traitant de pétasse du bâtard, c’est mon pseudo-fiancé qui fouille mes affaires ?! »
Serrant ses feuillets en main au risque de les déchirer, elle recula de trois pas pour ne pas rester trop près du prince. Il valait mieux, sinon elle allait lui coller une gifle tellement puissante qu’il lui faudrait un moment avait de la faire partir, même avec l’aide de ses foutus sortilèges. Sous le coup de la colère, les bondes qu’elle gardait précieusement levées se baissèrent d’un coup, et ce fut un torrent de frustration qui lui tomba d’un coup dessus.
« Putain mais c’est quoi votre problème, à vous les irlandais ?! Faisons chier tous les étrangers qui passent par ici, c’est ça ? A moins que ce soit parce que je suis une moldue dans un château de sorciers ! Ca commence à royalement me faire chier de devoir jouer à la princesse super heureuse d’avoir été balancée dans un château de connards hypocrites qui ne veulent pas de moi et où même mon futur mari fouille dans le peu d’intimité qu’il me reste ! »
Et en plus, elle en devenait exagérément grossière. Ouais bah merde. Elle en avait sa claque de ce château. Elle voulait rentrer chez elle, en Angleterre. Maintenant. Etrangement, elle ne savait plus très bien si elle restait immobile sous le coup de la colère ou si elle faisait les cent pas. Ce qu’elle savait, c’est que Sanders n’osait plus en placer une, sans doute noyé par la colère de sa future femme, colère qu’il n’avait sans doute même pas sentie durant le mois qui venait de s’écouler. Et là, boum, tout lui tombait dessus ! Bien fait pour lui. Il n’avait pas à fouiller dans ses affaires.
« Ah et parlons-en de ce futur mari ! J’espère que vous n’aurez pas à vous méfier de moi, qu’il me disait avec un sourire triste, comme s’il compatissait au fait qu’on me balance ici comme un bibelot précieux sans me demander mon avis ! Et moi comme une conne, je le crois ! Je fais la bêtise de le croire, de ne pas me méfier de lui, d’être aimable, de ne pas trop faire d’esclandre alors que ce putain de palais m’interdit de vivre, et lui, il fouille dans mes affaires ! »
Elle laissa tomber avec violence ses feuillets sur une table, qui claquèrent avec fracas. Visiblement, elle avait fait les cent pas. Comme à chaque fois qu’elle s’énervait, en fait. Elle savait qu’elle allait regretter au moins trois quart de tout ce qu’elle venait de dire, mais la colère l’aveuglait tellement que tout sortait d’un coup pêle-mêle, pour évacuer et faire un peu de place. Et elle avait toujours mal au ventre. Merci, Dame Nature.
« De quel droit avez-vous osé ?! »



Dans les contes pour enfants, les princesses donnent un baiser aux crapauds et ceux-ci se transforment en princes charmants. Dans la vie réelle, les princesses embrassent les princes et ceux-ci se transforment en crapauds.
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MessageSujet: Re: Allons-y ! It's french for let's go | Sanders& Charlie - septembre 2163   Jeu 18 Juil - 21:31



Sanders & Charlie
« Il y a un certain plaisir à ne
pas faire les choses dans les règles.»

Mon coeur se rapetissa royalement sous le coup de cette colère qui m'attaquait presque physiquement. Elle me brûlait intérieurement avec autant de violence que si cela avait été la mienne. Mon coeur battait la chamade et dansait avec rancœur dans ma cage thoracique, voulant hurler au monde son mécontentement. La honte qui accompagnait ce maelstrom de rage brute tordait mes entrailles sans pitié. De quel droit avez-vous osé ? Je lui aurais bien répondu d'aucun, que nulle chose n'excusait mon geste, mais un peu de peur m'empêcha seulement d'ouvrir la bouche avant qu'elle ne déverse sa hargne. Le torrent brutal de mot se déversa alors qu'elle m'avait arraché son manuscrit des mains. Je l'avais lâché aussitôt de peur qu'elle le déchire avec la force qu'elle y avait mis. Les mots heurtaient mon être avec autant de puissance qu'elle semblait vouloir en donner. Mais ce qui me violentait le plus c'était cette colère sans nom, cette rage impitoyable, cette hargne presque joyeuse. Les ressentiments qu'elle avait sans doute accumulés au fil des jours qui s'étaient écoulés depuis son emménagement sortaient enfin, et j'en étais à la fois la malheureuse victime et le terrible coupable. L'insulte "pétasse du bâtard" résonna dans mes oreilles. Pour une fois cela me fit mal. Les moqueries, les chuchotements désagréables... Y être habitué n'y changeait rien, mais je les laissais glisser sur moi. Pas cette fois. Cette fois les mots me pénétrèrent jusqu'à ma fierté et la malmenèrent à leur guise. Je fronçai les sourcils tandis que sa rage commençait à devenir mienne. Il n'est pas aisé de faire la différence entre mes propres sentiments et ceux des autres. Cela ne l'a jamais été.

Elle exprima ensuite son malaise face à sa différence. Elle n'était pas la seule moldue du château mais il fallait avouer qu'ils n'étaient pas légion. Il y avait bien quelques courtisans et deux ou trois nobles, dont l'avocat officiel de mon frère, Myron Grey. Elle attaqua ensuite la partie de ma promesse et la honte qui m'avait pris me submergea, je détournai immédiatement le regard, comme si la regarder m'avait brûlé. Je serrais les dents. Entendre les reproches, même si on les mérite, même quand on est repentant, n'a jamais rien de facile. J'osai cependant rapidement à nouveau croiser ses yeux car je ne supportai pas de ne pas la regarder en face quand elle déversait sur moi toute sa hargne. Quand elle parla d'intimité, que je savais ne pas avoir respecté, je me sentis si misérable que ma colère augmenta : il s'agissait ici de préserver le peu d'estime que j'avais encore pour moi même. Et à nouveau retombe la phrase, lourde de sens, comme une sentence, pleine de rage et de colère : de quel droit avez-vous osé ? Je serrai les dents. Ma main s'envola naturellement pour passer dans mes cheveux, geste que je faisais lorsque je j'étais habituellement contrarié ou amusé. Mais rien n'était amusement pour le moment. Je ne réussi pas à me calmer. La colère, la sienne, la mienne, tout cela était beaucoup trop, avec la tension de ces derniers jours. Je déclarai donc avec plus de brutalité que voulu :

- Je suis désolé ! Quand vous m'avez envoyer chercher un papier dans votre bureau, je suis tombé dessus et la curiosité m'a pris. Je me suis mal conduit, je m'en excuse mais sachez que c'est la seule chose dont je m'excuserai ! Je n'ai pas voulu... tout ça !

Je commençai à marcher de long en large avec espoir de me calmer un peu mais un grain de fureur restait en moi, à savoir si c'était le sien ou le mien, je n'en avais aucune idée et à vrai dire l'état dans lequel cela me mettait faisait que je n'en avait rien à foutre. Voyant que rien n'y faisait et que je devais avoir l'air idiot à marcher ainsi, je me stoppai. Je lançai un regard plein de rage, sa rage, la mienne, la notre.

- Oui, le château est un tas d'hypocrites, oui vous êtes pratiquement l'une des seules moldues ici, oui les gens vous regarde de travers à cause de moi ! Par contre vous vous interdisez vous même de vivre ! Vous n'avez pas à être cette princesse qui sourit à tout le monde comme une simple façade. Si vous êtes triste et bien soyez-le, si vous êtes en colère et bien soyez-le, et à la face du monde ! Je ne vous interdit rien et je souhaite que vous viviez votre vie. Les gardes royales vous surveillent ? Ils n'y sont pas strictement obligé. Demandez, et je vais voir mon frère. Vous n'avez jamais eu qu'à demander et jamais vous ne l'avez fait !

Un mot à dire, il n'y a qu'à demander. Elle m'aurait avouer rêver d'être véliplanchiste que je ne l'aurai pas empêcher. Pour la garde royale, certes les gardes me surveillaient également, mais de loin. Ils me laissaient relativement libre car j'avais expressément demandé à mon frère qu'ils le fassent. Elle s'interdisait à elle même de montrer sa tristesse ou sa colère, ou quoique ce soit d'autre. Une princesse sourit toujours. Quelle baliverne ! Par merlin, les princesses sont des êtres humains, elles vont au toilettes comme tout le monde. Toutes les larmes ne sont pas un mal. Celle que j'avais versées pour Rose n'en était pas un, même si les nobles l'avaient pensé haut et fort. Je rebondi sur une phrase qu'elle avait alors prononcé quelques minutes plus tôt, en la pointant du doigt.

- Et vous n'êtes pas un bibelot Charlie. Je... Je n'aurais vraiment pas dû fouiller dans vos affaires. A nouveau je m'en excuse...

La voix me manqua. Me mettre en colère, ça pouvait m'arriver, mais pour des raisons justes en général. La colère dans laquelle j'étais me faisait dire des trucs injustes que je regrettai. Il n'était pas facile d'être un membre de la famille royale et une moldue à Mellow Blue Castle. Les mots qu'elle avait eut me faisaient mal, surtout, et à nouveau, "la pétasse du bâtard".

- Qui... qui a osé vous traiter de...?

Les mots ne passaient pas, comme bloquer. La honte avait refait surface. C'était ma condition, je n'y pouvais rien, mais pour autant elle me mettait mal à l'aise, non pas par rapport à moi car je m'y étais fait depuis bien longtemps, mais par rapport à elle. Charlie souffrirait toujours d'être ma femme. Bien des femmes nobles et des filles de riches familles l'envient grâce au rang que cela lui accorde. Et puis, un bâtard, ça n'était jamais très bien vu.


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MessageSujet: Re: Allons-y ! It's french for let's go | Sanders& Charlie - septembre 2163   Ven 19 Juil - 20:40

La colère de Charlie bouillonnait tellement en elle qu’elle finit par éclater, et ce fut le pauvre prince Sanders qui en fit les frais. Pendant un mois, Charlie n’avait montré que ses bons côtés, son éducation lui interdisant de faire ce qu’elle était en train de faire. Hurler à s’en briser les cordes vocales. A cause de ça, les autres nobles la prenaient pour une jolie poupée de porcelaine, qui sourit, qui est droite, digne, et qui supporte les sarcasmes sans rien dire. Aucun d’entre eux n’imaginait que dans son esprit elle les lardait de coups de couteau et que c’était le seul truc qui lui permettait de tenir. Elle n’avait pas pu approcher son cheval depuis un mois et avait presque toujours la garde royale sur le dos. Eh bien, elle qui pensait qu’elle serait libre en Irlande, elle découvrait qu’elle n’était qu’un petit oiseau en cage destiné à attendre qu’on ouvre la porte pour la laisser voleter quelques minutes dans la pièce. Alors oui, elle en avait marre. Le fait de se faire insulter, presque frapper, et maintenant le prince qui fouille ses affaires, elle avait explosé, et elle n’avait plus rien de la douce princesse que tout le monde imaginait. Loin d’être repentant, le prince prit la parole d’un ton abrupt et cassant qui eut le seul mérite de rajouter du grain à moudre au moulin de son exaspération, de son ras le bol général. Quand elle lui avait dit où se trouvait les papiers qu’il cherchait, il était tombé sur ça, et pour une fois, avait joué au curieux. Elle aurait préféré que sa curiosité tombe sur autre chose que ça. Son bilan médical où était soigneusement noté le nombre de calories qu’elle devait prendre pour ne pas faire de malaise, par exemple. Il était médecin, il l’aurait sermonnée, elle aurait soupiré, lui aurait dit qu’elle ne lui avait rien montré pour qu’on lui fiche un peu la paix avec sa santé et qu’elle était parfaitement capable de la gérer seule, merci pour elle, et ça se serait arrêté là. Mais non, il avait fallu qu’il trouve ses écrits. La colère manqua de l’étouffer quand il lui dit qu’il s’excusait d’avoir fouillé ses affaires, mais pas du reste parce qu’il n’en était pas responsable. Ce qui n’était pas faux.

La suite, par contre, redressa adroitement sa fureur. Le prince se mit à marcher de long en large, comme elle tout à l’heure, et lui dit qu’elle-même s’interdisait de vivre. Pardon ?! Elle avait la garde royale sur le dos en permanence, elle ne pouvait pas faire trois pas sans être suivie par une née de courtisans, et n’avait pas trouvé le temps d’aller faire ne serait-ce qu’une toute petite caresse sur le chanfrein d’Angus, parce que les rares fois où elle parvenait à s’approcher des écuries, il s’y trouvait toujours quelqu’un pour lui signaler avec forces courbettes que la place d’une princesse n’est pas ici ! Il ne lui interdisait peut-être rien, lui, mais la cour, le protocole irlandais, tout cela l’empêchait de respirer, encore pire qu’on corset. Corset que, par ailleurs, elle avait du batailler ferme pour ne plus jamais en porter. Devrait-elle se battre bec et ongle pour chaque pouce de terrain et montrer les dents quand on fait mine de le lui reprendre ? Parce qu’il pensait sérieusement qu’elle aurait la force de se montrer inflexible sur chaque petit truc, alors qu’elle n’était qu’une étrangère et qu’on lui servait une nuée de sourires mielleux en lui disant qu’elle ne comprenait pas le protocole et qu’elle devait composer avec ? Elle serra les poings. Si elle avait pu faire de la magie, des étincelles noires auraient sans nul doute crépité autour de ses doigts.
« Je m’interdis de vivre, vous croyez vraiment ?! Vous savez ce que c’est d’avoir en permanence un domestique ou un courtisan qui s’interpose pour vous rappeler d’une voix hypocrite et à peine moqueuse que le protocole irlandais ne permet pas ce genre de choses ?! Une princesse en pantalon, quelle horreur ! Une princesse à cheval, mais vous n’êtes pas sérieuse ! Une princesse qui fait de la guitare, mais vous pourriez vous casser un ongle ! Une princesse qui se promène seule, mais vous risqueriez de vous faire cruellement mordre par le mur si personne ne vous en protège ! »
L’ironie d’un désespoir sans borne réussissait l’exploit de transparaître dans sa voix. Elle en avait marre d’être suivie, épiée, dorlotée, bichonnée. Elle n’était qu’un être humain qui, comme tous les êtres humains, n’aspire qu’à un tout petit peu de bonheur. Le sien, pour le moment, ne tenait pas à grand-chose. Lui montrer qu’on avait un minimum d’amour pour elle, la laisser partir seule sur son cheval, la laisser approcher une guitare sans pousser des cris d’horreur parce qu’elle pourrait se casser un ongle, arrêter de la prendre pour une imbécile, bref, la traiter comme un être humain. Elle se sentait mal en Irlande. Elle voulait rentrer chez elle. Même si, en Angleterre, sa vie ressemblait à un feuilleton télévisé, au moins il n’y avait personne pour critiquer ses tenues, analyser ses paroles, la suivre en caquetant. En Angleterre, on la laissait tranquille quand elle partait juchée sur Angus, quand elle s’enfermait dans sa chambre pour faire de la guitare, et même quand elle marchait dans la rue, il n’y avait pas tous ces murmures moqueurs. Les gens la reconnaissaient. Excités, ils la pointaient du doigt. Mais ça s’arrêtait là. Et ça lui manquait horriblement.
« Si, je ne suis qu’un bibelot ! Un vulgaire vase qui a de la gueule qu’on donne au voisin pour calmer son animosité ! On m’arrache de chez moi sans me demander mon avis, on me jette dans un lieu pire qu’une arène où chacun de mes gestes est analysé et décortiqué et où on ne veut pas de moi parce que je ne suis qu’une sale moldue, on me fiance à un illustre inconnu sans daigner me dire qu’il est le demi-frère du roi, qu’il a déjà été fiancé, et que le roi en personne pose régulièrement des roses blanches sur sa tombe, comme on donnerait un Vermeer à un musée parce que c’est le dernier qu’il manque pour sa collection ! »
Sans y faire attention, Charlie venait de laisser échapper qu’elle avait entendu parler de Rose. La colère la tenait tellement à la gorge que cela ne tiqua même pas à son esprit. En fait, elle avait une irrépressible envie de pleurer. Mais il en était hors de question. Elle est plus forte que ça, nom de Dieu. Enfin, trop tard, vu qu’elle pleurait déjà sans s’en rendre compte. D’une voix brisée et outrée, le prince Sanders lui demanda qui avait osé l’insulter, sans réussir à finir sa phrase. Pétasse du bâtard. Est-ce si dur à dire ? Et n’était-ce pas, après tout, ce qu’elle était ? La nouvelle fiancée du bâtard qui s’imagine naïvement pouvoir prendre la place de l’ancienne ? Elle eut  un mouvement impatient, méprisant.
« On s’en fiche de savoir qui c’est, de toute manière ils le pensent tous ! Punissez-en un, les autres le murmureront plus bas encore ! Ca commence à me fatiguer ces … »
Et d’un seul coup, son diabète se rappela à son bon souvenir. Sa colère, ses règles, son exaspération et le fait qu’elle n’ait pas suivi son traitement ce matin, tout cela s’additionna. Elle se tut d’un seul coup et devint aussi blanche d’une morte. Merde. D’un seul coup elle sentit ses jambes se dérober, et elle chuta en avant. Fort heureusement, le prince eut l’incroyable réflexe de la rattraper au vol, et ce fut avec une certaine torpeur qu’elle lui attrapa les bras pour ne pas chuter. Elle devait être aussi légère qu’une plume. Et lui devait flipper en se demandant que faire pour qu’elle aille mieux. Etait-ce de sa faute, parce qu’il avait hurlé ? Avant qu’il ne se sente inutilement coupable, elle reprit la parole d’une voix faible.
« Je, je ne me sens pas très bien. Du sucre. Il me faut du sucre. »



Dans les contes pour enfants, les princesses donnent un baiser aux crapauds et ceux-ci se transforment en princes charmants. Dans la vie réelle, les princesses embrassent les princes et ceux-ci se transforment en crapauds.
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MessageSujet: Re: Allons-y ! It's french for let's go | Sanders& Charlie - septembre 2163   Dim 21 Juil - 21:23



Sanders & Charlie
« Il y a un certain plaisir à ne
pas faire les choses dans les règles.»

Elle ne semblait pas accepter un mot de ce que je disais et si j'argumentais en exagérant, le fond de ma pensée restait néanmoins vrai : elle aurait pu faire sa vie en se moquant ouvertement du monde mais avait décidé de respecter le protocole. Elle était une femme dressée par le devoir et je ne pouvais l'en blâmer car c'était en quelques sortes également mon cas. Combien la droiture risquait de nous coûter notre vie ? Combien de temps pouvait-on rester à mentir au monde sans se sentir un autre ? Je respectais cela, je respectais ce "don" aux autres de sa personne. Nous étions des personnages publiques pour notre plus grand malheur et respections le fait que notre vie ressemblait à un feuilleton. Pour autant il y avait des moments où j'avais simplement envie de tout balancer comme aujourd'hui. Je ne dirais pas que je me cantonne entièrement à ce rôle que je dois jouer car j'essaye de rester le plus fidèle à moi même et quand on me rétorque je ne devrais pas le faire, que cela risquerait d’entacher ma réputation de prince, je les envois paître. Sa remarque sur les domestiques et les courtisans faillit me faire rire mais cela l'aurait tant vexé que je ne m'y risquais pas. Moi ? Elle me demandait réellement si je savais ce que cela faisait ? La colère mêlée à l'animosité qui poissait dans la salle me fit penser des choses que je n'aurais jamais osé penser en général. Je la comprenais autant que quiconque se devait de respecter l'étiquette, en tant que membre d'une famille royale. Nous venions de terres différentes, mais les règles étaient les mêmes, pour tous.

- Vous moquez-vous de moi Charlie ? Je vis ici depuis mon enfance, bien sûr que je sais ce que c'est d'être constamment suivi par les domestiques. Ne les laissez pas faire. Je ne leur ai pas laisser le choix. Croyez-vous qu'ils m'auraient laissé faire le tour du monde si je ne les avais forcé ? Croyez-vous qu'ils m'auraient laissé proposer mes services en tant que médicomage en dehors de Mellow Blue Castle ? Ce n'est pas digne d'un prince de soigner le peuple. Qui sont-ils pour nous juger ? Ne les laissez pas vous étouffer. Ils parleront toujours, que vous leur donniez matière ou non. Je ne sais pas pour qui vous faite tout cela mais sachez pour ma part que je ne vous impose rien. Vous êtes libre, Charlie. Libre.

La rage n'avait plus de sens si ce n'était celui que l'on voulait bien lui donner et toutes mes frustrations qui ressemblaient tant aux siennes se déversaient peu à peu. Combien de fois avais-je dû batailler ? Si Gauvain ne m'avait pas appuyé, peut être serait encore en train de faire le porte manteau à sourire niaisement toute la journée, dépérissant un peu plus chaque jour de ne plus être celui que j'étais vraiment, laissant le soin au monde d'observer un prince insipide qui se pliait sans arrêt aux volontés d'un public intransigeant. Le son de sa voix restait ancré dans ma tête, brisant de désespoir, celui d'être enfermé, emprisonné. Il ne me rappelait que trop bien le mien. On peut toujours essayer de se mentir, essayer de fermer les yeux, le fait est là : nous restons dans une cage dorée. Je pouvais en écarter les barreaux et faire quelques sorties, pour autant cette jolie prison n'en finissait pas de revenir. Peut être devrais-je simuler ma mort et partir vivre quelque part, dans un coin calme. Peut être au Vietnam, dans un petit village, je pourrais y aider les habitants et écrire en paix. Il y a trop de monde à abandonner, trop de personne à ne pas aider pour être aussi égoïste. Je ne pourrais pas laisser Gauvain, ni Rose dans sa tombe, et puis Lily et toute sa famille de bras cassés. Ce serait pourtant trop facile et cela me fait peur.

- Ils n'ont pas plus de droits que ce que l'on veut bien leur accorder. Baladez-vous à cheval si cela vous chante et jouez de la guitare ! Ne me faite pas croire qu'en Angleterre on ne vous interdisait rien ! Et puis ne me dites pas non plus que vous obéissiez tout le temps.

Tant de peine, tant de colère et de hargne, de rage brute et de tristesse, un brin de désespoir et de découragement, nous étions tout ça. Les mots s'emmêlaient dans ma tête et je sortais des phrases qui dépassaient ma pensée dans leur brutalité apparente. Je voulais l'aider, je ne voulais pas l'emprisonner mais il fallait croire que je n'étais bon qu'à cela. La suite de la conversation jeta un froid glacial dans la pièce. "déjà été fiancé et le roi en personne pose régulièrement des roses blanches sur sa tombe..." J'ouvris la bouche et la fermait plusieurs fois, les mots venant et repartant aussitôt. Blessé, je l'étais. Si je l'avais mise en colère, si je l'avais sans doute déçue, si je l'avais brusquée, je ne lui avais pas fait mal comme elle venait de me faire mal. Peut être le prenais-je dans des proportions énormes mais il s'agissait de Rose. Il s'agissait de Charlie. Pas d'un courtisan. Charlie. Et Rose. Je détournai le regard et me détournai complètement, refroidi et blessé. Elle me disait elle même d'une voix brisée et larmoyante qu'elle n'avait cure de savoir qui l'avait insulté, ce qui ne m'arrêta pas. Je saurai. Le visage de Rose semblait flotter dans un coin de ma mémoire, un brin réprimandeur. "Avance..." Je fronçai les sourcils. Sa voix, je ne l'avais jamais oublié. Je commençai à lui répondre, préférant éviter le sujet de Rose tout d'abord, sachant qu'il me faudrait y venir tôt ou tard :

- Cela vous dérange donc que je sois le demi frère du roi ? Croyez vous que nous n'ayons pas été autant lésé ? Mais soit, je ferais ce que je peux pour ne plus vous faire honte. Quant à...

Les mots se bloquèrent quand je me me retournai. Elle était pâle, et des larmes coulaient le long de ses joues.. Je cru ne jamais pouvoir la rattraper quand elle tomba mais j'eus suffisamment de réflexes pour stopper sa chute et la prendre dans mes bras avant qu'elle ne touche le sol. Aussitôt toute rancœur et toute colère me désertèrent, le soucis médical prenant immédiatement le dessus. Quand elle me murmura qu'elle avait besoin de sucre, cela me frappa. Du diabète ! Charlie était diabétique ? Comment avait-je pu l'ignorer ? Son dossier médical, je ne l'avais pas encore lu, préférant le faire avec elle, mais tout de même ! Je la soulevai en la gardant contre moi et la posai sur le canapé d'un salon. Je couru ensuite dans mon bureau chercher le paquet de bonbon que j'avais entamer ce matin. J'en pris trois et revins lui donner. Aussitôt elle reprit des couleurs et me rassura.

- Je... Je suis désolé j'ignorais que vous étiez diabétique. Si... Si vous voulez j'ai de très bons remèdes... Magiques... Ils sont plus puissants que l'insuline et permettent mieux de gérer le diabète. Mais ils sont magiques et si vous ne les voulez pas, je... Je comprendrai.

Ma voix mourut au bord de mes lèvres. Je serrai les poings, ma rage descendue, la sienne, ne la sentant plus malgré le fait qu'elle en soit peut être encore sujet. J'étais assis à ses côtés. D'une voix maladroite, je commençai à parler de Rose, n'osant plus regarder Charlie droit dans les yeux, fixant un point sur le sol.

- Je suis désolé que vous l'ayez appris comme cela. Elle... Elle s'appelait Rose. Je l'ai connue à Poudlard. Nous nous sommes fiancé il y a plus de dix ans alors qu'elle n'était ni royale ni noble, quand je n'étais pas un atout politique pour mon frère. Je... Elle était tombée enceinte et nous allions nous marier quand elle est morte. Ce n'est pas quelque chose dont j'espérais vous parlez comme ça, je pensai mûrir le sujet. Je croyais que vous saviez, les journalistes ont adoré... J'aurais dû... Je...

Je me relevai et m'éloignai un peu. Oui, j'avais vraiment imaginé parler de Rose autrement, en y ayant réfléchi avant, pour mieux aborder les choses. Que Charlie l'apprenne comme ça était une sorte de mauvaise surprise à laquelle je n'étais pas préparé. Toujours dos à elle, je déclarai :

- Vous écrivez vraiment bien, j'ai adoré. Je sais je n'aurai pas dû mais je vous conseillerai sans hésiter à mon éditeur ! Enfin, sauf si vous ne le désirez pas.

Je me retournai, et revint vers elle, m'asseyant à ses côtés, prêt à subir à nouveau ses foudres, ou bien ses questions.


Save the world today !
N’oublies jamais ce que tu es, car le monde ne l’oubliera pas. Puise là ta force, ou tu t’en repentiras comme d’une faiblesse. Fais-t-en une armure, et nul ne pourras l’utiliser pour te blesser.
apache.
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Allons-y ! It's french for let's go | Sanders& Charlie - septembre 2163

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